Khadim Ba ciblé, cruel monde des affaires!


Depuis quelques mois, la presse fait état d’un différend opposant Khadim Ba et son père. Dans notre contexte socio-culturel, les liens des deux protagonistes font que ce différend choque bon nombre de Sénégalais. En effet, la reconnaissance d’un enfant envers ses deux parents fait partie des vertus cardinales de notre société. A nous le complexe d’Oedipe parait bien étrange, un enfant doit être obéissant et dévoué, ainsi il gagne le respect de la société.

Une confrontation entre père et fils ne s’arbitre pas, le fils a tort et doit s’excuser. Ne dit-on pas que l’enfant est comme un oeuf face au roc que  sont ses parents.

Dans l’affaire qui oppose M. Khadim Ba à son père, l’opinion publique a déjà condamné le fils avant qu’il ne soit jugé.

Pire, il ne peut même pas se défendre au risque d’être accusé de s’attaquer à son père. Il doit se taire et encaisser.

Pourtant au regard de ce qu’a réussi ce garçon il aurait de quoi rendre fiers ses proches. Combien de riches héritiers avons-nous vu dilapider en un temps record le patrimoine légué par leurs parents. Il semblerait, si l’on observe bien son parcours, que M. Khadim Ba ait plutôt largement développé les affaires de la famille, de quoi mettre chacun d’entre eux à l’abri du besoin en toute sérénité.

Entreprendre n’est pas facile, réussir encore moins et ce garçon n’a pas fait le choix de la facilité de la rente immobilière ou de la spéculation foncière. Il a pris des risques dans un secteur très complexe ou peu de sénégalais ont osé investir. 

Dans un contexte où le Sénégal devient un pays producteur de pétrole avec des enjeux hautement stratégiques qui vont aiguiser des appétits au-delà de nos frontières, qu’un fils du pays de 35 ans ose défier des puissants mérite à mon humble avis respect et soutien.

Dans certains pays, notamment ceux qui travaillent à ce que leur économie soit détenue par leurs nationaux, des relais associatifs (patronat), lobbies ou autorités publiques auraient mis le hola pour mettre fin à un tel conflit qui ne fera pas de gagnant, à l’exception des ennemis de leur famille voire du Sénégal. 

Mais notre société ne manque pas de ressorts et de “kilifeu” qui ont toujours su amortir les crises qu’a traversé notre pays, gageons qu’il n’en manquera pour ramener paix et concorde dans cette famille et dans les secteurs économiques qui pourraient être impactés par cet épisode à oublier. 

“On est plus grand en pardonnant qu’en exigeant la réparation des torts qu’on a subis.” disait Thomas Wilson. 

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