Ousmane Tanor Dieng raconté par ses amis d’enfance


Ousmane Tanor Dieng a connu une enfance tranquille. Élève moyen, il était studieux, taquin, plein d’humour car il était un grand artiste comédien, qui a fait ses armes dans la troupe théâtrale de son école. Ses camarades de classe racontent sa jeunesse à Nguéniéne. Serigne Diallo, Camarade de classe de Tanor.”Ni turbulent ni timide, Tanor était un garçon qui avait le sens de la mesure”“Un élève moyen ” j’ai fait le cours d’initiation (CI) avec lui . On a partagé les bancs de l’école de l’école jusqu’en classe de Cm2. Nous étions déjà de grands garçons. Je devait avoir au moins 11 ans, Ousmane était parmi les benjamins de notre classe. Il devait avoir entre 7 et 8 ans. Il n’était pas un élève turbulent. Il n’était pas. On peut dire qu’il était très mesuré. Tamsir Ndiaye était notre maître d’école au Cm2. Quant il a réussi son entré en sixième, il est parti à Saint-louis pour continuer ses études. Moi, je suis parti à Thiès. Notre formation au sien du mouvement des éclaireurs nous a beaucoup forgés. Je peux aussi dire que le théâtre l’a aussi façonné. Nous avions un instituteur, M. Montreuil un métis qui nous a initiés au théâtre et au football. Ousmane était un excellent artiste-comédien.


UN GARÇON TAQUIN

“Ousmane était très taquin. Il avait beaucoup d’humour. Il était le plus jeunes de notre groupe, mais il lui arrivé de se moquer de ses aînés. Quand on voulait le corriger, il se mettait à terre sans défense. Finalement, cela me faisait tellement rire que je renonçais à la corriger. En vérité, il n’était pas un bagarreur, mais il aimait se moquer des autres.

FIDÈLE EN AMITIÉ

Ousmane Tanor Dieng est resté fidèle à ses amis d’enfance. Je crois que je suis le seul, avec Baye Moussa Ndao, à oser lui dire que nous sommes pas d’accord avec lui quand il prend certaines décisions impopulaires. D’ailleurs, quand le président Abdou Diouf lui a suggéré d’entrer en politique, il est venue me voir à la maison pour m’en parler.


“OUSMANE n’était pas un bagarreur”

“Si je me souviens bien, c’est en 1955 ou 1956 que nous avons intégré l’école élémentaire du village. Il a connu en enfance tranquille. Il n’était pas turbulent. Il était calme, studieux, méthodique et persévérant. Mais il était un élève moyen. Le maitre coranique,  Doudou Sakho, lui a appris le coran. A l’époque, Nguéniéne n’avait pas encore d’école. Ousmane n’était pas un bagarreur car il n’avait pas de force physique qui lui permettait d’affronter ses camarades de jeu. Je ne souvient pas une seule fois où il s’est battu avec quelqu’un. Il ne se battait jamais. Quant Abdou Diouf a fait de lui le Premier Secrétaire du Parti socialiste, il est venu nous voir, Serigne Diallo et moi, pour nous en parler car il avait décidé de s’engager en politique. Il n’a jamais entrepris quelque chose sans solliciter l’avis de ses amis d’enfance”.

Gawlo.net (Avec l’Observateur)

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