Timis, le temps des «casseroles»


Personnage sulfureux, l’Australo-Romain aimante les scandales. En voici un petit échantillon.


Drogue

Né en Roumanie en 1963, Frank Timis, qui a grandi à Perth, s’est très tôt marié au soufre et à la controverse. Jeune, le futur homme d’affaires australo-romain a cumulé deux condamnations pour avoir fourni de l’héroïne dans les années 1990. Plus tard, il a été impliqué dans une série de projets miniers infructueux en Afrique. Un continent africain au sein duquel Timis a des entrées privilégiées, gère plusieurs sociétés minières et fréquente des chefs d’État du Burkina Faso à la Sierra Leone. Ses entreprises minières, dont plusieurs ont fait faillite, ont parfois fait l’objet d’accusations de corruption et de non-respect des droits humains. C’est à ce personnage sulfureux, que la bourse de Toronto a jugé «inapte» d’être administrateur d’une société cotée en bourse, pour avoir «omis» volontairement de mentionner ses condamnations antérieures, que les autorités sénégalaises ont déroulé le tapis rouge en 2012.


Record

Frank Timis a introduit deux sociétés minières à la Bourse de Londres. L’une d’entre elles -Regal Petroleum- a été victime de la pus grande amende jamais infligée par la Bourse.C’était en 2009. Sa société d’exploration pétrolière, Regal Petroleum, a été condamnée à une amende de 600 000 £ (439 676 772 FCFA environ) par la London Stock Exchange (LSE), pour «violation grave» des règles de la bourse. Regal Petroleum avait déclaré à ses investisseurs s’attendre à trouver du pétrole en Grèce, alors que Timis savait que le puits en question était à sec.


Viol

A Londres, Frank Timis vit dans un appartement-terrasse loué à 14 000£ par mois et a dépensé des milliers de livres sterlings en diners dans les meilleurs restaurants de la capitale anglaise.Seulement, sa déclaration de revenus personnels pour 2017 montre une énorme fraude fiscale. Le sulfureux homme d’affaires a déclaré qu’il n’avait pratiquement aucun revenu de son empire commercial mondial. Mais des documents divulgués à BBC Panorama et Africa Eye affirment le contraire. Ils prouvent qu’en 2017, M. Timis a reçu des paiements totalisant 670 00 £ de son trust offshore. Il s’agissait principalement de paiements qui auraient dû être imposés.

Gawlo.net (L’Obs)

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