APPROVISIONNEMENT DU MARCHE EN OIGNON ET EN POMME DE TERRE : La production locale couvre les besoins pour la Korité et la Tabaski


Le marché local est suffisamment approvisionné en oignon et en pomme de terre grâce à la production locale. Celle-ci, selon le Directeur du Commerce intérieur, Ousmane Mbaye, va largement couvrir les besoins pour les fêtes de la Korité et de la Tabaski, et à des “prix raisonnables”.

Bonne nouvelle ! La production locale d’oignon et de pomme de terre va largement couvrir les besoins pour les fêtes de la Korité et de la Tabaski. Cela grâce à la forte production de cette année. D’ailleurs, le Ministère du Commerce a gelé les importations depuis janvier dernier. Une mesure qui a fortement impacté les revenus des producteurs. Le Directeur du Commerce intérieur, Ousmane Mbaye, explique qu’un mécanisme a été mis en place pour permettre aux petits producteurs d’écouler leurs productions à des “prix raisonnables”. Ce dispositif consiste à convaincre l’agro-industriel disposant d’infrastructures de stockage de se retirer du marché à leur profit. Cela a permis de régler l’offre et de faire monter les prix (pas en défaveur du consommateur), mais “pour garantir un prix rémunérateur au producteur”. Pour l’oignon, le prix au producteur a baissé jusqu’à 150 FCfa. Il se situe présentement autour de 280 Fcfa. Alors que le prix du consommateur tournait autour de 350 à 400 FCfa. “C’est un prix raisonnable”, estime le Directeur du Commerce intérieur pour qui “le caractère raisonnable d’un prix doit être mesuré par rapport à une situation ou bien par rapport aux pratiques existantes”.”Au-delà d’un certain plafond, nous considérons qu’il s’agit de la spéculation”, soutient-il Ousmane Mbaye assure que la Direction du Commerce intérieur veille à ce qu’il n’y ait pas de spéculation. “Nous n’accepterons pas que les consommateur puissent payer un prix spéculatif au producteur”, confie-t-il. M. Mbaye indique que la disponibilité du produit sur le marché permet de garder la stabilité des prix entre 300 et 350 FCfa au consommateur. “La disponibilité des produits est le meilleur moyen de garantir la stabilité du prix”, confie-t-il. Dans les régions de l’intérieur, il peut arriver que le prix atteigne 400 FCfa, précise M. Mbaye jugeant ce “prix correct pour rémunérer l’activité du producteur sans avoir un caractère spéculatif. Le Directeur du Commerce intérieur précise que l’industriel sera autorisé à commercialiser sa production lorsque les petits producteurs écouleront toute leur production.Ousmane Mbaye précise que les relevés quotidiens leur permettent de savoir si le niveau des stocks peut couvrir convenablement la demande. Selon lui, en dehors de la Korité, la demande en pomme de terre n’est pas importante et estimée mensuellement entre 7000 et 9000 tonnes. “Cette année, nous en avons assez. Nous n’avons  pas d’inquiétudes à se faire pour la fête de la Korité”, rassure-t-il. Ne serait-ce que le stock des petits producteurs, il est estimé à plus de 10 000 tonnes. L’année dernière, lors de la Korité, tous les besoins du marché ont été couverts par la production locale. “Nous n’avons pas eu besoin de faire  recours à la pomme de terre de l’agro-industrie”, soutient-il.Cette année encore, ajoute-t-il, la ^production locale de pomme de terre est meilleure. Sans compter la production de l’agro-industrie estimée à 50 000 tonnes, rajoute Ousmane Mbaye selon qui rien que ce stock pourra couvrir les besoins du marché jusqu’après la Tabaski avec la production locale. Il n’y a pas eu un kilogramme de produit importé de janvier jusqu’après la Tabaski. C’est  inédit”, avance-t-il. Sa conviction est que ces résultats positifs démontrent les efforts  de l’État pour augmenter la production pour ces spéculations.

Pomme de terre : la production passe de 10000 à 14 000 tonnes en 10 ans

En dix ans, la production de pomme de terre est passée de 10 000 à 14 000 tonnes, soit 10 fois plus;: Le Directeur du Commerce Intérieur soutient que si le Sénégal avait des infrastructures de stockage, il serait théoriquement en mesure de réaliser l’autosuffisance pour ce produit. Il en est de même pour l’oignon. La production locale d’oignon dépasse théoriquement les besoins annuels des consommateurs. “Faute d’infrastructures de stockage, on enregistre des pertes post-récoltes estimées à 20% de la production, souligne-t-il. Malgré ces pertes post-récoltes, la production locale couvre les besoins sur 8 mois. Ces résultats sont à mettre à l’actif des politiques agricoles déroulées ces dernières années à travers le Programme d’accélération de la cadence de l’agriculture au Sénégal (Pracas). Grâce à ce programme, la production de l’oignon est passée du simple au triple. De 180 000 tonnes, elle a grimpé à plus de 350 000 tonnes, avant d’atteindre 400 000 tonnes en 2017 et 450 000 tonnes en 2018.

SUCRE : Le marché occupé par la Css

Le ministre du Commerce a mis en place un mécanisme de régulation du sucre`. Depuis décembre 2018, les importations sont suspendues au profit de la Compagnie sucrière sénégalaise (Css), même si les stocks résiduels sont épuisés depuis fin mars et début avril. Aujourd’hui, assure le Directeur du Commerce  intérieur, Ousmane Mbaye, le marché est occupé quasiment dans sa globalité par le sucre de la Css, avec des mesures pour satisfaire régulièrement la demande partout au Sénégal. “C’est pourquoi, nous n’avons pas entendu de tensions sur le prix du sucre, affirme-t-il.


Gawlo.net (Avec Le Soleil)

Previous Marième Faye Sall en Oumra récite le Coran
Next Présumés détournement du budget municipal, fausses facturations, problème dans le Compte administratif de 2017 : la diaspora et le 1er Adjoint lancent l’assaut contre Me Moussa Bocar Thiam