DROIT DANS LES YEUX


Mon Dieu ! Sommes-nous devenus si fous ! Le Sénégal, cette terre de Teranga, aux populations si ouvertes d’esprit et poreuses à tous les souffles, si accueillantes et chez qui le sens de l’accueil se décline dans une riche tradition d’hospitalité. Ce sens de l’accueil chanté un peu partout dans le monde. Le Sénégal donc est sens dessus dessous. Un pays encore où reposent des hommes de Dieu qui ont toujours été des régulateurs sociaux quand tout semblait f …le camp. De saints hommes qui ne reconnaitraient plus cette terre d’accueil s’ils revenaient parmi les vivants. Notre société a changé, prenant un visage de monstre. On tue pour des peccadilles. Avec comme soubassements : le sexe et l’argent. Tous les crimes crapuleux de ces dernières années reposent sur ce duo devenu maléfique. On tue pour s’emparer des biens d’autrui ou pour assouvir des désirs libidinaux quitte à passer sur les corps de frêles mômes. Et la plupart de ces meurtres sont commis par des personnes qui nous sont proches par leur proximité. Les meurtres tendent même à devenir d’une gratuité inouïe et à se banaliser. Pour un oui, on ôte la vie à d’honorable personnes qui n’ont eu que le malheur de se retrouver devant ces détraqués. Même s’il n’ y a pas de statistiques, il faut tout de même reconnaitre qu’il y avait moins de meurtres quand notre justice avait dans son arsenal répressif la peine capitale, laquelle était dissuasive. Si aujourd’hui les Sénégalais sont si ulcérés de cette propension à tuer jusqu’à appeler à l’instauration de la peine capitale, c’est parce qu’ils en ont assez de la gratuité des meurtres. Les chefs religieux qui étaient jusque-là silencieux face à cette barbarie, ont commencé à élever la voix réclamant avec insistance l’instauration de la peine de mort. La voix du saint homme de Touba sera certainement bien entendue et donnera du poids à ceux qui réclament un référendum pour le retour de la peine capitale. Car les propos du saint homme ne souffrent d’aucune ambiguïté : «Celui qui tue une personne semble avoir tué toute l’humanité et subira une sanction égale à la gravité de l’acte commis», déclare-t-il dans son message. C’est révoltant de voir la désinvolture avec laquelle on tue au Sénégal. Nul n’a le droit de disposer de la vie des êtres humains à sa guise. Et c’est pourtant le jeu auquel s’exercent nos compatriotes. Il nous faut arrêter cette barbarie et cela passe par la peine de mort. N’en déplaise aux droits de l’hommiste !

Gawlo.net (M. D.)

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