MONUMENT DE LA RENAISSANCE AFRICAINE, PLACE DU SOUVENIR, FESNAC : Les directions de la Culture invitées à œuvrer à plus d’autonomie budgétaire


Face aux déficits récurrents de moyens, le ministre de la Culture et de la Communication exhorte ses services et directions à travailler pour davantage diversifier leurs ressources et s’inscrire, de plus en plus, vers une autonomisation budgétaire. Abdoulaye Diop effectuait, hier, une visite de contact au Monument de la renaissance, à l’Orchestre national du Sénégal, à) la place du souvenir africain, au Fesnac et au service Sons et Lumières.

Depuis le début de ses visites de contact, le ministre de la Culture et de la Communication se veut formel. L’État du Sénégal fait face à plusieurs impératifs dans tous les secteurs supposant un arbitrage budgétaire. Devant une telle situation ou tout semble être prioritaire, Abdoulaye Diop exhorte les directions et services relevant de son département à travailler vers plus d’autonomie pour trouver un équilibre budgétaire. Du Monument de la renaissance à la Place du souvenir africain, en passant par l’Orchestre national, le Fesnac et le service Sont et Lumières, le ministre a demandé aux acteurs de s’inscrire dans une dynamique de recherche de ressources additionnelles en vue d’assurer leur autonomie et pérennité. En d’autres termes, il s’agit pour la structures se considèrent comme des entreprises, car leur viabilité dépend en grande partie de leur capacité à s’affranchir de la subvention de l’État. La rentabilité de ces infrastructures, à l’image du Monument de la renaissance africaine et de la Place du souvenir qui attirent déjà du monde, est le nouveau sur lequel le ministre de la Culture et la Communication entend travailler pour régler les problèmes relatifs aux déficits récurrents de moyens. “Il est de notre devoir d’accompagner ces structures qui doivent être comme des entreprises. Le plus difficile, c’est d’avoir de telles infrastructures”, a dit Abdoulaye Diop, invitant à rendre ces lieux davantage attractifs.Pièce maitresse du patrimoine national, le Monument de la renaissance africaine fait, aujourd’hui, partie des infrastructures culturelles qui, une fois rentabilisées, peuvent devenir autonomes. Ce symbole d’une Afrique fière et renaissante accueille jusqu’à 100.000 visiteurs par an. Pour l’administrateur du monument, Abdoulaye Racine Senghor, la mise en place d’installations annexes, comme des hôtels et des restaurants, est l’un des projets qui, une fois réalisés, assureront viabilité et rentabilité à cette infrastructure. Laquelle souffre encore de problème de maintenance, d’équipement, de mobilité… A la Place du souvenir africain, c’est encore les mêmes obstacles ou presque. L’administratrice Adja Sy a relevé le problème d’équipement des salles et l’absence de statut de l’infrastructure. Au siège du Festival national des arts et cultures (Fesnac), dernière étape de sa visite, le ministre de la culture a eu droit à un briefing sur l’historique de cet événement culturel national entièrement supporté par l’État du Sénégal. Selon Fatou Sidibé Guèye Diallo, directrice du Fesnac, après un travail d’évaluation, il a été retenu que le Fesnac, qui se tenait depuis 2015, chaque année, aura désormais lieu tous les deux ans. Aussi, il est question de revoir le concept et le format de la manifestation avec l’intégration d’autres disciplines artistiques comme les cultures urbaines.

Gawlo.net (Avec Le Soleil)

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