LES PIQUES DE L’AS DE CE VENDREDI


Me Wade installe le malaise au sein de l’opposition
Le secrétaire général national du parti démocratique sénégalais (Pds) a créé un malaise au sein de l’opposition. En effet le communiqué de presse de Me Abdoulaye Wade récusant le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille, pour conduire les concertations autour du processus électoral a constitué une violation des clauses du front national de résistance (Fnr). Ce qui n’a pas manqué de créer un malaise au sein de l’opposition d’autant que le secrétaire général national adjoint du Pds, Oumar Sarr, a pris part à la réunion du front tenue au siège de Pape Diop. Il était convenu que Moctar Sourang porte la voix du front lors de la rencontre avec le ministre de l’Intérieur pour exiger la mise en place d’une commission cellulaire dirigée par une personnalité neutre. Le communiqué de Me Wade est considéré comme une voix discordante.

L’opposition propose une commission cellulaire
Le Front de Résistance Nationale (FNR) par la voix de Mokhtar Sourang a exigé la mise en place d’une commission cellulaire, chargée de diriger le dialogue national. Le FRN a pris part, ce jeudi, à la concertation convoquée par le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye. En clair, l’opposition exige la nomination d’une personnalité indépendante et neutre choisie de commun accord par les parties comme c’était le cas avec le choix du juge Kéba Mbaye pour accoucher du Code consensuel de 1992.

Macky promeut son ami d’enfance Boucar Siguini Sy
L’opération de recasement des responsables du parti au pouvoir se poursuit. Le président Macky Sall continue d’étoffer la présidence de la République. Le chef de l’Etat a bombardé son ami d’enfance, Siguini Sy, ministre conseiller spécial. Il faut souligner que Boucar Siguini Sy qui était jusque-là conseiller en éducation, a cheminé avec le président Macky Sall depuis la Primature.

Arrivée de la dépouille de Cheikh Béthio Thioune
Comme annoncé par son fils ainé, Serigne Saliou Thioune, la dépouille du guide des thiantacounes sera au Sénégal au plus tard vendredi. «L’As» est en mesure de dire que la dépouille de Cheikh Béthio Thioune arrive aujourd’hui à Dakar à bord d’un jet privé. Dakarpost précise à 14heures. Le corps sera acheminé à Médinatoul Salam où le guide des thiantacounes reposera pour l’éternité.

Total en partenariat avec Yup
La filiale de la Sociéte Générale des Banques au Sénégal(SGBS), Yup, qui s’active dans le mobile money, a signé hier avec la société Total un nouveau partenariat. Il s’agit de permettre aux clients d’effectuer des opérations de dépôt et de paiement de biens et services via leurs comptes de monnaie électronique dans toutes les stations services de la société française implantée au Sénégal depuis 1947. Pour le Directeur Général de Yup Sénégal, Pierre Sadio, les clients peuvent être rassurés sur la simplicité et la sécurité de ce service. Selon lui, dans le parcours client, il faut mettre des arrêts et des codes qui permettent de sécuriser un appareil téléphonique en cas de perte. Avec ce partenariat, les agents de la société spécialisée dans la distribution de produits pétroliers au Sénégal pourront récupérer leurs salaires via la plateforme Yup.

Passation de service au Coud
Le désormais ex-directeur du Centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud), Cheikh Oumar Hanne, a passé hier le témoin à son successeur, Abdoulaye Sow. Promu ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Dr Cheikh Oumar Anne a saisi l’occasion pour dresser son bilan à la tête de l’institution. A l’en croire, des avancées significatives ont été notées sous son magistère, notamment sur le plan de l’hébergement, de la restauration, de la prise en charge médicale des étudiants, du volet social, de la culture et du sport. Dr Hanne s’est félicité d’avoir amélioré les conditions d’existence des étudiants, mais aussi des travailleurs de l’institution. Ce qui a permis de préserver, dit-il, la paix sociale au sein du campus.

Pétition pour la libération de Khalifa Sall
Depuis la réélection du président Macky Sall à la magistrature suprême, on agite de plus de plus la libération de Khalifa Sall. Des organisations de la société civile, des activistes et des partis politiques ont lancé hier une pétition pour réclamer la libération de l’ancien maire de Dakar. La cérémonie de lancement de la pétition a eu lieu hier à la mairie de Grand Yoff. On a noté la présence du président des délégués de quartier de ladite commune, des responsables de Taxawu Ndakaru, Dr Babacar Diop des FDS, Abdourahmane Sow du Cos/M23, Guy Marius Sagna, Taxawu Askan wi, Ousmane Ndiaye de la génération sentinelle, entre autres. Ce front pour la libération de Khalifa va collecter des signatures à travers le monde pour exiger l’élargissement de «l’otage politique». Ils dénoncent la privation de la liberté et la destitution de Khalifa Sall de ses postes par le président Macky Sall. Ces sympathisants de l’ancien maire de Dakar fustigent aussi la manipulation de la justice sénégalaise pour éliminer des opposants.

Mouton de Tabaski
L’approvisionnement du marché national en moutons pour la célébration de la Tabaski reste encore tributaire des importations de la Mauritanie et du Mali, a souligné, jeudi, le ministre de l’Elevage et des Productions animales, Samba Ndiobène Kâ. «Notre pays fait encore face à un déficit structurel en moutons et continue de dépendre en partie de l’apport des pays voisins pour la satisfaction de nos besoins », at-il déclaré à l’Agence de presse sénégalaise , lors d’une réunion sur le bilan de la Tabaski 2018 et la préparation de celle de 2019, prévue dans trois mois. Pour «résorber durablement ce gap», un Programme national d’autosuffisance en moutons a été élaboré dans les actions prioritaires du Plan Sénégal émergent (PSE) 2019-2023, en plus du Projet d’appui aux filières animales qui doivent «contribuer à l’atteinte de cet objectif», a dit le ministre. Ces initiatives visent à promouvoir la filière des petits ruminants afin d’accroître l’offre nationale en moutons notamment en période de Tabaski. Déjà, a avancé Samba Ndiobène Kâ, une phase pilote sous l’impulsion de l’Association des maires du Sénégal a été mise en œuvre en 2018 dans 25 communes engagées dans le processus d’autosuffisance en moutons. Parallèlement, tous les projets de développement de l’élevage disposent d’activités d’appui à l’autosuffisance en moutons, selon le ministre. Il s’agit également dans cette perspective d’aller vers la mise en œuvre effective du plan national stratégique d’éradication de la peste des petits ruminants d’ici 2025 pour régler également une partie du déficit en moutons du pays. Le bilan de 2018 a fait ressortir un excédent de 124 903 têtes de moutons avec les maximums dans les régions de Dakar, Diourbel, Thiès et Louga. Pour satisfaire correctement la demande, un objectif de 750 000 moutons était visé avec 260 000 têtes pour Dakar. Selon un document, ces objectifs ont été «pleinement atteints avec un marché bien approvisionné, une offre diversifiée qui a permis aux consommateurs de trouver des moutons répondant à leur pouvoir d’achat».

En Guinée : la polygamie est désormais interdite
D’après le site Libreopinionguinee, parmi les 71 députés présents sur 113 inscrits, seuls deux ont voté contre ce nouveau code civil. Etles 69 autres ont soutenu la demande expresse du président Alpha Condé, en votant pour la monogamie comme règle de mariage en République de Guinée. Désormais, avec la promulgation attendue de ce texte, la polygamie est interdite, sauf si la première épouse donne son accord pour permettre à son mari d’épouser une deuxième… A rappeler que les mêmes députés de la même Assemblée nationale, ayant la même composition, avaient voté POUR la polygamie. Mais, le président Alpha Condé a refusé de promulguer ce texte qu’il a renvoyé en seconde lecture. Il est également important de noter que tous les décideurs guinéens ou presque, les présidents des institutions, juges et autres sont polygames. Comme pour dire que le texte est sans doute voté pour plaire aux ONG et autres partenaires qui le demandent sans aucun espoir qu’il soit appliqué.

Le soldat français écope 2 ans dont 18 mois de probation
Oumar Watt qui a été tabassé par le soldatfrançais, Mike Teiho, au point de perdre connaissance a obtenu gain de cause. Le tribunal a rendu son verdict hier en condamnant le militaire à 2 ans de prison, dont 18 mois de probation. En plus, Mike Teiho va verser 10 millions de francs CFA à Omar Watt à titre de dommages et intérêts. Il est reconnu coupable de coups et blessures volontaires ayant entrainé une incapacité temporaire de travail (IIT) de 60 jours. Après l’enquête, le soldat a été placé sous mandat de dépôt. Il a passé 7 mois en détention provisoire. Toutefois, Mike Téiho recouvre la liberté. Mais il a intérêt à ne pas être mêlé dans une histoire qui le conduirait devant les tribaux sénégalais, d’ici les 18 mois de probation. Il est interdit de fréquenter les bars et les environs du domicile d’Omar Watt pendant 18 mois.

Une brigade mixte pour sécuriser la Falémé
Le haut-commissaire de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), Hamed Diane Semega, a émis l’idée de la mise en place d’une brigade mixte de surveillance de la Falémé, principal affluent du fleuve Sénégal dont la survie est menacée par une pratique néfaste de l’orpaillage. «Une brigade mixte entre le Sénégal et le Mali peut être envisagée très rapidement pour assurer la sécurisation de la Falémé», a confié à Aps, M. Semega au cours d’une conférence de presse en compagnie des autorités administratives de Kédougou et de Kayes. La mise en place de cette brigade est une recommandation de l’atelier tenu en 2018 lors d’une première mission de terrain, a rappelé le haut-commissaire qui ne doute point «de la volonté des Etats de veiller à la bonne marche de l’OMVS». Il est revenu sur l’urgence d’agir pour sauver ce cours d’eau dont l’un des projets notamment le barrage de Gorbassi prévu sur la Falémé qui a pour objectif de renforcer les eaux du fleuve Sénégal est compromis par cette mauvaise pratique de l’orpaillage. L’adjoint au gouverneur de Kédougou, Paul Malick Faye, a aussi insisté sur la nécessite «d’actions concertées entre les deux pays pour lutter contre ce fléau qui menace l’avenir des populations du bassin du fleuve Sénégal». «II faut des actions concertées entre les deux Etats pour juguler ce mal car il ne sert à rien de poursuivre des fautifs qui vous narguent en se déplaçant sur l’autre rive sans que vous n’ayez la possibilité de les poursuivre», a ajouté M. Faye.

Gawlo.net (Avec L’As)

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