INVESTISSEURS EUROPÉENS AU SÉNÉGAL : une contribution de 20% au Pib et 70 000 emplois créés en 2018

INVESTISSEURS EUROPÉENS AU SÉNÉGAL : une contribution de 20% au Pib et 70 000 emplois créés en 2018

La chambre des investisseurs de l’Union européenne contribue à hauteur de 20% du Pib du Sénégal, avec une masse salariale de 134 milliards de francs Cfa, pour un chiffre d’affaires de 2530 milliards de francs Cfa, selon Gérard Sénac.

Les investisseurs de l’Union européenne (Ue) ne cherchent pas qu’à gagner de l’argent au Sénégal. «Ce sont des investisseurs qui vont amener leur argent en propre, travaillent avec plus de 99% des Sénégalais, en gros 70 mille salariés. On représente 20% du Pib, cela veut dire qu’on est vraiment impliqués dans ce pays qui nous a accueillis», a souligné Gérard Sénac.
Le Président directeur général d’Eiffage Sénégal s’exprimait hier, à la cérémonie de signature d’un protocole de partenariat entre la Chambre des investisseurs de l’Ue, l’Ue elle-même et l’Etat du Sénégal. «C’est une fierté de signer ce protocole, parce que grâce à l’Ue qui est un des premiers bailleurs de fonds, il va y avoir des investissements complémentaires, de l’aide à l’Etat du Sénégal, des accords qui vont permettre à d’autres bailleurs de fonds de venir au Sénégal pour compléter les financements», a dit M. Sénac. Qui parle d’un chiffre d’affaires de 2530 milliards de franc Cfa réalisé en 2018 par cette Chambre d’investisseurs de l’Ue au Sénégal avec une masse salariale de 134 milliards de francs Cfa. Ainsi invite-t-il les bailleurs à venir investir dans les secteurs de la santé, de la scolarité et de la sécurité. «Il ne faut pas regarder que l’investissement infrastructure… Le Sénégal a tous les atouts pour que demain cela soit un grand pays. Le travail peut être la culture, le sport…», plaide M. Sénac.
L’accord signé hier va permettre aux parties prenantes de poursuivre le dialogue sur les questions importantes pour attirer davantage les investisseurs au Sénégal, leur permettre de déployer l’ensemble de leur potentialité. «Ce dialogue existe depuis longue date mais il est important que l’Ue donne ce signal», a dit Irène Mingasson qui affirme que l’Ue est prêtre à accompagner le Sénégal dans ses projets d’émergence.
La directrice de la Délégation de l’Ue au Sénégal estime, contrairement à d’autres, que l’aide peut faire développer un pays. «L’aide au développement n’a pas été inventée hier et que probablement nous aurons encore besoin d’aide au développement pour demain et c’est pour cela qu’il est important de parier sur les pays qui comme le Sénégal, ont le potentiel de réaliser une véritable vision vers l’émergence, ce potentiel d’avancer sur un train de réformes essentielles certes difficiles mais avec l’appui de tous les partenaires prêts à les aider», a réagi Mme Mingasson.

L’Ue s’engage aux cotés de ses investisseurs au Sénégal
L’Union européenne a signé hier, mardi 7 mai,  avec la nouvelle Chambre des investisseurs européens  au Sénégal (Cies) un protocole d’accord qui va  permettre de poursuivre  et de renforcer le dialogue  pour attirer les investisseurs au Sénégal.


La signature de ce protocole consacre le partenariat signé pour une première fois en novembre 2014 entre la délégation de l’Ue au Sénégal et le Cies. Il établit un cadre  de dialogue pour œuvrer ensemble à l’amélioration du climat des affaires et de l’investissement.

L ’Union européenne s’engage depuis des années au côté du Sénégal pour l’accompagner à mettre en place un environnement des affaires propice à la création de valeur à redistribuer envers les populations et à la création d’emplois garantis. « Nous nous entendons sur les fondamentaux, les valeurs comme l’importance des principes sur la bonne gouvernance pour faire tenir l’Etat de droit de transparence qui sont indispensables pour le développement du secteur privé », a fait savoir Iréne Mingasson, l’ambassadrice de l’Union Européenne au Sénégal.

Pour sa part le président de la Chambre des investisseurs européens au Sénégal Gérard Senac  pense que cet accord permettra d’avoir des investissements complémentaires et de l’aide à l’Etat du Sénégal. Selon lui, ces accords  vont permettre aussi à d’autres  bailleurs de fonds  et préteurs de venir au Sénégal pour compléter les financements.    

Categories: ECONOMIE

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