MOISE SARR, SGEE ET PORTE-PAROLE DE LA DSE APR DE FRANCE : “La rue ne saurait servir d’alternative à la renonciation volontaire de tout recours devant le Conseil constitutionnel”


Chef du Service de gestion des étudiants sénégalais à l’étranger et porte-parole de la Délégation des Sénégalais de l’Extérieur (Des) affiliée à l’Alliance pour la République, Moise Sarr revient sur la victoire du Président Sall, les manifestations de l’opposition en Hexagone, etc.

L’opposition continue de manifester en France, en réclamant un second tour. Que vous inspire cette situation ?C’est à la fois pathétique et très regrettable ! L’opposition est en décalage par rapport au peuple sénégalais. Tous les observateurs sont unanimes sur la régularité et la transparence du scrutin. La forte mobilisation de nos compatriotes dans le calme et les résultats publiés par la commission nationale de recensement des votes légitiment et crédibilisent la belle victoire du Président Macky Sall. Malheureusement, nous avons en face une opposition malhonnête, irresponsable, assoiffée de pouvoir et dont la fin justifie les moyens.
Mais il est de leur droit de contester. C’est aussi un symbole de la vitalité de la démocratie sénégalaise, même à l’étranger?Au lieu de servir la démocratie, cette opposition la pervertit, elle la subvertit. Elle persiste dans le nihilisme, se radicalise volontairement et sans raison valable. Ces manifestations organisées par un groupuscule de mauvais perdants sont inacceptables. Ces attroupements empêchent nos compatriotes d’effectuer convenablement leurs démarches administratives. Ce n’est pas normal. Je les invite à adopter une attitude plus responsable et surtout à se hisser à la hauteur des citoyens sénégalais dont la maturité et la conduite ont été exemplaire. La rue saurait servir d’alternative à leur renonciation volontaire à tout recours devant le Conseil constitutionnel. Force doit rester à la loi.
Aujourd’hui que vous avez gagné. Qu’attendez-vous du prochain quinquennat du Président Sall?D’emblée, force est de constater que, si les Sénégalais ont renouvelé leur confiance à son Excellence Monsieur Macky Sall, c’est justement parce que ce dernier a immensément fait durant son premier mandat. Son bilan élogieux était son atout et son programme, de loin le meilleur. Beaucoup de chemin a été parcouru, mais nous devons à la vérité avouer qu’il reste encore du travail à accomplir pour atteindre l’objectif de l’émergence à l’horizon 2035. Cela passera nécessairement par la mise en œuvre, sans délai, de son ambitieux programme. “Le rendez-vous avec l’avenir”, avec les cinq grandes initiatives, les trois programmes et les cinq accès universels. Les efforts soutenus dans les domaines de l’éducation, de la formation, de la santé ainsi que de l’enseignement supérieur doivent être maintenus. La politique des infrastructures renforcée pour un désenclavement des zones reculées. La jeunesse doit reste une priorité, avec une politique inclusive et de création massive d’emplois pour lutter contre le chômage comme annoncé par le président Macky Sall durant la campagne. L’entrepreneuriat doit également être encouragé et accompagné. Par ailleurs, une lecture fine et un décryptage de tous les messages qui lui ont été envoyé par les électeurs doivent être faits. Le connaissant, je suis convaincu qu’il apportera rapidement les réponses appropriées. Celle-ci passeront, à mon modeste avis, par la consolidation des nombreux acquis du premier mandat,n l’intensification et l’accélération de la transformations structurelle de notre économie, sans oublier la poursuite de la modernisation et de l’industrialisation de notre cher pays. Consolider les acquis dans les secteurs de l’énergie, de l’eau, de l’assainissement. Lancer de nouveaux programmes sectoriels et de nouvelles initiatives. en résumé, poursuivre les politiques qui mèneront le Sénégal à l’émergence.

Gawlo.net (L’Obs)

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