Abdoulaye Wade ou le crétinisme d’un vieillard cacochyme


Les chamailleries fleuries et les glissades verbales ont toujours émaillé les campagnes électorales et les débats politiques au Sénégal. Mais, cette semaine, on a franchi le rubicond avec la sortie violente d’Abdoulaye Wade. Désormais, la menace est devenue le modus operandi du pape du Sopi pour faire triompher son fils. Pour  lui, n’importe quel expédient est bon pour donner de la voix et mettre la pression sur son successeur à la tête de l’État.

C’est un vieillard nonagénaire frais de bêtise, pâle, le levain sur le cœur et une pointe de révolte dans la tête, entouré de journalistes propagandistes qui a encore eu la magie de polariser l’opinion et faire la une des journaux, des radios, télés et autres sites web. Vraie bête de la communication, il a réussi avec ses pitreries ubuesques à porter ombrage aux candidats qui sont actuellement en campagne. . A le regarder débiter des menaces après avoir évoqué des scénarii catastrophes, le vieil histrion faisait pitié de ses balourdises et sottises. Son discours fait horreur aux Sénégalais qui comprennent maintenant que chez Abdoulaye Wade, Karim Meissa Wade le fils déporté à Doha compte plus que la stabilité et la paix du pays.  

« Sur la base des principes que voilà nous sommes en train de travailler sur un programme d’actions qui se déroulera en trois phases : d’ici le 23 février, durant la journée du 24 février, et après le 24 février… Mon objectif est de faire en sorte qu’il n’y ait pas de scrutin fondé sur des principes de violations des règles les plus élémentaires d’une bonne démocratie », tels sont les propos tenus avant-hier par Abdoulaye Wade depuis sa résidence de Versailles. Avant de lâcher ces mots comminatoires, Wade a fait le rappel des tragédies qui sont survenues après les élections tenues en Côte d’Ivoire, au Togo, en Guinée, en RDC, au Burundi et au Nigeria. Et selon lui, le Sénégal de Macky Sall n’est pas à l’abri de ces violences abjectes. Le message sibyllin laisse entendre que le Sénégal n’est pas à l’abri de ces violences mortifères qui ont émaillé les opérations électorales dans ces pays africains susnommés. Ce qui veut dire que l’ancien président de la République est sur le pied de guerre dans la mesure où il envisage d’empêcher la tenue de l’élection du 24 février prochain. De tels propos menaçants détonnent avec la sage attitude que doit avoir un ancien chef d’État du Sénégal qui a été le garant de la sécurité nationale pendant douze ans.

Sa supercherie politique consiste à faire croire aux Sénégalais que tout ce qui n’est pas Wade, n’est que vacuité, vanité et infériorité. Ainsi en adoptant la stratégie de la violence verbale épouvantablement immoral et humainement méprisable, Abdoulaye Wade verse dans un crétinisme politique qui débouche sur une remise en questions des lois et institutions de ce pays. Mais les Sénégalais ne sont pas du tout disposés à se prêter à son jeu de violence, à se plier à sa stratégie calculatrice sous-tendue par des intérêts bassement crypto-personnels.

Encroûté dans un paternalisme aveuglant, le nonagénaire distille avec de faux airs de tragédie de fin du monde un discours fait de mélange amer de haine, d’envie, de ressentiments, sur fond de perpétuelles jérémiades et de sempiternelles geignardises.

Son réquisitoire houleux, hargneux et haineux contre Macky Sall est un monceau de regrets qui trahissent la nostalgie de l’âge d’or et du paradis-pouvoir perdu. Le vieil homme, certes nageant dans une décrépitude physique mais pas psychique, loin de patauger dans une déficience mentale comme le prétendent certains, fonctionne aux insultes, menaces et autres chantages. Les agissements de Wade nous font penser que ce dernier est entré dans la phase immonde de l’être humain : celle du crétinisme et du catastrophisme. Le comble, c’est qu’il fait semblant d’avoir une conviction inoxydable aux propos délirants qu’il débite à ses partisans et aux journalistes comme autant de vérités, alors qu’il les mène tous en bateau, les yeux bandés. Et ce, après les avoir gavés de propos pathétiques agissant sur leur pathos et leur conscience tels des somnifères.  

Une stratégie de communication bien pensée

Abdoulaye Wade ne lésine pas sur les moyens communicationnels pour atteindre ses objectifs. Pour jeter les balises de son retour à la terre natale, il a mis ingénieusement en place une stratégie de communication bien pensée. Par conséquent, dire que ce sont la sénilité, le gâtisme et l’arriération mentale qui donnent raison à ces radotages dangereux de Wade, c’est l’exonérer de ses exactions ubuesques et faire le lit de plusieurs autres funestes. Ce nonagénaire cyclothymique qui reste englué dans des oscillations d’humeur handicapantes est bien conscient de ses agissements nocifs. Sa dernière sortie qui remet en cause la légalité du scrutin du 24 février n’est qu’une stratégie de communication bien pensée et bien élaborée pour atteindre un dessein inavoué.

Comme Attila, le roi des Huns, Wade pille et brûle, pas, certes, par cruauté pure mais par tactique politicienne. Wade, c’est Machiavel, il mène les gens en bateau en le drossant sur un banc de sable, qui, in fine, n’est pas son véritable lieu de débarquement. Mais les Sénégalais restent lucides pour ne pas tomber dans ses manœuvres dont toute l’agitation n’est mue que par l’intérêt de son fils Karim.

Gawlo.net (Madior SALLA)

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