Musique. Aya Nakamura, une chanteuse par-delà les clichés


Révélation de la scène musicale française, Aya Nakumura refuse d’être érigée en modèle pour les jeunes femmes noires. Alternant textes engagés et chansons plus légères, la chanteuse d’origine malienne explique au Guardian vouloir tracer son chemin sans contraintes.

Par sa douce mélodie et son rythme fait pour danser à deux, la chanson Djadja, d’Aya Nakamura, pourrait passer pour une chanson d’amour auprès d’un public anglophone. Alors que le clip avoisine les 300 millions de vues sur YouTube, cette chanson pop à l’africaine a fait de Nakamura la reine de la scène musicale urbaine française en 2018. Mais si la jeune femme de 23 ans joue sur l’alternance entre chant et rap soft, dans ce titre elle règle ses comptes avec un type qui fait croire qu’ils ont couché ensemble. “Tu penses à moi, je pense à faire de l’argent” et elle n’hésite pas à lui balancer : “J’suis pas ta daronne, j’te ferai pas la morale.”

Perçu comme un hymne aux femmes fortes, le titre a continué son chemin tout seul et a été repris lors de récentes manifestations en France contre les violences faites aux femmes. Pourtant, la chanteuse a un avis plutôt partagé sur la question : “C’est cool de représenter les femmes noires en France, dit-elle. Mais j’ai ma propre personnalité, ma propre façon de faire les choses. Quand les gens disent : ‘Vous êtes la seule représentante des femmes noires’, il y a problème. Il y en a d’autres.”

Une artiste noire qui ne se laisse pas enfermer dans une case

Dernièrement, il y a eu tout un buzz autour de certains artistes français qui ont réussi à se faire connaître sur les marchés étrangers, comme PNL, The Blaze et Christine and the Queens, mais Aya représente autre chose. Cette banlieusarde déterminée explique dans ses chansons qu’elle veut gagner de l’argent et ne pas

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