PRODUCTION DE MÉDICAMENTS GÉNÉRIQUES : Bientôt la fin du calvaire des hémodialyses et des démunis


Le ministère de la Santé et de l’Action sociale a signé, ce mardi 15 janvier 2019, avec le laboratoire pharmaceutique West Pharm, une convention pour la création d’une usine de production de médicaments génériques. Le projet a pour objectif de faciliter l’accessibilité des médicaments tout en diminuant les importations.

Un projet de partenariat d’un montant de 14 millions d’euros a été scellé entre le ministère de la Santé et le laboratoire pharmaceutique West Pharm pour la création d’une usine de fabrication de médicaments génériques destinés à approvisionner le marché local. La cérémonie de signature de cette convention s’est tenue, hier, au siège du ministère, Alassane Mbengue. Ce projet vise à promouvoir le développement de l’industrie pharmaceutique au Sénégal, à lutter contre les médicaments contrefaits, à faciliter aux populations l’accès aux médicaments et contribuer à la création d’emplois dans le secteur de la santé. Pour le promoteur M. Kawsou Sylla, un Sénégalais de la diaspora, son initiative est partie “d’un constat amer : 85% des médicaments vendus en Afrique sont importés, avec 60 % de contrefaçons”. Ainsi, pour lui, la mise en place de l’usine de production de médicaments génétiques va permettre aux populations d’accéder à des médicaments de bonne qualité, à moindre cout et diminuer les importations. “Nous sommes partis d’un constat qui montre que les citoyens ont des difficultés à accéder aux médicaments. Cela est du aux importations qui ont un cout financier conséquent. Nous souhaiterons également armer le Sénégal pour détourner les faux médicaments qui sont liés à l’inaccessibilité des couts”, renseigne M. Kawsou Sylla, Directeur général de West Farm. Puisque le projet a aussi pour objectif d’anticiper la prise en charge de certaines maladies. “Nous voulons anticiper sur les problèmes de santé majeure qui se présenterons dans les années à venir. Il s’agit des maladies chroniques des maladies transmissibles qui constituent un double fardeau pour les pays africains”, dit-il. L’usine, qui sera installée au parc industriel de Diamniadio, compte démarrer la production, au plus tard, en décembre  2019. Dans sa première phase, l’industrie pharmaceutique va produire des solutions injectables, car il n’y a aucune production locale sur le marché. Ensuite, dans la deuxième et la troisième phase, des comprimés puis des traitements pour les hémodialyses.

“85 % des médicaments vendus en Afrique sont importés”
Pour le secrétaire général du ministère, cette initiative du docteur Kawsou Sylla vient à son heure, car “plus de 85 % des médicaments sur le marchè sénégalais proviennent des pays hors de la sous-région. Ce qui rallonge le délai de l’approvisionnement et impacte négativement sur le système de santé”. C’est pourquoi Alassane Mbengue estime que “c’est un projet important pour le pays, parce qu’il permettra de lutter contre les ruptures de stock, les faux médicaments et contribuer au développement de l’industrie pharmaceutique locale qui va générer beaucoup d’emplois.”

Gawlo. net (L’Enquête)

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