Pourquoi le retour de Karim a été reporté au samedi


Comme nous l’annoncions il y a de cela quelques jours, Karim Wade, le candidat déclaré du Parti démocratique sénégalais (Pds), était attendu ce mercredi à Dakar. Une information prise très au sérieux en haut lieu, étant entendu que nous n’étions pas les seuls à être dans le secret des dieux… L’État savait…

Cependant, des sages, si on peut les appeler ainsi, on fait savoir au fils d’Abdoulaye Wade que dans nos traditions, il était de mauvaise augure de voyager un mercredi, surtout quand il s’agit de rentrer au bercail après une si longue absence.

En effet, tout le monde sait que dans nos traditions sénégalaises, il y a de ‘’bons jours’’ pour voyager, et de ‘’mauvais jours’’ pour le faire. Et le mercredi fait partie des jours où il n’est pas préférable de voyager. Comme d’ailleurs, c’est très mal vu d’aller rendre visite à un malade le vendredi, par exemple. D’ailleurs, certaines personnes ne prennent jamais un bain le mercredi. Cette tradition est encore respectée dans nos villages.Donc, Karim a dû se plier à ses exigences et a différé son retour au samedi. Une date jugée ‘’irréversible’’ par nos sources, sauf bien sûr cas de force majeure.

D’ailleurs, le fils de Wade, dans sa croisade contre ‘’le Macky’’, a des soutiens de taille de la part de certains pays que nous ne citerons pas pour éviter, justement, des incidents diplomatiques.

Tout compte fait, rien n’a donc changé dans l’agenda du candidat déclaré du Pds. Il sera bel et bien de retour. Qu’importe les conséquences, même s’il sait que l’Etat veille au grain.

Dans la ville sainte de Touba par exemple, cette nouvelle date circule dans certains milieux maraboutiques bien au fait de la nouvelle via des réseaux comme WhatsApp.

Partout, les ‘’karimistes’’ préparent le retour de leur mentor. Et les Libéraux aussi, ainsi que Decroix et compagnie qui restent convaincus qu’il sera à Dakar, contre vents et marées.

Bien sûr, certains avancent déjà l’idée de l’inutilité de sa démarche, étant entendu que, selon eux, il ne sera pas, de toutes les façons, candidat.

A ce propos, il faudra rappeler que seul le Conseil constitutionnel peut valider ou invalider une candidature. On peut spécule, mais la réalité est là, simple.

Bien sûr, le silence de l’ancien Président Abdoulaye Wade peut surprendre plus d’un. Certains parlent déjà de ‘’maladie’’, mais c’est peut-être, pour lui, sa façon de laisser à Karim la direction des opérations car il est bien temps que le fils s’affranchisse du père.

Le pape du Sopi n’a jamais varié dans ses positions, comme quoi, le Pds n’aura pas de plan B et que c’est Karim qui a été investi qui sera candidat.

Du côté du pouvoir, on redoute naturellement l’effet ‘’d’un nouveau phénomène Karim’’ après le ‘’phénomène Sonko’’, du nom de ce jeune leader politique qui prend du galon en termes de popularité. Si on y ajoute le fait que Khalifa Sall pourrait être candidat comme le déclare le professeur pénaliste Ndiague Fall dans le quotidien ‘’Pop’’ d’hier, alors tout cette alchimie pourrait déjouer bien des prévisions.

En tout état de cause, notre confrère Mehdi Bâ, de Jeuneafrique voit,  dans une tribune parue hier, dans toutes ces dates annoncées pour le retour de Wade-fils, ‘’un autre sport national au Sénégal que la lutte avec frappe : la prédiction compulsive quant à la date du retour à Dakar de Karim Wade, le candidat à la présidentielle du principal parti d’opposition’’. Et voici sa prédiction à lui : ‘’Karim Wade reviendra un jour prochain au Sénégal. Et ce jour-là, les médias l’apprendront vraisemblablement après son atterrissage, et non avant’’.

Qui vivra, verra !

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