Les preuves d’un génie politique

Les preuves d’un génie politique
Après avoir enrôlé les Socialistes (Ousmane Tanor Dieng et Moustapha Niasse), les Gauchistes et parvenu à maintenir en vie pendant 12 ans, la plus grande coalition de l’histoire politique sur l’Internationale libérale. Leader d’un parti observateur, le patron de l’Apr, le dessein clair, a ainsi convaincu ses camarades libéraux à tenir le 62e congrès de l’Internationale libérale, les 29 et 30 novembre 2018, à Dakar. Il y mettra le prix, mais en récoltera les dividendes. Un montage politique qui a accouché d’un gros retour sur investissement. Porté en triomphe par une foule de militants acquis à sa cause et prêts à l’élire pour un second mandat, Macky Sall a survolé le congrès du samedi 1er décembre, en leader aimé de son peuple, sous les regards ébahis de ses homologues (Ouattara, Barrow, Aziz et Weah). Mais surtout de la présidente de l’Internationale, la Marocaine Hakima El Haite. Un parterre de dirigeants étrangers qui ont tous fait immixtion dans les affaires internes d’un pays en prenant la parole en faveur de Macky Sall. Génie politique ou rusé planificateur ? « En tous cas, la conjonction des deux événement procure au candidat Macky Sall des plus-values politiques, avec la présence des chefs d’état, mais surtout une plus-value médiatique, avec la couverture par la presse national et internationale. Sous ce registre, le président Sall a fait preuve d’un génie politique et communicationnel très productif. Je pense qu’il pose là les bases d’une communication par la parole et les actes, ce qui tranche radicalement avec les exercices de communication par la parole et les sorties médiatiques qui ne demeurent pas son fort ou sa démarche favorite », analyse Momar Thiam. Diplomate et docteur en sciences politiques, le Directeur de l’école des Hautes études en formation et communication (Heic) poursuit, le bagout politiste : « Macky Sall a saisi l’occasion pour décliner sa feuille de route et faire étalage de son programme pour la Présidentielle 2019. Et la difficulté à ce niveau pour les états-majors politiques, c’est de passer du cap festif (l’investiture) au cap programmatique, dans une démarche communicationnelle nécessitant une évaluation des propositions auprès de l’opinion et un suivi avec des instruments de mesure. Ce qu’on appelle une communication professionnelle et maitrisée. »
Gawlo.net (L’Obs)

Categories: POLITIQUE
Tags: ET, Niasse, …Tanor

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