JOURNÉE MONDIALE DU DIABÈTE : L’implication de la famille pour une meilleure éducation… du patient diabétique

JOURNÉE MONDIALE DU DIABÈTE : L’implication de la famille pour une meilleure éducation… du patient diabétique
En dépit des efforts consentis par le gouvernement, le quotidien des patients diabétiques n’est pas de tout…régime. D’où le thème de cette année qui appelle à une meilleure éducation diététique de la famille pour un régime de qualité et équilibré pour les personnes atteintes et une bonne hygiène de vie et alimentaire pour toute la famille.
« Diabète et Famille » ! C’est le thème retenu cette année par la Communauté internationale pour célébrer la journée mondiale contre le diabète. L’objectif est de sensibiliser de l’impact du diabète sur la famille et de promouvoir son rôle dans la gestion quotidienne des soins et surtout dans la prévention de la maladie. Cette forme de prévention primaire de la prise en charge du diabète est mise en place par le Sénégal depuis 1979, à travers un programme dénommé l’Action populaire de l’Éducation du diabète, et qui implique la famille. Ce programme invite les patients atteints et leurs familles et entourages à des sensibilisations et à la prévention primaire. Ce, avec comme objectif principal d’éviter que les personnes à risque développent la maladie et épargner des complications aux personnes déjà atteintes. « Cette éducation thérapeutique à l’hygiène de vie constitue un long passé, une longue expérience au niveau du Centre du Diabète Mark Sankalé de l’hôpital Abass Ndao de Dakar », a dit son directrice Pr Maïmouna Ndour Mbaye, selon qui, cette forme d’éducation est aussi diététique et porte aussi sur l’alimentation saine et équilibrée du patient. A Mark Sankalé, Mme Mbaye estime que la façon de dispenser cette éducation a beaucoup changé et s’est améliorée avec le temps. « En ce moment, nous la faisons avec des causeries. Parce qu’elle doit être adaptée aux habitudes alimentaires de l’individu. On ne peut pas imposer à un patient sénégalais d’adopter une mode d’alimentation de type européen. Nous nous basons sur ces habitudes alimentaires et sur leur pouvoir financier pour donner des conseils par rapport à leur alimentation », a expliqué ce chef du service de médecine interne dudit hôpital qui in- vite surtout les diabétiques à manger beaucoup de légumes. Et pas n’importe comment. Leur cuisson doit respecter un certain nombre de règles culinaires. Les légumes introduits dans le régime du diabétique, dit-elle, doivent être « moins cuits pour ne pas perdre leur valeur nutritive ». L’ordonnance pour patient diabétique part d’un constat devenu une réalité au Sénégal. La spécialiste de la santé prend comme exemple le repas sénégalais traditionnel connu sous le nom de « Thiébou djeunn » (riz au poisson) avec des aliments généralement « trop cuits » et qui bien souvent, ne servent qu’à « orner les plats ». C’est pourquoi d’ailleurs, « ils finissent à la poubelle », s’est-elle désolée parlant ainsi des difficultés liées à l’éducation thérapeutique et diététique du patient diabétique notamment de son régime alimentaire.

Vers des ateliers culinaires
« Au Sénégal, le régime d’un diabétique n’est pas facile. Notamment chez le patient qui vit dans une grande famille et mange en commun et où on ne peut pas favoriser une personne au détriment des autres pour lui réserver une nourriture riche et équilibrée ». Pour cela, la directrice du Centre de
Diabète de l’hôpital Abass Ndao, avec ses collègues spécialistes, ont trouvé des astuces pour une meilleure prise en charge du diabétique. « On fait de notre mieux pour leur montrer la façon de cuir les aliments et nous leur conseillons de consommer surtout des légumes de saisons », a donné comme astuces cette prestataire de service qui mène des activités de sensibilisations décentralisées dans tout le pays pour montrer aux diabétiques la façon de cuire les aliments. Ce qui est pour elle essentielle et d’une importante primordiale dans le régime diabétique. C’est pourquoi, au centre Mark Sankalé, « nous envisageons de faire des ateliers culinaires pour leur montrer comment cuir les aliments », a-t-elle confié. D’après Mme Mbaye, la famille a un rôle clé dans le soutien, l’assistance et la prise en charge de la maladie. Elle encourage en conséquence les familles à accompagner les patients dans toutes les démarches médicales et alimentaires du diabétique.
Un appel très significatif aux yeux du président de l’Association sénégalaise d’assistance et de soutien aux diabétiques dès lors que le diabète n’écarte aucune catégorie de la société. Tout le monde doit être impliqué ; hommes, femmes, enfants ainsi que les personnes âgées. Pour Baye Oumar Guèye, et pour faire face aux complications imputables à la maladie, la prise en charge du diabète devrait davantage être une priorité. Notre confrère et non moins directeur de Radio Sud Fm invite le pouvoir public à toujours « faire les plaidoyers pour faire baisser encore le prix des antidiabétiques ». Il fonde son invite sur les « acquis enregistrés ». « Le premiers acquis c’est qu’aujourd’hui, tous les enfants de zéro à 18 ans sont pris en charge gratuitement selon aussi leurs localités à travers la pyramide sanitaire. Le deuxième acquis se trouve au niveau de la décentralisation. Aujourd’hui les diabétiques n’ont plus besoin de se déplacer jusqu’en ville, à Dakar, pour se faire prendre en charge. Ils le font au niveau de leurs localités respectives », a-t-il listé comme acquis.

Plus de 600 millions de diabétiques d’ici 2040
Ils sont au nombre de 425 millions, les personnes qui sont touchées par le diabète en Afrique, selon la Fédération internationale du diabète. Un nombre qui va encore atteindre une proportion importante dans les 20 prochaines années. L’Organisation mondiale de la Santé (Oms) prévoit d’ailleurs 622 millions de diabétiques d’ici 2040.

Gawlo.net (Le Témoin)
Categories: SANTE
Tags: Diabète

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