MAMADOU NDIAYE, DIRECTEUR DE LA PREVENTION: «La dengue n’est pas mortelle !»

MAMADOU NDIAYE, DIRECTEUR DE LA PREVENTION: «La dengue n’est pas mortelle !»
A quelques jours du Magal de Touba, les acteurs de la santé rassurent les populations par rapport à la dengue, où 30 cas ont été dénombrés. Pour le directeur de la Prévention, la dengue n’est pas une maladie grave et qu’elle n’est pas mortelle.

La dengue n’est pas mortelle. C’est le Directeur de la Prévention qui l’assure pour rassurer les pèlerins en direction de Touba où 30 cas ont été dénombrés. «Comme toute autre maladie, il y a des formes qui peuvent revêtir un aspect grave, et ça, il n’y a que dans 1% des cas qu’on peut avoir la forme grave, c’est-à-dire la forme avec des hémorragies et cela ne signifie pas que la personne va décéder», précise d’emblée Mamadou Ndiaye. Avant d’expliquer : «là aussi, on pense que c’est 20% de ces formes qui, malheureusement, peuvent conduire à la mort, si rien n’est fait. Dans une épidémie de dengue, on ne peut pas perdre plus de 1% des malades, si la maladie est bien prise en charge», dit-il.
Mamadou Ndiaye, qui faisait face à la presse, est aussi revenu sur le dernier cas de dengue à Touba. Et c’est pour faire comprendre, contrairement à la peur qui commence à gagner les Sénégalais, que «les prélèvements qui ont été faits, sur l’individu qui a perdu la vie, étaient positifs. Mais on ne peut pas affirmer qu’il soit décédé de dengue», dit-il.

54 cas à Touba

D’après le directeur de la Prévention, sur les nombreux cas prélevés, 24,4% se sont révélés positifs. «Lorsqu’on a eu des cas à Fatick, on a accentué la pression sur la ville sainte, en sachant que c’est le Magal qui se prépare et on a pu détecter des cas. Sur les 221 cas prélevés, on a eu 54 cas positifs», révèle-t-il. Avant de préciser : «il y a même des cas guéris, parce que les prélèvements ont été effectués depuis longtemps», assure-t-il.
Pour ce dernier, tous les malades de la dengue à Touba n’ont pas été détectés à l’hôpital, mais plutôt à partir de recherches actives. «On va dans les maisons, on exploite les registres et dès qu’on voit quelqu’un qui a la fièvre, on essaye de savoir ce que c’est. Et dès qu’un cas est positif, le service d’hygiène vient dans les maisons pour pulvériser. Et ça nous permet de gagner par rapport à la maladie», dit-il.

«La dengue n’est pas une chose nouvelle au Sénégal»

Pour le Dr Boli Diop, la dengue n’est pas une chose nouvelle au Sénégal et, aujourd’hui, l’Etat n’a pas attendu les partenaires pour riposter. «Tous les cas de dengue à Fatick ont été pris en charge et vaquent aujourd’hui à leurs occupations», a-t- il expliqué.

Gawlo.net (Les Echos)
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