Analyser froidement le rapport de l’Ong HRW

Analyser froidement le rapport de l’Ong HRW

Depuis quelques jours, le corps enseignant est mis au banc des accusés à travers un rapport de l’Ong Human Rights Watch. Ces précepteurs et autres membres du personnel scolaire sont accusés de certaines vilénies. En d’autres termes, ils exploitent, harcèlent et abusent sexuellement des adolescentes dans des écoles secondaires du Sénégal. Il ne s’agit pas ici de jeter l’opprobre sur un corps qui est chargé de sculpter la conscience d’une jeunesse qui va construire demain cette Nation. Tous les enseignants n’étant pas à loger dans cette catégorie de délinquants sexuels. Le rapport de l’Ong n’est pas sorti ex nihilo. C’est une évidence que l’école sénégalaise est gangrenée par des prédateurs sexuels et qui se sont retrouvés dans ce corps, non pas par vocation, mais par nécessité. Et qui se font peu cas de leur noble mission. Chaque jour de sordides histoires sont relatées par la presse. Cela concerne souvent les relations entre enseignants et apprenants. Ce serait  une grave erreur pour les autorités de rejeter en bloc ce rapport de l’Ong Human Rigthts Watch qui n’est pas une imagination  de leurs auteurs, mais la triste réalité de l’école sénégalaise depuis plus d’une décennie. Surtout en milieu rural où sévit une grande pauvreté avec des jeunes filles qui grandissent vite sans être majeures. Ce sont des dénonciations qu’il faudrait plutôt analyser froidement. Il s’agit de mener une enquête approfondie sur ce phénomène qui a détruit tant de vies, freiné la scolarité de jeunes filles qui voyaient l’avenir sous des yeux radieux avec l’objectif d’être des leaders. Leur malchance a été de croiser un prédateur sexuel qui use souvent de son ascendance pour arriver à ses funestes fins. Voir en ce rapport un tissu de mensonges, c’est être complice et laisser la voie libre à des hommes qui doivent être extirpés du corps enseignant.

 

 

 

 

Gawlo.net (M. D.)

Categories: A LA UNE, MANSOUR POST
Tags: HRW, Rapport

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