THIONE SECK REVIENT SUR L’AFFAIRE PENC-MI ET SUR SES DÉBOIRES : « J’ai toujours été un incompris et ai subi toutes formes d’injustices »

THIONE SECK REVIENT SUR L’AFFAIRE PENC-MI ET SUR SES DÉBOIRES : « J’ai toujours été un incompris et ai subi toutes formes d’injustices »
Thione Ballago Seck est très présent dans les médias ces temps-ci. Bien malgré lui, parfois. Après avoir tenu un point de presse, il y a de cela quinze jours, le lead vocal du « Raam Daan » avait encore convié la presse jeudi dernier pour s’expliquer sur son expulsion avortée de la boîte de nuit « Penc Mi ». Il a encore récidivé vendredi dernier en livrant un message au peuple sénégalais par le canal de Ballago TV disponible sur Youtube et repris par Leral. Cette omniprésence médiatique s’explique, selon Thione Seck, par sa volonté de ne pas se laisser enterrer et de se battre contre ce qu’il considère comme une forme accrue d’acharnement. « J’ai toujours été un incompris et j’ai subi toutes formes d’injustice » explique-t-il en substance.

Dès l’entame de son propos, le crooner est largement revenu sur sa première incarcération qui a eu lieu alors qu’il était au Baobab Orchestra et était juste âgé de 19 ans. « Je dois dire que nous sommes dans un milieu professionnel éprouvant que certains adorent tandis que d’autres détestent cordialement en affirmant que ce n’est pas un métier agréé par le Bon Dieu. D’autres affirment que tel n’est pas le cas, car le fait de composer une chanson qui fasse du bien à un humain est positivement rétribué par Dieu. Tout cela pour dire qu’en ce qui me concerne, j’ai eu un destin très pénible. J’ai été emprisonné pour la première fois au moment où j’officiais au Baobab Orchestra. Je n’avais que 19 ans. Un jeune homme du nom d’Abou Kâ, paix à son âme, était passé nous voir jouer et il m’avait offert 300 000 francs à l’époque. Il se trouve que cet argent avait été dérobé dans une maison. Le sac contenait sept millions de francs CFA et les coupures étaient en francs CFA et en francs français de l’époque. Il avait jeté les francs français et faisait la nouba avec le reste. J’ai été retenu en prison durant deux mois pour les besoins de l’enquête. Il se trouve que, durant ce premier séjour carcéral, je résidais à la chambre 3 à Rebeus. Le hasard a fait que j’ai aussi résidé dans cette même chambre au cours de ma seconde incarcération qui a eu lieu suite à cette fumeuse affaire de contrats devant couvrir 105 dates en Europe. Je ne vais pas entrer dans les détails car cette affaire est pendante devant la justice. Je trouve que c’est une coïncidence très bizarre » a tenu à affirmer Thione, histoire de revenir sur son destin peu commun et assez tourmenté.

Retour sur l’histoire de Penc Mi

Concernant la particularité de son métier par rapport à la puissance divine, Thione Seck a révélé qu’il a demandé à trois reprises à son ami Sidy Lamine Niass si l’argent découlant de son travail de musicien pouvait être utilisé pour aller effectuer le pèlerinage à La Mecque. Mais ce dernier avait esquivé la question. Il n’avait pas insisté. Pour mieux étayer ses propos, Thione a indiqué qu’il a été choisi par le Bon Dieu qui l’a doté d’une certaine intelligence dans son métier. Il s’est aussi exprimé sur ses qualités de parolier et d’arrangeur. Poursuivant son introspection, Thione Seck a évoqué ce fameux mois qui l’a vu exposé au grand jour à de nombreuses reprises.

« J’ai toujours été un incompris et j’ai subi toutes formes d’injustices. On me taxe de colérique et d’assoiffé de pouvoir et d’argent. Pour en revenir à cette dernière histoire du Penc Mi, j’ai signé un contrat à durée indéterminée avec un individu qui m’avait garanti que mon investissement serait sécurisé. Je voudrais revenir sur un point. Le Penc Mi ne m’appartient pas. Je n’exploite que le lieu et le fonds de commerce m’appartient. Je vais en profiter pour éclaircir un point. Deux ans avant d’investir au Penc MI, j’avais annoncé que je ne voulais jamais posséder une boite de nuit et que c’était valable pour tous mes proches. C’est vrai, je l’ai dit et je persiste sur ce point. Je ne souhaite pas posséder une boite de nuit sur terre. J’ai mes raisons et je maintiens cette position. Bref si je suis allé au Penc Mi, c’est pour résister au diktat et au chantage des propriétaires de boites de nuit qui nous en faisaient voir de toutes les couleurs. C’est donc pour être en paix et éviter ces pratiques viles que j’ai décidé d’investir au Penc MI pour disposer de ma liberté personnelle. Les murs ne m’appartiennent pas et je ne souhaite pas les posséder. Je ne souhaite pas laisser à ma mort une boite de nuit sur terre. J’ai toujours été un incompris car les gens me jugent sans me connaitre. Je suis conscient que Dieu existe et Mohamed est le Sceau des Prophètes. J’ai connu le propriétaire du Penc MI par le canal de l’ancien exploitant du nom de Bernard Ramel qui a beaucoup insisté pour que je travaille avec lui. C’est lui qui m’a présenté au bailleur qui était très fatigué à cette époque.

« Auparavant, j’étais au Kilimandjaro où je faisais la pluie et le beau temps. J’ai donc rencontré le bailleur et j’ai signé des papiers très sûrs. Tout est parti d’une tournée de trois mois en Europe. Il se trouve qu’au départ, je devais juste séjourner un mois et demi mais au finish, j’ai fait trois mois. A mon retour, j’ai trouvé une ordonnance d’expulsion. J’ai payé intégralement les trois mois. C’était en 2014 et depuis lors, le bailleur perçoit régulièrement et à terme le loyer. Par la suite, nous avons signé un contrat sous seing privé. On a commis l’erreur de ne pas casser l’ordonnance d’expulsion de 2014 et c’est l’arme que mon bailleur brandit à chaque fois que l’envie lui en prend. Il l’a déjà utilisée à deux reprises. Et j’ai instruit mes avocats de tout faire pour casser cette décision inique. Je veux juste comprendre ce qui se passe » a expliqué longuement Thione Seck.

Et de se poser de nombreuses questions sur ce qui pousse son bailleur à agir de la sorte après tout ce qu’il a fait pour lui. « Je jure sur le saint Coran que si mon bailleur me rembourse le demi- milliard que j’ai mis sur la table, je lui rends le Penc Mi tout de suite car je n’en veux plus. Bilahi Walahi Watalahi, Monsieur Diagne, si vous me remboursez mon investissement, je vous rends votre bien tout de suite. J’ai entendu dire que c’est un grand groupe qui se déploie dans l’agro-alimentaire qui veut occuper les lieux et qu’il a mis beaucoup d’argent sur la table. Encore une fois, je ne vais jamais acheter une boite de nuit et je suis obligé de me produire quelque part pour vivre et faire vivre ma famille. Je ne comprends pas cet acharnement sur Thione Seck et son fils Wally Seck. Je m’excuse auprès du peuple sénégalais et m’excuse si mes propos ont heurté certains », a conclu Thione Seck qui se dit déterminé à mener le combat contre son expulsion du Penc Mi jusqu’au bout. Il a tenu à lancer ce message pour rassurer ses nombreux fans qui se posent des questions sur ce lynchage médiatique que, selon lui, rien ne justifie.
Gawlo.net (avec Le Témoin)

Categories: PEOPLE
Tags: Seck, Thione

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