Girouette et traître !

Girouette et traître !
Il est seulement dommage que l’acronyme de son mouvement souille celui du glorieux Congrès national africain (ANC). Lequel, on le sait, est un patrimoine continental en tant que symbole et instrument de lutte du peuple sud-africain contre l’odieux système de l’apartheid. Moussa Sy, le Judas des Parcelles Assainies, a choisi de nommer son lilliputien mouvement appel national pour la Citoyenneté. Avec l’acronyme de l’ANC ! En plus d’être un traitre on n’ose pas dire dans le sang, voilà qu’il se permet d’insulter la mémoire de tous ces grands combattants qui, de Nelson Mandela à Olivier Tambo en passant par les Walter Sisulu et autres Steve Biko, ont affronté l’hydre raciste. Moussa Sy est l’archétype du politicien sénégalais au sens le plus péjoratif et abject du terme. Ce jeune homme qui n’a jamais eu de métier dans sa vie a toujours vécu de léchage et de retournement de vestes. Membre du Parti démocratique sénégalais lorsque le Président Abdoulaye Wade était au pouvoir, il démissionne de ce parti dès le lendemain de sa perte du pouvoir pour adhérer à Bokk guis-guis de pape Diop dont il léchait les bottes lorsqu’il était premier magistrat de la capitale. Il n’hésite pas à lâcher ce dernier pour se rapprocher de Khalifa Sall et de sa mairie avec un budget annuel de 50 milliards de francs. Khalifa en prison, notre jeune salopard louvoie puis se rapproche du pouvoir. A la veille des dernières législatives, son adhésion à l’Apr était presque actée. Révélation du « Témoin » : c’est paradoxalement l’alors ministre de l’Intérieur, Abdoulaye Daouda Diallo, qui avait torpillé ce ralliement au nom de sa guerre souterraine avec le ministre des Finances, Amadou Bâ. Il ne fallait surtout pas que ce dernier gagne Dakar ! C’est pourquoi, d’ailleurs, la « victoire » de Benno à ce scrutin s’était jouée curieusement aux Parcelles Assainies alors que tous les maires « Takhawou Dakar » avaient gagné largement chez eux. Lorsque, au bout du bout de la nuit, les résultats des PA étaient tombés, c’était la douche froide. Et curieusement, alors que les Barthélémy Dias, Cheikh Guèye et autres Bamba Fall hurlaient à la fraude, Moussa Sy s’était cloîtré dans un mutisme intrigant. Le Judas avait déjà vendu son âme à l’Apr et attendait le moment propice pour officialiser sa transhumance. Et c’est en Brutus qu’il a poignardé Khalifa Sall dans le dos au moment où celui-ci, qui fit tant pour lui, s’apprête à se lancer à la course de la Présidentielle du fin fond de sa cellule. Traitre hier, traitre aujourd’hui, traitre demain, Moussa Sy est comme la girouette. Il tourne au gré du vent !

Gawlo.net : Kaccoor Bi (Le Témoin)

Categories: CHRONIQUE
Tags: Moussa, Sy

About Author