Sékou Touré, l’idole de toujours

Sékou Touré, l’idole de toujours
Ses posters ornent les grandes avenues et rues de la capitale. Son image fait partie du décor de la capitale. Hier, l’évocation du nom de Ahmed Sékou Touré fait déchaîner le public du stade du 28 septembre. Un nom dont il est l’origine. Car il rappelle le loin tain souvenir du 28 septembre 1958, visite du Général De Gaulle, alors Président du Conseil de la IVème République, à Conakry. Ce jour, Sékou Touré pose, de manière courageuse, les jalons de l’indépendance de son pays. Son discours prononcé à l’Assemblée nationale fait toujours la fierté des Guinéens. A De Gaulle, il avait balancé à la figure: «Nous avons, quant à nous, un premier et indispensable besoin, celui de notre dignité. Or, il n’y a pas de dignité sans liberté, car tout assujettissement, toute contrainte imposée et subie dégrade celui sur qui elle pèse, lui retire une part de sa qualité d’Homme et en fait arbitrairement un être inférieur. Nous préférons la pauvreté dans la liberté à la richesse dans l’esclavage.» Le Général De Gaulle porte une réplique qui ouvre la voie à la Guinée: «L’indépendance est à la disposition de la Guinée. Elle peut la prendre, elle peut la prendre le 28 septembre, en disant « Non » à la proposition qui lui est faite et dans ce cas, je garantis que la Métropole n’y fera pas obstacle.»
Les Guinéens n’ont pas laissé passer cette occasion d’avoir leur indépendance. Un pays indépendant que Sékou Touré va diriger de main de fer, jusqu’à sa mort en 1984. D’ailleurs, lors de son discours à la Nation du lundi 1 septembre, Alpha Condé lui a rendu un «hommage particulier».
Gawlo.net : ND. Ndiaye (L’Obs)
Categories: CULTURE
Tags: Sékiu, Touré

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