MALAISE DANS LA DISTRIBUTION DE PRESSE MAGAZINE

MALAISE DANS LA DISTRIBUTION DE PRESSE MAGAZINE
DEPUIS DÉCEMBRE 2017 : La presse étrangère absente des kiosques et librairies
Depuis presque un an, la presse étrangère n’est plus dans les rayons des librairies ni au niveau des kiosques. Aucune explication n’est donnée aux vendeurs qui ont perdu une bonne partie des abonnements d’ambassades et de certaines sociétés.
Aux points de vente des supermarchés «Casino», dans les librairies «4 vents», «Chez mon ami», les magazines, hebdomadaires, mensuels, quotidiens, comme «Femme actuelle», «Paris match», «L’express», «Le canard enchainé», «Figaro» magazine, «Mme Figaro», «Figaro» quotidien, «Le monde», «Tribune», «Libération» qui venaient de la France sont absents des rayons depuis Décembre 2017. Interpellé sur cette situation, Paul Sarr, chef de rayon à la librairie « 4 vents » Plateau, sise en centre-ville de Dakar, dit ne pas être en mesure de donner une explication. « Les lecteurs se plaignent et cela a impacté sur une certaine partie de notre clientèle notamment les lecteurs qui ne venaient ici que pour ces journaux. Nous avions aussi des abonnements de sociétés et d’ambassades, une vingtaine, qui est partie à cause de cette absence de la presse internationale. Ils disent qu’ils vont régler le problème mais nous ne savons pas quand ce sera fait et l’agence ne nous donne aucune explication», dit-il.
A la librairie «Clairafrique», située à l’entrée du «couloir de la mort » de l’Université Cheikh Anta Diop (Ucad), Marcial Sarr, adjoint du responsable de la librairie Clairafrique fait savoir qu’ils ne vendent pas les journaux concernés. Assis sur tabouret, Souleymane Dramé qui tient un kiosque depuis 1997 à la Place de l’Indépendance, se lève de sa place pour quelques minutes, le temps de vendre deux quotidiens sportifs à un client. «Depuis Décembre, la Zone Afrique est la seule à venir à Dakar. Je n’ai pas demandé d’explication au fournisseur pour savoir pourquoi ces journaux ne viennent plus. Cela me porte préjudice par rapport à mon taux de vente, mais qu’est ce que j’y peux ? C’est la volonté divine. Au début, les clients demandaient ces magazines. Plus maintenant, ils se sont fait une religion», conclu-il déçu.

RAISONS DE L’ARRÊT
Depuis le 21 décembre 2017, la presse étrangère est absente des rayons des librairies et autres centres commerciaux du Sénégal. La raison, selon des sources au fait du dossier, le désengagement de Presstalis qui regroupe des diffuseurs de presse basés en France. La filiale au Sénégal de Presstalis, l’Agence de distribution de presse (Adp) au Sénégal, s’est retirée de la distribution de la presse étrangère pourtant très prisée par les Sénégalais. La Société sénégalaise de presse et de publications (SSPP) ayant racheté les actions de la filiale de Presstalis au Sénégal depuis juin 2017, il revient à cette dernière qui édite le quotidien national «le Soleil» d’assurer la distribution des journaux étrangers au Sénégal. Seulement, la SSPP tarde à démarrer ses activités de distribution. Pourtant, selon nos interlocuteurs, le business de la distribution des tabloïds étrangers est plus lucratif que celui des quotidiens nationaux. Ainsi, les lecteurs des journaux étrangers vont devoir prendre leur mal en patience en attendant que la SSPP lance ses activités de distribution. Il sera encore difficile de se procurer «Jeune Afrique», «le Monde», «le Point», «Figaro», etc.
(L’As)
 
LA PRESSE MAGAZINE NE SAIT PLUS A QUEL SAINT SE VOUER !
Avec la défaillance de l’ADP qui, à présent, a fermé boutique le sort des magazines est peu enviable. Par exemple depuis le mois de juillet, Icône magazine, votre mensuel préféré peine à être dans les kiosques. Car avec la disparition de l’ADP, le secteur informel, animé par nos parents toucouleurs, est le seul sur la place à officier. Et les conséquences sont tout simplement dramatiques car depuis certains magazines ont cessé de paraître. Les risques sont grands d’imprimer un magazine qui ne va pas se vendre ou bien après qu’il soit vendu, l’éditeur ne verra pas la couleur des recettes. Car certains parents toucouleurs, qui constituent un lobby très puissant dans ce secteur, peuvent se volatiliser avec les produits de la vente pour aller certainement se prélasser dans leur Fouta natal.
Le secteur de la Distribution doit être assaini et réorganisé de manière efficiente. L’État doit pour ce faire réorganiser le secteur en lui insufflant une nouvelle dynamique.
Gawlo.net (M. D.)
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