Pitié pour nos enfants

Pitié pour nos enfants

L’année scolaire 2017- 2018 a été chaotique pour les élèves et parents d’élèves. Elle a été  jalonnée de perturbations avec la grève de syndicats d’enseignants qui ont rendu l’espace scolaire  très mouvementé si bien qu’il a fallu de peu afin que l’année scolaire ne soit invalidée. Elle a été   sauvée grâce à  l’implication de  l’épouse  du chef de l’État, Mme Marième Faye. C’est ainsi que  le  Président de la République avait  reçu le vendredi 27 avril 2018, une délégation des syndicats d’enseignants membres du G6, faisant suite à son appel pour une reprise immédiate des enseignements sur l’ensemble du territoire national.  Les syndicats d’enseignants avaient exprimé au Chef de l’État, après l’avoir remercié pour les mesures qu’il a déjà prises en faveur du secteur de l’éducation, leur disponibilité à répondre favorablement à son appel.  C’est ainsi que le Chef de l’État avait instruit le Gouvernement de procéder à l’inscription progressive  des ressources budgétaires nécessaires à la résorption des sommes dues aux enseignants depuis plus d’une décennie et qui sont relatives aux évolutions de leur carrière. Il avait aussi décidé d’une revalorisation significative de l’indemnité de logement allouée aux enseignants, soit 15.000 FCFA à compter d’octobre 2018, 10.000 FCFA à compter de janvier 2019, et 15.000 FCFA à compter de janvier 2020. Ces mesures exceptionnelles en faveur des enseignants, portent l’indemnité de logement de 60.000 FCFA actuellement, à 100.000 FCFA par mois et par enseignant.   A la sortie de cette audience et après une réunion avec le Premier ministre, les syndicats d’enseignants avaient fait serment de rendre l’année académique 2018-2019 apaisée avec le bon déroulement des enseignements. Mais à peine l’ouverture des classes annoncée pour ce jeudi, que des   perturbations planent déjà sur l’année avec la sortie  de quelques syndicats d’enseignants.  Nos enfants ont déjà trop payé de ces dérèglements.   En effet,  malgré le prolongement  de l’année scolaire 2017- 2018, le quantum horaire n’a pas été atteint. Conséquences de  ces perturbations,  des résultats jugés catastrophiques aux différents examens notamment pour le Bfem et le Baccalauréat.  Aujourd’hui  tous les acteurs de l’école sénégalaise ont l’impérieux devoir de se retrouver autour d’une table pour année apaisée et sans perturbation.  Enseignants, parents  d’élèves, tous les acteurs   soucieux de  l’avenir de  nos enfants  doivent s’investir  pour une bonne année scolaire.  Il nous faut  sauver l’école sénégalaise   et  avoir pitié pour nos enfants qui restent les seules victimes de ces perturbations dont ils ne sont pas responsables.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Gawlo.net (M. D.)

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