Apaisement du climat social dans les universités : Les étudiants posent leurs conditions à Mary Teuw Niane

Apaisement du climat social dans les universités : Les étudiants posent leurs conditions à Mary Teuw Niane
Un comité de dialogue social du sous-secteur de l’enseignement supérieur a été lancé hier, à Saly. Il regroupe les différents acteurs qui composent le milieu universitaire. A cette occasion, les étudiants qui sont les principaux concernés par les revendications socio-pédagogiques ont posé leurs conditions au ministre pour un apaisement du sous-secteur.
Le régime de Macky Sall veut mettre fin au climat délétère qui constitue le tendon d’Achille de l’Enseignement supérieur. Pour ce faire, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a présidé hier, le lancement du Comité de dialogue social du sous-secteur.
Pour les étudiants qui ont pris part à cette rencontre de trois jours (du 13 au 15 septembre), l’État devra, avant tout, régler les problèmes de paiement des bourses qui sont souvent, sources de manifestations. Pour Moustapha Bâ, qui a représenté les étudiants de la Faculté des lettres et des sciences humaines, il faut que l’État fasse plus d’efforts dans le respect de ses engagements. «Nous avons déposé plusieurs cahiers de doléances pour l’épanouissement des étudiants. Nous avons demandé aussi le renforcement de la prise en charge médicale des étudiants car au niveau de l’Université Cheikh Anta Diop, le service médical ne fonctionne pas correctement. Or, cela est en train de causer un réel problème aux étudiants handicapés et ceux qui vivent avec des maladies chroniques», a souligné le délégué de la Faculté des lettres et des sciences humaines. «Nous attendons le mois d’octobre pour voir quelle suite donner à notre revendication. Mais pour l’instant, le dialogue a été entamé avec l’ambassadeur itinérant, Omar Pène, et avec d’autres autorités concernées comme le ministère de tutelle pour qu’on puisse régler la question avant qu’on en arrive à l’extrême. Le gouvernement a pris des engagements mais on est en train de voir quelle sera la suite», poursuit-il à propos de l’affaire Fallou Sène. Concernant, le nombre pléthorique d’étudiants orientés à l’Université, mettant en cause la qualité de l’enseignement, les délégués sont d’avis qu’il faut revoir l’orientation qui ne doit être réservée qu’aux meilleurs bacheliers. «Rien qu’à la Faculté des lettres et des sciences humaines, nous sommes plus de 30 mille étudiants. Cela veut tout dire, mais avec des discussions et des concertations nous y arriverons», avance Moustapha Bâ.
Pour sa part, le médiateur de l’Université Cheikh Anta Diop soutient que la rencontre vient à son heure, dans la mesure où il permettra de lever les équivoques afin que l’on puisse avoir une année universitaire apaisée. «J’ai espoir qu’à partir de maintenant, tout le monde aura conscience de l’importance du dialogue social et que nous irons vers des lendemains paisibles au niveau des universités. C’est une nécessité au regard des gros moyens investis par le gouvernement. Parce que rien que pour les bourses, le budget tourne autour de 43 milliards», a déclaré Ndiassé Diop médiateur de l’Ucad. Toutefois, M. Diop reconnaît que la question des bourses est très délicate. «Nous pensons que dans la mesure où le constat a été fait, ces choses-là vont être réglées. L’idée a aussi été émise de diversifier les structures de paiement», fait-il savoir.
 
Mary Teuw Niane, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation: «L’Enseignement supérieur est en train de monter en puissance»
La création de ce cadre va nous permettre, après les différents accords qui ont été signés avec le SAES et les étudiants, d’aborder ces sept prochaines années sous une nouvelle forme d’engagement dans un esprit de paix. Notre institution de temps en temps traverse des troubles, mais on reconnaît que chaque année, il y en a moins. Malheureusement, il y a eu un évènement triste qui s’est produit à Saint-Louis et le président de la République a pris des mesures et a respecté tous les engagements. Maintenant, la question est entre les mains de la Justice Il faut donc laisser la Justice faire son travail. Nous avons un Enseignement supérieur qui est en train de monter en puissance. Beaucoup de gens se sont battus pour l’indépendance et l’émancipation. Mais la vraie émancipation, c’est la maîtrise de la science et de la technologie et cela ne peut se faire que par la mise en place d’une bonne éducation. Nous venons de terminer, la semaine dernière la campagne pour l’inscription sur Campusen. Cette année, nous avons fait une innovation en demandant aux étudiants de faire leur choix entre les établissements publics et privés. Sur les 55 mille bacheliers, 53 mille se sont inscrits. Il y a 2100 qui ne l’ont pas souhaité et 70 ont entamé les procédures et ne l’ont pas terminé».
Gawlo.net (L’As)
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Tags: MARY, NIANE, TEUW

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