Se parler, encore se parler…

Se parler, encore se parler…

L’opposition regroupée autour du Front démocratique de résistance nationale (FnR)  a décidé d’organiser cet après -midi un sit-in  devant le ministère de l’Intérieur pour dénoncer ce qu’elle considère comme des abus de pouvoir. Un rassemblement  qui vise  à faire pression sur le gouvernement pour obtenir  la confirmation des candidatures déjà annoncées de Karim Meissa Wade et de Khalifa Ababacar Sall, la mise en place d’une autorité indépendante pour organiser les élections, l’accès au fichier électoral pour tous, le retrait de la loi sur les parrainages, la distribution des cartes d’électeurs aux ayant droits, la libération des prisonniers politiques. Un rassemblement   interdit  par le préfet et que  l’opposition a décidé de braver.  Autant dire qu’il y a de l’étincelle dans l’air. A quelques mois de la tenue de la présidentielle, le champ politique plutôt que d’être apaisé, semble être en  ébullition. Ce   qui ne présage rien de bon pour l’avenir de ce pays tenu en otage par la classe politique. Nous n’avons cessé, à travers ces colonnes, d’appeler au dialogue entre le pouvoir et l’opposition. Ce dialogue est devenu une exigence fondamentale pour l’avenir de ce pays qui va vers des lendemains post- électoraux  incertains. Déjà, tout concourt à dire que deux leaders de l’opposition seront mis hors-course de cette présidentielle de tous les dangers pour un pays qui a déjà connu deux alternances pacifiques. Bien entendu, la mise à l’écart  des deux leaders  de l’opposition est contestée par leurs militants décidés  à en découdre avec le pouvoir  afin qu’il n’y ait pas  d’élection s’ils n’obtiennent pas l’alignement de leurs candidats sur la ligne de départ. Décidés à participer à cette élection, ils sont déjà à la chasse de signatures pour le parrainage. De gros nuages enveloppent le ciel politique déjà assombri par des affaires juridico- politiques et il n’est point besoin d’être mage pour savoir que l’on court vers des contestations électorales dans la violence. C’est maintenant que la classe maraboutique doit jouer son rôle de régulateur  avant que tout ne s’embrasse. Ce qui pourrait compromettre la paix sociale surtout avec notre statut de futur producteur de pétrole et de gaz. Et là se trouve véritablement le danger  qui guette le pays de la Téranga pour ceux qui pensent  que la malédiction du pétrole n’est que pour les autres.   Il urge que la classe politique se retrouve  autour d’une table pour pacifier la route qui mène à février 2019. Demain, il se fera tard !

 

 

 

 

 

 

 

 

Gawlo.net (M. D.)

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