Musique : Soussaba Sissoko, la conviction de la réussite

Musique : Soussaba Sissoko, la conviction de la réussite
Soussaba, comme «trois nuits» en bambara mais qui rêve d’éternité. Dans 10 ans, un featuring avec Beyoncé, son idole, ne «déplairait pas», à la jeune chanteuse sénégalaise.
Elle est comme ça, Soussaba. Elle sait ce qu’elle veut, elle le dit tout en nuance et parfois en cachette mais elle me dit. Malgré une licence en Banques, Assurances et Finances, c’est décidé pour elle, il faut qu’elle chante. «Je veux faire de la chanson mon métier», dit-elle en souriant et plongeant sa rétine d’ébène dans celle de son interlocuteur. Sûre de son fait, à 22 ans, Soussaba Cissoko rêve donc d’éternité et de notoriété. Mais pour le moment, la jeune femme essaie de maîtriser les belles vocalises qui échappent de sa bouche et qui lui font dire que le chant est «inné chez (elle)». «Je chante depuis que je suis toute petite, même si des métiers comme actrice ou journaliste m’intéressaient également», fait-elle savoir.
C’est donc en chanteuse qu’elle se voit dans les années à venir. Pour se former, elle fréquente quotidiennement le studio de Foflow, son artiste de frère, qui est mitoyenne du domicile familial en périphérie dakaroise. Son style, Soussaba le voit plus en «world musique» même si elle est «plus à l’aise avec un son acoustique au rythme d’une guitare». Cependant, il a fallu qu’elle aille au-delà de sa sphère de confort quand elle participait au concours LNS2 initié par Vibe Radio qui passait sur la 2STV en 2017. Sur 32 participants, la jeune étudiante spécialisée en chanson a dû se mettre aux modules Mbalax, Rnb et Rap pour valider sa candidature. «Je me suis arrêtée en demi-finale». dans sa bouche ambitieuse, comme celle d’un jeûneur quand le jour dort encore pendant le mois de Ramadan, ce n’est point une consécration mais plutôt une frustration. «Demi-finaliste, c’est un échec, tranche-t-elle. Mais il m’a rendu plus forte. Je suis persévérante.
 
Concours
Ce caractère me permet de penser que je vais y arriver». Une certitude qui veut remettre en question la conception nietzschéenne qui fait de la conviction «le meilleur ennemi de la vérité». Après avoir fait, entre 2011 à 2014, une alternance entre études et musique pour finalement un retour exclusif à la musique depuis 2017 après sa licence universitaire, la vérité pour Soussaba, c’est un single sorti en décembre 2017 et Medley, depuis mi-juillet 2018, de reprise de 11 chansons (Dip, Adiouza, Omar Pène, Ndour, Nabi, Jant Bi, entre autres). Des artistes qui font partie de son panthéon de référents comme Marema, Viviane, Coumba Gawlo ou l’idole américaine Beyonce alias Queen B. Dans sa quête, Soussaba n’a qu’une peur: décevoir les gens qui lui ont fait confiance. «Ma famille compte sur moi», dit celle qui se définit comme célibataire tout en précisant que même à l’orée d’une carrière, elle ne remettrait pas le mariage à plus tard. «Il suffit juste de trouver l’âme sœur». Pour le moment, seule la musique peut se targuer d’une telle proximité..
Gawlo.net (Le Soleil)
Categories: PEOPLE
Tags: Soussaba

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