Financement de l’économie : 4209 milliards de FCfa octroyés au secteur privé


En 2017, le système bancaire sénégalais a accordé des crédits estimés à 4.209,1 milliards de FCfa au secteur privé, soit 33,7% du Pib, selon les résultats de la Revue annuelle conjointe 2018, présentée hier. le document revient également sur les performances et défis dans les autres branches de l’activité économique telles que les infrastructures, le tourisme.
Les services de la Direction général de la planification et des politiques économiques (Dgppe) ont présenté les résultats de la Revue annuelle conjointe 2018 qui constitue une photographie des secteurs d’activités pour l’exercice de l’année écoulée.
S’agissant des services financiers, la revue note que le système bancaire du Sénégal a accordé, en 2017, des crédits au secteur privé pour un montant de 4.209,1 milliards de FCfa (33,7% du Pib) contre 3.243,9 milliards en 2016 (28,4%), soit une augmentation en valeur relative de 16,5%. Ces crédits déclarés ont profité plus aux secteurs du commerce, de la restauration de l’hôtellerie ainsi qu’aux industries manufacturières et services à la collectivité. Au 31 décembre 2017, le paysage bancaire du Sénégal est composé de 29 établissements de crédit avec 25 banques et 4 établissements financiers à caractère bancaire contre 27 institutions financières en 2016. La revue annuelle indique que le Bureau d’information sur le crédit (Bic) a inscrit dans son dispositif 224.717 clients au 31 janvier 2018 contre 120.647 au 31 décembre 2017.
 
Le nombre de touristes en hausse de 13% en 2017
 
Les activités du Bic permettront de réduire l’asymétrie d’informations entre les banques et les demandeurs de crédit et d’assainir le portefeuille de la clientèle pour le renforcement de la solidité du système bancaire. La modification récente de la loi uniforme sur le Bic permettra d’augmenter le volume de contrats à transmettre. Outre les services financiers, la Revue annuelle conjointe 2018 mentionne également les performances dans le secteur touristique. En effet, le nombre de touristes a enregistré une hausse de 13% passant de 1.210.000 en 2016 (avec une durée moyenne de séjour de 10 jours) à 1.365.000 en 2017 (avec une durée moyenne de séjour de 10 jours également). Ce résultat s’explique par la suppression du visa d’entrée, la baisse des redevances aéroportuaires, le retrait de la Casamance de la liste des zones à risque par la France ainsi que les efforts entrepris par l’État pour la sécurité des touristes. Toutefois, l’objectif de 1.450.000 de touristes pour l’année n’a pas été atteint. Cela s’explique par plusieurs facteurs liés entre autres à l’offre touristique peu diversifiée, à la cherté de la destination (l’indice de compétitivité prix classe le Sénégal parmi les destinations les plus chères d’Afrique) et à l’insuffisance des moyens dédiés à la promotion touristique. Pour atteindre et même dépasser cet objectif, la Revue annuelle conjointe recommande de procéder au démarrage effectif des travaux de restauration des plages de Saly, de relever le niveau de la formation des diplômés, de finaliser les travaux d’aménagement de Pointe Sarène.
 
Contribution de 5,27% de l’économie numérique au Pib
 
La Revue annuelle conjointe 2018 s’est également intéressée au dynamisme de l’économie numérique qui constitue un secteur déterminant dans le développement économique et social du Sénégal, de par sa contribution à la croissance du Pib estimée à 5,27% en 2017. «C’est un levier essentiel de création d’emplois, de multiplication des gains de productivité et d’accroissement de la compétitivité de tous les secteurs de l’économie, à travers l’offre des biens et services numériques», souligne la Revue annuelle conjointe. Elle précise que le secteur du numérique est principalement porté par les télécommunications et les services. L’indice de développement des Tic pour le Sénégal s’est établi à 2,66% en 2017 contre 2,54% en 2016, soit une augmentation de 0,12% correspondant à la 14ème place sur le continent.
 
Des efforts significatifs dans la réhabilitation des routes
 
En ce qui concerne l’entretien, la densification et la préservation du patrimoine routier, des résultats significatifs ont été enregistrés en 2017, d’après la Revue annuelle conjointe. Ce document note que le programme de réhabilitation des routes revêtues s’est renforcé, permettant ainsi de consolider le linéaire de routes revêtues ou réhabilitées à 331,5 kilomètres en 2017 contre 120,5 kilomètres en 2016 avec un taux de réalisation d’environ 104% par rapport à la cible. Cette performance est due à l’achèvement des travaux de Fatick-Kaolack, Dinguiray-Nioro-Keur Ayib, Passy-Sokone, Dahra-Linguère… Par ailleurs, 10,97 kilomètres de routes revêtues ont été entretenues périodiquement en 2017 contre 216,3 kilomètres en 2016, soit 90% de l’objectif (200Km). En outre, l’objectif de construction de routes revêtues (y compris les autoroutes) a été atteint avec un niveau de réalisation de 103% (67 kilomètres).
Gawlo.net (Le Soleil)
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