*TCHEY Li Ci PRÉSIDENTIELLE 2019* !

*TCHEY Li Ci PRÉSIDENTIELLE 2019* !

Présidentielle de 2019 – Le Parti Socialiste soutient la candidature de Macky Sall

C’est la fin du suspens !  le PS ne présentera pas un candidat contre Macky Sall à la présidentielle de 2019. En effet, le porte parole des socialistes, Abdoulaye Wilane a fait la révélation ce jeudi au cours d’une réunion du Secrétariat Exécutif National du Parti Socialiste tenue à la maison du parti de Leopold Sédar Senghor.  Cette rencontre présidée par le secrétaire général du PS, Ousmane Tanor Dieng a abordé plusieurs questions, le problème de la pénurie d’eau, l’hivernage, l’examen du baccalauréat et surtout la présidentielle de 2019.

Sur cette question, le porte parole du PS est clair et net sur la décision prise par le Parti socialiste d’accompagner le président de la République Macky Sall lors de la prochaine Présidentielle de 2019. Selon Abdoulaye Wilane, le candidat Macky Sall sera soutenu par le parti socialiste pour la présidentielle de 2019 du fait de sa loyauté, son sens du travail, son leadership en Afrique. Poursuivant, Wilane se justifie : “les socialistes restent des hommes de principes, jamais ils ne sauront prendre des actes qui mettent en péril la coalition Benno Bokk Yakaar”, a-t-il assuré.

D’ailleurs, la question sera abordée samedi prochain lors de la rencontre du Bureau politique du PS  convoquée  à la Maison du Parti, sous la présidence du Secrétaire général national, M. Ousmane Tanor DIENG. D’après le porte parole des Socialistes, cette réunion sera élargie aux députés, aux hauts conseillers des collectivités locales, aux membres du Conseil économique social et environnemental, aux secrétaires généraux entre autres.

*Par Iboundoye Diender*
Dans la vie politique, il arrive un jour qu’un compagnon soit au centre de vos préoccupations. Non pas parce que vous êtes liés par le « sang politique » ou les mêmes convictions idéologiques, mais parce que par le destin, * »la forme accélérée du temps »,* pour reprendre Giroudoux, vous vous tenez la main dans la main, pour conduire le SÉNÉGAL sur le fil de l’espoir. De tous les espoirs dont le plus emblématique aujourd’hui porte les couleurs de l’émergence, déclinées dans leur forme arc-en-ciel sous le label flamboyant  de  » *Bennoo Bokk Yakaar* « . On a beau décrier le caractère d’apparence hétéroclite de cette écurie politique, il reste  une vérité absolue que le temps continue d’éprouver sans fioritures : jamais dans l’histoire quelque peu tumultueuse du pays (et peut-être même du continent africain), un rassemblement pareil n’ait autant duré. En dépit des soubresauts (naturels) ayant émaillé l’évolution de la coalition, jamais l’essentiel n’ait été remis en cause. * »Gagner ensemble, Gouverner ensemble »,* tel est toujours le socle sur lequel repose la volonté commune des leaders de porter les intérêts supérieurs de notre chère Nation au-dessus des ambitions individuelles. Pourtant légitimes. En choisissant le candidat Macky SALL, le Parti socialiste fait office de partenaire cohérent dans sa démarche et fidèle au serment fondateur de l’alliance. La logique politique ne peut dicter aucune autre attitude. On peut en dire autant de l’AFP de Moustapha NIASSE et des autres composantes du groupe. Beaucoup des observateurs pensent (avec des Apéristes purs, … pires et durs) que le Président Macky Sall a sacrifié ses camarades de parti sur l’autel de l’amitié politique le liant à ces formations précipitées. Erreur ne peut être plus grosse ! Je le pense, c’est ma conviction profonde. La solidité du régime, le bilan flatteur que nous exhibons, la stabilité sociale que nous chérissons tant, tout cela est dû à sa stratégie d’apaisement et d’ouverture. Efficace jusque-là à l’épreuve de toutes contradictions. Bref, il a bien vu. Et avec lui, des alter egos de la trempe de M. Ousmane Tanor DIENG. C’est de mode aujourd’hui de réclamer une alternance au sommet des partis. C’est très aisé maintenant, de lui chercher des poux, mais un regard moins passionné sur le parcours de Tanor, un diagnostic de la trajectoire de cet homme depuis la chute du régime socialiste en mars 2000, tout ça conduirait à une conclusion pleine d’enseignements sur le sens des responsabilités dont doit s’armer tout leader politique en toutes circonstances. Figure emblématique d’une gouvernance socialiste honnie et bannie, décriée et décadente, Tanor a su tenir la barque sur une mer agitée, face aux pressions d’un Abdoulaye Wade sans pitié, pour maintenir en vie un Parti socialiste au bord de l’agonie. Son courage et sa bonne lecture des enjeux politiques d’antan l’ont aidé à réanimer (aux sens propre et figuré) cette formation historique alors sous perfusion. Tout l’opposait au président SALL ! Mais le réalisme politique et l’amour de la patrie (nul n’a le monopole du patriotisme), l’ont certainement obligé à opérer ce choix durable (difficile) pour s’inscrire dans une prospective historique. Demain, le Sénégal des consciences averties lui revaudrait. Penser qu’en adoptant une telle posture (impopulaire diraient certains), l’homme cherche à s’accrocher tout naturellement à des privilèges, cela me semble trop simpliste pour ne pas dire absurde. Dans un passé encore frais dans la mémoire collective, il a exercé le pouvoir. Au plus haut sommet de l’État. C’est très honorable d’être à la tête du Haut Conseil des Collectivités Territoriales (HCCT), mais aux côtés du chef de l’État Abdou Diouf, Tanor n’a pas été que Ministre d’État, chargé des Affaires et services présidentiels ou Directeur de Cabinet. Il est vrai que les temps ont vraiment changé ! Pour qui connaît la nature du régime présidentiel (ou présidentialiste), c’est une fonction hyper importante. *De fait, Tanor était le Président de la République bis !* Des mains de fer dans un gant de velours, il dirige le parti socialiste au milieu des années 90, comme 1er Secrétaire, et fait face en Refondateur,  aux qassauts répétés des légitimistes du parti. De manière héroïque. D’où le nom que lui collait par ironie l’hebdomadaire satirique  » *Le Cafard Libéré »* ,   Wojciech *Jaruzelski* , le dernier président communiste polonais aux grosses lunettes noires. C’est pour dire donc que le choix du candidat Macky Sall pour porter le drapeau vert à la présidentielle 2019 relève moins de la préservation de prébendes que d’une tradition républicaine. Il y a mille manières de servir son pays. L’important est d’être utile. Du temps du president Wade, les socialistes avaient refusé de goûter à la sauce de l’entrisme. Tous les courants du Ps ne sont pas aujourdhui de la mouvance présidentielle. Il est plus facile dans ce contexte de tirer sur le pouvoir et de suivre la meute oppositionelle. Autant les droits de ceux qui ont opté pour la..  rue publique doivent être respectés, autant ceux qui ont choisi librement de rester dans le… Macky des Républicains, méritent respect et considération. La démocratie, il n’y a que ça de vrai !
       *Par Iboundoye Diender*

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