Bombardier-Eumeu Sène : combat pour le trône

Bombardier-Eumeu Sène : combat pour le trône

Cet après-midi, au stade Léopold Sédar Senghor, l’arène va ouvrir une nouvelle page avec le combat qui oppose «Bombardier» à Eumeu Sène. Plus qu’un simple combat de lutte, cette confrontation aura comme principal enjeu le titre de «Roi des arènes».

Réussir là où Mohamed Ndao Tyson, Balla Gaye 2, Modou Lô et bien d’autres ténors ont tous montré leurs limites. C’est le défi qu’Eumeu Sène va tenter de relever, ce samedi. L’affiche royale, la dernière de la saison, organisée par la structure Leewtoo Production et estampillée «combat royal», va marquer un tournant pour les deux lutteurs que tout oppose, aussi bien sur les plans du vécu, athlétique, que de la trajectoire prise par leurs carrières respectives. Le colosse de Mbour part bien sûr avec les faveurs des pronostics. Sacré roi des arènes depuis sa belle victoire sur Balla Gaye 2, le  B52, qui par la suite s’est défait de Modou Lô, entend conserver son titre jusqu’à sa retraite sportive. Le géant de la Petite Côte, qui compte 26 combats pour 19 victoires, contre 7 défaites, s’ouvre cette fois un combat tout aussi royal, face au talentueux lutteur de Pikine. Un adversaire qui n’a également jamais été aussi proche d’une consécration suprême. Il affiche aujourd’hui toute sa détermination à s’emparer de cette couronne officieuse que seuls Manga 2, Tyson, Bombardier, Yékini et Balla Gaye 2 ont eu à porter avec des fortunes diverses. Mais l’histoire retiendra que Bombardier est le premier à l’accrocher à deux reprises, d’abord en l’arrachant en 2002 des mains de Mohamed Ndao Tyson et ensuite, une deuxième fois, face au Lion de Guédiawaye. Il en mesure aujourd’hui tout l’enjeu, lorsqu’il déclare à qui veut l’entendre qu’il n’est pas prêt à la céder et croit même la garder jusqu’au terme de sa carrière. D’autant plus qu’il sort d’une victoire contre Rocky Balboa en MMA.

Forces et faiblesses de Bombardier

Pour cette nouvelle sortie, Bombardier devrait avoir comme principal atout sa taille et surtout cette masse musculaire nettement plus développée que chez son adversaire. Sa longue présence dans l’arène est encore à prendre en compte et lui a également procuré une expérience indéniable en matière de lutte. Sans parler de cette confiance souvent assez débridée qui l’anime et qui lui a souvent joué des tours.

La chance unique de Eumeu Sène

Mais, ces atouts de Bombardier sont loin d’être un problème pour Eumeu Sène, qui a jusqu’ici démontré qu’il est un redoutable client pour les lutteurs se réclamant de la catégorie des lourds. Le chef de file de l’écurie Tay Shinger, qui totalise 18 combats (9 victoires pour 7 défaites et 2 combats nuls) se présente comme le bourreau des poids-lourds. Remis au-devant de la scène, après cette brillante victoire sur Balla Gaye 2 en 2009, qu’il a battu encore en 2015, lequel faisait un vrai ravage sur son chemin, Eumeu Sène a jeté son dévolu sur les «Grands» de l’arène. Il a d’abord tenu en échec Lac 2 du Walo avant de lui infliger sa 1ère défaite, le 8 avril 2012, après avoir laminé Gris Bordeaux de Fass 12 mois plus tôt (6 mars 2011). Sans oublier que, par le passé, il a dicté sa loi à des gens comme Ouza Sow (Fass), Mbaye Diouf (Baol), Soulèye Dop (Sine Saloum), Zale Lô (Pencum Ndakaru). Un vrai tombeur de «Grands». En quelques saisons seulement, ce «petit» de l’arène s’est transformé en véritable bourreau, fracassant tout sur son passage et se taillant une solide réputation. Il est donc à la croisée des chemins et aura tout de même besoin d’une grande sérénité et d’une stratégie bien au point pour créer l’exploit et accéder à la couronne qu’il a promise aux Pikinois et les dix millions pour la prime du vainqueur.

Gawlo.net : Mansour SAMB (Les Echos)
Categories: A LA UNE, SPORT
Tags: Lutte

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