Dette de l’État vis-à-vis de Senelec: Le gouvernement «n’envisage» pas un retour des délestages

Dette de l’État vis-à-vis de Senelec: Le gouvernement «n’envisage» pas un retour des délestages
Les syndicalistes de Senelec avaient alerté sur un possible retour des délestages à cause de la dette de 235 milliards F Cfa de l’État à la société d’électricité. Le ministère du Pétrole et des Énergies a avancé, dans un communiqué hier, trois raisons qui font qu’il n’y aura pas un retour, du moins à court terme, des délestages.
L’alerte faisait froid dans le dos. C’est au moment où les Dakarois peinaient à recueillir le liquide précieux dans les robinets secs que les syndicalistes ont annoncé, pour bientôt, un possible retour des délestages. A cause d’une dette de 235 milliards F Cfa de l’État à Senelec devant entraîner un manque de combustible. Le gouvernement est, après plus d’une semaine, sorti du bois. Avec des assurances. «Le ministère du Pétrole et des Énergies tient à rassurer les Sénégalais sur la situation. Il ne saurait y avoir un retour des délestages pour trois (3) raisons fondamentales», a assuré Mansour Élimane Kane dans un communiqué. Le ministre du Pétrole et des Énergies dévoile les raisons: «Premièrement, Senelec dispose de suffisamment de capacité de production pour assurer une fourniture d’électricité en quantité et en qualité, ce que les consommateurs ressentent d’ailleurs tous les jours. Deuxièmement, la sécurisation de l’approvisionnement en combustible est garantie par le Fonds spécial de soutien à l’énergie (FSSE) qui est capable de mobiliser les ressources nécessaires. Troisièmement, un mécanisme de suivi de l’approvisionnement régulier des centrales de Senelec, qui aujourd’hui couvre les besoins jusqu’en fin décembre 2018». Le ministère du Pétrole et des Énergies assure que «la qualité de service de Senelec va se poursuivre grâce à l’ensemble des mécanismes mis en place pour assurer un approvisionnement convenable en combustible». M. Kane a salué «l’expertise et la compétence des agents de Senelec, assorties à la mise aux normes des infrastructures techniques», qui devraient contribuer de «façon substantielle à cette quête permanente de qualité dans le service public».
Concernant le paiement de la dette de 235 milliards F Cfa, le ministère du Pétrole et des Énergies n’a pas été si convaincant. «Il faut préciser que le règlement des factures de l’État répond à des normes qui font que celles-ci sont toujours honorées chaque trimestre, après vérification des services compétents du ministère de l’Économie, des Finance et du Plan. En outre, pour améliorer la trésorerie de Senelec en plus des subventions d’investissement qui lui sont accordées, l’État prend en charge le paiement des factures de l’éclairage public qui sont de la responsabilité des collectivités territoriales et qui s’élèvent à environ 10 milliards F Cfa par an», a rappelé M. Kane.
Gawlo.net (avec L’Obs)
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