Le Professeur Baydallaye Kane, recteur sortant et Amadou Diao directeur du Centre régional des œuvres universitaires de Saint-Louis (Crous) devaient partir. Ils ont été démis par le président de la République. C’est une suite logique d’un événement tragique. La mort par balle de l’étudiant Mouhamadou Fallou Sène est d’abord de leur responsabilité. Eux qui n’ont pas su gérer avec tact et sérénité la grande colère des étudiants affamés par l’inadmissible retard de leurs bourses. N’est-pas le Recteur qui a demandé à la gendarmerie de violer les franchises universitaires non sans l’assentiment naturel du Directeur du Crous. C’était peut-être par «instinct de conservation» des biens privés et publics après la ruée des étudiants vers les restaurants.
Toutefois, il est clair que la furie estudiantine a des causes plus profondes. Elle découle d’une gestion approximative des bourses. Et là, la responsabilité du ministre de l’Enseignement supérieur et de celui des Finances sont engagées. C’est au président de déterminer les fautifs et de sanctionner à la mesure de la bêtise. Symboliquement, ce serait un motif de satisfaction, de décrispation et de soulagement pour tous.
Le président bouge, on le salue. C’est bien mais ce n’est pas assez.
Gawlo.net : Buurba (La Cloche)