TCHEY Le ROI et sa COUR !

TCHEY Le ROI et sa COUR !

* »Je présente mes excuses aux dirigeants de l’hôtel Palm Beach parce que le compte-rendu qui m’avait été fait, avait tendance à établir une vérité qui n’en est pas une ».*

Ces propos émanent de Monsieur Idrissa Seck, leader du parti REWMI. Mettant à profit sa conférence de presse après les douloureux événements de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, le président du Conseil départemental de Thiès bat sa coulpe en retirant ses accusations contre les responsables de cet hôtel qu’il avait sollicité il y a quelques mois pour abriter les journées de réflexion organisées par son parti en perspective de la présidentielle de février 2019. Du haut de la tribune, au milieu de partisans surexcités, Idy avait tiré à bout portant (en guise de légitimité défense justifiait-il, ce qu’il refuse aux forces de l’ordre) sur le patron de l’hôtel, le traitant de tous les noms d’oiseau, l’accusant de complicité coupable avec le régime Sall en lui fermant les portes de son établissement. Bref, sans fioritures, l’ex-Maire de Thiès a crucifié le pauvre directeur au mépris des explications raisonnables qu’il avait servies. Aujourd’hui que les nuages sont dégagés par la force du temps, Monsieur Seck ravale ses propos et se confond en excuses. Soit ! C’est toujours honorable d’admettre ses erreurs et de s’amender. Mieux vaut tard que jamais. Mais ces propos précités renseignent de manière instructive sur la tempérament (largement partagé) de nos leaders politiques aspirant à conduire les destinées de notre peuple et/ou exerçant le pouvoir. L’aveu de Monsieur Idrissa Seck est de taille ! * »Le compte rendu qui m’avait été fait avait tendance à établir une vérité qui n’en est pas une »*. Alors, comment peut-on croire à tout ce qu’il dit de mal quotidiennement sur le régime du président Macky SALL ? Sur quoi fonde-t-il son projet politique ? Hélas, c’est devenu une pratique ancrée dans nos mœurs politiques. De quoi avoir peur pour notre pays. Ailleurs, et dans d’autres sphères, sur la base de la délation, le roi peut exécuter un collaborateur fidèle, serviable, prompt à donner sa vie pour protéger sa couronne. Au nom d’on ne sait quelle logique (en tout cas pas humainement noble et tolérable), on essaie de tuer à petit feu un compagnon historique ayant pourtant fait preuve de sacrifices durant les temps de braise. Quand il n’était pas indiqué de s’afficher aux côtés d’un prétendant au trône royal, banni, humilié, persécuté et détesté de ses frères de… chapelle (politique). Quand, un seul coup d’œil sur son image faisait souffrir certains (amis d’aujourd’hui) de décollement rétinien. De peur de perdre des privilèges et honneurs. Huum, des « amis » peuvent être durs et féroces dans la Cour du roi ! Ne… déraillons pas avec (ou comme) Idy.
Ministre sous Abdou Diouf dans les années 90, puissant Directeur de cabinet et Sherpa investi de pouvoirs réels du président Wade (il était le 2ème numéro 1 du régime, sic.), puis Premier Ministre, il n’a pas l’excuse d’un néophyte. Il a connu les ivresses de la grandeur et les affres de la décadence. Aujourd’hui, il est à la quête d’une nouvelle virginité politique. En parlant de cette manière aussi légère et péremptoire, portant un jugement catégorique sur un individu dont le seul tort est de vouloir donner un sens à son engagement professionnel, Idy a mis en lumière les effets de « la complotite aiguë » qui caractérise les palabres de la Cour des rois modernes qui fondent leur légitimité enivrante sur les charmes de la démocratie populaire. On lui a fait porter des œillères pour lui faire voir et croire ce qu’ils veulent. Il use du glaive, lui. Aveuglément. A l’épreuve d’un court temps, il se résoud à l’évidence : tout a été bâti sur du faux. Basta ! Alors, pour quelqu’un qui convoite les suffrages du peuple, qui ambitionne de faire autre que l’existant, il y a de quoi s’inquiéter. On a beau dire nak, en face du pouvoir en place, il n’y a pas encore grand chose qui fasse rêver mieux. Il n’y a pas cependant à désespérer de notre patrimoine humain riche en génies. En attendant, savourons encore davantage les délices de notre ambitieux PSE qui inspire d’autres pays de l’Afrique et que notre chère Opposition peint (injustement) comme un chiffon mal propre. Peu importe. On n’efface pas la souillure avec de… l’urine !
Balèn ma akh ci Ramadanbi ! Wassalam.

 

*Iboundoye Diender*

 

Categories: BLOG MADIOR SALLA
Tags: Idy

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