LES PIQUES DE L’AS DE CE MERCREDI

LES PIQUES DE L’AS DE CE MERCREDI

Macky vire son Dage

Le Capitaine Dièye est en train de faire des victimes collatérales. Hier à la surprise générale, le chef de l’Etat a viré son plus que fidèle ami Abdoulaye Ndour qui tenait les cordons de la bourse à la présidence depuis qu’il est arrivé au pouvoir. Pressenti pour entrer dans le Gouvernement lors du dernier réaménagement comme ministre du Budget, Abdoulaye Ndour a quitté la Présidence hier pour un délit d’opinion. Dans le décret, il est simplement dit qu’il est mis fin à ses fonctions. Seulement d’après des sources officielles, il lui est reproché d’avoir fait une sortie le weekend dernier dans son fief à Fatick tendant à prendre la défense du capitaine Dièye. En réalité, il a simplement indiqué que le pouvoir gagnerait à modifier les textes qui régissent la fonction publique «pour libérer les énergies» en permettant aux officiers par exemple de prendre part au débat public. Ce qui nous aurait évité le cas Sonko, Dème ou Dièye. Hélas, le chef de l’Etat l’a compris autrement. D’après les proches du désormais ex Dage, Macky Sall promet de le recaser comme il le fait souvent du reste avec ses ministres. Toutefois, le ministre directeur des moyens généraux qui s’était déjà fait une base à Nord Foire, a reçu le soutien de ses militants. Jusque tard dans la nuit, ces derniers menaçaient de claquer la langue pour dénoncer la mise à l’écart de Abdoulaye Ndour qui fait pourtant partie des membres fondateurs de l’Apr. Par ailleurs, certains pensent que ce limogeage intervenu la veille du conseil des ministres, ne vise qu’à allumer un pare-feu pour atténuer le débat autour du meurtre de Fallou Sène qui risque de susciter des vagues.

Samuel Sarr et les retards de paiement des bourses

L’ancien ministre de l’Energie, Samuel Sarr exige l’ouverture d’une enquête sérieuse sur la mort de l’étudiant Mohamadou Fallou Sène pour qu’elle ne finisse pas dans les tiroirs comme le cas des étudiants Balla Gaye et Bassirou Faye tués dans les mêmes conditions. Pour Samuel Sarr, l’usage de balles réelles dans un campus universitaire ne peut se faire sans l’autorisation du ministre des Forces Armées, du ministre de l’Intérieur ou du Chef de l’Etat. En outre, l’ancien ministre et candidat à la prochaine présidentielle, pense que les forces de l’ordre doivent respecter les franchises universitaires.

Samuel Sarr et les retards de paiement des bourses (bis)

Samuel Sarr rappelle, par ailleurs, qu’un pays sans un système d’éducation performant ne peut prétendre à l’émergence économique et sociale. Parce que, dit-il, la jeunesse d’aujourd’hui sera l’élite de demain. Il invite le président Macky Sall à inscrire la question des bourses des étudiants et leurs préoccupations de manière générale, au sommet de la hiérarchie des priorités du Gouvernement. Pour Samuel Sarr, les 30 milliards de la Délégation à l’Entreprenariat Rapide, devraient être réaffectés à la résolution des problèmes de l’école et de l’université, au lieu de service à des fins électoralistes. Pour faciliter le paiement des bourses, Samuel Sarr se dit prêt à mettre en place un système de paiement numérique des bourses. Il s’agit d’une plateforme numérique dénommée : 2M (MyMoney) déjà opérationnelle et avec la possibilité d’opérer à des paiements anticipés. Car, dit-il, les bourses des étudiants sont devenues une question de sécurité publique qu’il faut prendre en charge avec rigueur.

La pharmacie de Thiénaba braquée

Comme dans un film western, des bandits encagoulés ont pris hier, en otage les vendeurs d’une pharmacie à Thiénaba Gare vers 22 heures. Coïncidence ou fait provoqué, c’est juste au moment d’une coupure d’électricité qu’ils ont envahi la pharmacie. Et après avoir tenu en respect les maîtres des lieux, ils ont pu emporter de l’argent. Et des coups de feu ont retenti et c’est d’ailleurs ce qui a ameuté les populations qui ont accouru. Mais, c’était trop tard car les malfaiteurs avaient déjà pris la clé des champs. Au finish, nos sources nous renseignent qu’il y a eu un blessé.

La note du Recteur qui a mis le feu aux poudres

Il fallait s’attendre à une situation catastrophique depuis la publication de la note du Recteur mettant en garde la Coordination des Etudiants de Saint-Louis contre l’instauration de journées sans tickets. Se substituant au Directeur du CROUS, le Recteur Baydallaye Kane avait prévenu dans sa note rendue publique le 14 mai, que les journées sans tickets ne seront plus tolérées en raison du manque à gagner pour le CROUS. Il ajoute que les recettes perdues sont un complément essentiel pour la prise en charge des étudiants. Il a regretté le fait que les étudiants font fi des dispositions du CROUS pour éviter un impact négatif des retards de paiement des bourses. Le Recteur menace alors : «J’informe que toutes les dispositions nécessaires seront prises pour sécuriser les restaurants et permettre à ceux qui le souhaitent d’y accéder en toute tranquillité, en présentant leurs tickets».

Y en a marre réclame des têtes

Le Coordonnateur du mouvement Y en a marre courroucé par la disparation de l’étudiant Mohamed Fallou Sène dénonce cette mort de trop. D’emblée, Fadel Barro réclame la démission du Directeur du CROUS et le ministre des Forces Armées, Augustin Tine. Il exige cette fois-ci que les responsabilités soient situées et l’auteur de ce meurtre soit puni. «Il ne faut pas encore une enquête bâclée ou sans suite. C’est l’espoir d’une famille qui est arraché violemment. C’est un moteur de développement qu’on vient d’éteindre. Le décès de Fallou Sène doit constituer le meurtre de trop, il faut que cela arrête». Il appelle à la mobilisation pour dénoncer les bavures des forces de l’ordre. Fadel Barro annonce d’ailleurs que le mouvement Y en a marre va se joindre à la bataille car des jeunes «Y en a maristes» ont été récemment torturés et filmés dans les postes de police. Pour Fadel Barro, il est normal que les étudiants instaurent des journées sans tickets s’ils ne perçoivent pas leurs bourses jusqu’au 15 du mois.

Capitaine Mamadou Dièye

En fin la Direction de l’information et des relations publiques des armées (Dirpa) rompt le silence. Depuis l’arrestation du capitaine Mamadou Dièye, l’état-major général des armées s’est emmuré dans un silence. Dans un communiqué, la Dirpa renseigne que le Capitaine Dièye avait écrit une demande de disponibilité le 9 février 2017. Sans attendre la réponse, selon la Dirpa, il a abandonné son unité pour se rendre à Mbour pour travailler pour le compte d’un privé. Ne s’arrêtant pas là, indique la même source, l’officier subalterne a déserté encore en avril. Avant d’être arrêté et ramené. L’étatmajor général des Armées rappelle qu’une demande de disponibilité tout comme celle de démission n’a d’effet que si elle est acceptée par le chef de l’Etat.

Capitaine Mamadou Dièye (bis)

La Dirpa annonce que le Capitaine Dièye fait l’objet de sanctions disciplinaires. Elle prévient, toutefois, que ces sanctions disciplinaires n’excluent pas d’autres sanctions d’ordre statutaires, notamment la traduction devant un conseil d’enquête en vue de sa radiation. Pour les actes que l’étatmajor général juge graves, le Capitaine Dièye sera traduit devant les juridictions ordinaires à formation spéciale pour désertion à l’intérieur et en temps de paix. L’état-major général dénonce également ce qu’il appelle la campagne de dénigrement contre l’Armées.

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