L’implication supposée décisive de la Première dame pour stopper la grève des enseignants, évoquée de façon persistante et jamais démentie, est analysée par Hady Ba comme une entorse aux valeurs républicaines. pour cet enseignant-chercheur au département de philosophie de la Faculté des sciences et technologie de l’éducation et de la formation (Fastef), Marième Faye Sall n’avait pas à se mêler de la crise scolaire au point qu’on lui prête un rôle déterminant dans son dénouement. Pessimiste sur l’avenir de l’Ecole malgré l’accord signé entre le gouvernement et le G6, regroupant les six syndicats d’enseignants les plus importants, M. Ba déplore que ses collègues aient levés leur mot de grève sur la base de nouvelles promesses gouvernementales. Du haut de sa «chaire», le nouveau coordonnateur du campus de Dakar du Syndicat unique et démocratique des enseignants du Sénégal (Sudes) enfile sa toge pour plaider une valorisation conséquente des salaires des enseignants, seul gage, selon lui, d’année scolaire sans grèves incessantes.

 

 

 

 

 

Gawlo.net (Le Témoin)