Bonnes performances économiques du Sénégal : Le Fmi confirme la croissance à 7,2 % et félicite Amadou Ba

Bonnes performances économiques du Sénégal : Le Fmi confirme la croissance à 7,2 % et félicite Amadou Ba

Le Sénégal continue à être sur une bonne trajectoire de performances économiques. A  preuve par le satisfecit décerné à notre pays à l’issue de la sixième revue de l’accord avec le Fonds monétaire international (FMI) au titre de l’Instrument de soutien à la politique économique (ISPE) approuvé en juin 2015. A l’issue de sa mission, l’équipe des experts conduite par Michel Lazarre s’est réjoui de la gestion économique de notre pays. Elle a non seulement confirmé la croissance à 7,2 %, une bonne gestion de notre dette, mais à aussi tenu à féliciter notre grand argentier national, M. Amadou Ba.

Le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan du pays peut afficher le sourire. Vendredi dernier, il a été moussé par le chef de mission du FMI, M. Michel Lazarre dans le cadre  de la sixième revue de l’ISPE.  Ce sigle désigne un instrument sans décaissement monétaire visant surtout à apprécier et à encadrer les efforts des pays qui s’y soumettent dans le cadre du cadrage macroéconomique. Lequel, pour ce qui concerne le Sénégal est fondamental pour  sa crédibilité auprès des partenaires, des bailleurs et du marché. L’équipe conduite par Michel Lazarre est arrivée à trois niveaux de conclusions satisfaisantes. D’abord au niveau de la croissance économique qui a été confirmée à 7,2 %.  Cette croissance a été jugée vigoureuse avec une inflation qui demeure faible. Le chef de mission Michel Lazarre a été très clair et précis sur ce point. « La croissance économique reste vigoureuse, tandis que l’inflation demeure faible. La croissance est estimée à 7,2 % en 2017, et l’inflation n’a atteint que 1,3 %. Du fait de la modification de l’année de référence, le PIB a été révisé à la hausse d’environ 30 %. Le déficit du compte courant de la balance des paiements a toutefois augmenté, en raison de la hausse des prix mondiaux des produits de base, y compris des prix de l’énergie, et de la hausse de la demande pour les importations » a indiqué Michel Lazarre ce vendredi au cours d’une conférence presse à Dakar au terme de la mission.  Tout n’a pas été facile, cependant, admet M. Lazarre puisque, à l’en croire, « la mise en œuvre du programme ISPE a rencontré des difficultés en 2017 dans le contexte d’une hausse soutenue des prix mondiaux du pétrole alors que les prix intérieurs de l’énergie sont restés stables. Si l’objectif fixé pour le déficit budgétaire à fin 2017 a été atteint, une mobilisation insuffisante des recettes a conduit à la réduction des dépenses publiques et aux retards dans les paiements à la compagnie publique d’électricité et au secteur privé. L’objectif relatif au financement net global de l’administration centrale n’a quant à lui pas été respecté. Trois des cinq repères structurels ont été atteints. Pour ce qui est des deux autres repères structurels, les autorités ont accompli des avancées significatives. Elles ont réduit sensiblement le financement de la Poste par le Trésor au premier trimestre de 2018 et la banque intégrée de projets est opérationnelle, et tous les nouveaux projets figurant dans la loi de finances 2018, sauf un, étaient issus de la banque intégrée de projets. Ces réformes contribuent à améliorer l’administration des recettes, à accroître l’efficience des dépenses d’investissement et à réduire les demandes de ressources du Trésor ».
Le chef de la mission du FMI s’est aussi réjoui des efforts soutenus des autorités pour faire face à la hausse des prix mondiaux du pétrole. « Alors que les prix intérieurs de l’énergie au détail sont restés stables, la hausse soutenue des prix mondiaux du pétrole a un impact négatif sur le budget en 2018. Les tensions budgétaires se sont encore accentuées du fait de recettes inférieures aux anticipations et des augmentations de la masse salariale, des charges d’intérêts et des dépenses de sécurité. Alors que les autorités ont proposé un ensemble de mesures en 2018 pour augmenter les recettes et réduire la pression sur les dépenses, la cible sur le déficit budgétaire prévue dans le programme sera élargie en 2018 de 2,7 % du PIB à 3,5 % du PIB pour faire face aux retards de paiements en 2017 et pour créer un espace supplémentaire pour les dépenses de sécurité. Cet ensemble comprendra des mesures pour accélérer les réformes de la politique fiscale et de l’administration des recettes (0,8 % du PIB); maîtriser les dépenses d’investissement non prioritaires qui sont financées sur ressources intérieures (1,0 % du PIB) et contenir les dépenses courantes (0,1 % du PIB) ».

Une gestion de la dette saluée
La gestion de la dette qui participe à garantir la capacité de remboursement de notre pays a été saluée par les experts du FMI. « Le Sénégal continue de gérer sa dette prudemment, notamment en mettant de côté le surfinancement de 1,8 % du PIB à l’occasion de l’émission récente d’un Eurobond de 2,2 milliards de dollars pour financer le budget 2019 et pour racheter des emprunts extérieurs à coûts élevés. Des évolutions récentes ont contribué à une amélioration de certains indicateurs d’endettement par une baisse sensible de la trajectoire du ratio dette/PIB en raison de la modification de l’année de référence du PIB, ce qui devrait ramener la dette de l’administration centrale à moins de 50 % du PIB fin 2017, et un lissage notable du service de la dette après le rachat de 40 % de la dette de l’Eurobond 2011 au moyen du produit de l’Eurobond 2018 » souligne Michel Lazarre.  La sixième revue de l’accord ISPE par le conseil d’administration du FMI est prévue pour juillet 2018. A travers ce satisfecit délivré par le FMI, c’est donc la gestion de M. Amadou Ba, ministre de l’Économie et des Finances, qui est saluée, lui qui a réussi à faire atteindre à notre économie une croissance record de 7,2 %, le troisième meilleur en Afrique !

Gawlo.net : Abdou Karim DIARRA (Le Témoin)

Categories: A LA UNE, ECONOMIE
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