ÉLECTRICITÉ : Après la réussite de l’emprunt obligataire, 60 Mégawatts dans le giron de Senelec

ÉLECTRICITÉ :  Après la réussite de l’emprunt obligataire, 60 Mégawatts dans le giron de Senelec

 

Avec la réussite de l’emprunt obligataire lancé par la Senelec, les projets de réalisation des deux centrales solaire de Kahone et Touba-Kael sont dans la dernière phase. Sur les 30 milliards recherchés, la Société d’électricité s’est trouvée avec  38,250 à peu près. D’ailleurs, le propos du Directeur général magnifiant cette confiance est assez révélateur, «Ce n’est pas un emprunt que nous célébrons, ce sont les significations de cet emprunt qui nous intéressent. Cette signification, pour nous, c’est que des fondamentaux de ce pays sont solides. Si le Senelec, entreprise public, doit aller sur le marché financier sous-régional lever sur un mois 38 milliards avec parfois des souscripteurs de la zone hors Uemoa, c’est le signe que le Sénégal est un pays stable, un attraction», avait-t-il fait savoir.
Selon la Commission de Régulation du Secteur de l’Électricité (CRSE), le groupe industriel énergétique français ENGIE et partenaire d’investissement Meridiam ont été retenus pour la réalisation de deux projets solaires photovoltaïques, représentant une puissance de 60MW.

Ces deux projets font partie de l’initiative Scaling Solar, mise en œuvre au Sénégal de concert la Société Financière internationale (SFI, membre du groupe de la Banque mondiale. Ils sont localisés a Kahone, dans la région de Kaolack, et à Touba-Kaël dans la région de Diourbel.

La Commission de Régulation du Secteur de l’Électricité (CRSE) rappelle à cet effet que les deux entreprises ont été retenues comme «soumissionnaire privilégié dans l’appel d’offres lancé en octobre 2017 pour deux projets solaires photovoltaïques, représentant une puissance total de 60MW».

La CRSE précisera également que les entreprises ENGIE et Meridiam détiendront chacun une participation de 40% dans la société du projet. Le Fonds souverain sénégalais, FONSIS, sera également actionnaire à hauteur de 20%. La construction et l’exploitation des centrales seront dirigées et exécutées par ENGIE», souligne la même source.

Pour rappel, ENGIE opère déjà au Sénégal dans le cadre des entreprises sélectionnées sur le projet de Train Express régional (TER) de Dakar, en partenariat avec Thales, pour la conception et la production de l’infrastructure et des systèmes, dont le contrat s’élève à 225 Millions euros» soit, quelques 148 milliards de Fcfa.

Par ailleurs, ENGIE participe déjà au projet Senergy, une centrale solaire photovoltaïque de 30 MW, située dans la ville de Santhiou Mekhé, et au projet Ten Marina, une centrale solaire photovoltaïque de 29,5 MW dans la région de Thiès.
Pour le Directeur Général de SENELEC, Mouhamadou Makhtar Cissé, «les deux projets sont actuellement en exploitation. En 2017, ENGIE a conclu un partenariat avec l’Agence nationale des énergies renouvelables du Sénégal (…). Le groupe met également en œuvre des solutions d’énergie solaire destinées aux ménages ruraux au Sénégal, en Côte d’Ivoire et au Cameroun».

Il annoncera que la commission de régulations du secteur de l’électricité en dépouillant l’appel d’offres pour la construction d’une nouvelle centrale solaire dans le cadre de l’opération Banque mondiale, «Nous avons obtenu les prix les plus bas pour l’énergie solaire jamais pratiqués en Afrique : 26 francs le Kilowatt /h pour deux groupes qui nous permettront de construire 60 mégawatts à Touba et à Kahone, 60 mégawatts solaire supplémentaires qui viendront s’ajouter au nôtre et conforter le mix énergétique qui est l’axe prioritaire de la politique énergétique pour le Sénégal.

Pour Monsieur Cissé, le doute n’est plus permis et cette nouvelle confirme bien, «l’attractivité du Sénégal qui est mis en exergue, mais c’est également la confiance retrouvée en Senelec qui doit être performante. Des actions de ce type, dit-il, nous permettront de réussir cet objectif : mettre à la disposition des Sénégalais, une électricité de qualité et travailler à travers un mix énergiquement intelligent, à la baisse des prix de production et de vente. Après avoir relevé le défi de la disponibilité de l’électricité, on aura toujours des coupures, des pannes, mais ce qui est évident, c’est qu’on veut banaliser la fourniture de l’électricité comme dans le pays normal que sommes.»

«Au-delà de la disponibilité pour les ménages et les entreprises, l’élément le plus déterminant aujourd’hui  qui est dans notre perspective et qui est la finalité du plan «Yessal Senelec 2020», c’est de faire de l’électricité un facteur de compétitivité pour l’économie nationale. Nous ne pouvons pas nous payer le luxe  d’un  gisement de gaz énorme qui nous place dans le top 10 mondial,  à la limite, et ne pas faire de notre pays un hub énergétique . Pour ce faire, il faut bien qu’il ait un opérateur aux normes qui s’appelle Senelec, qui rassure et qui assure», rassure Mahamadou Makhtar Cissé.

Gawlo.net (Dakartimes)

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