Syrie : veto russe à l’ONU à un projet de résolution américain

Syrie : veto russe à l’ONU à un projet de résolution américain

La Russie a opposé son veto au projet de résolution américain. Le projet de résolution concurrent, présenté par la Russie, a été rejeté, faute de majorité.

La Russie a opposé son veto ce mardi 10 avril au Conseil de sécurité de l’ONU à un projet de résolution américain prévoyant de créer un mécanisme d’enquête sur le recours aux armes chimiques en Syrie après les attaques du samedi 7 avril à Douma. Le projet de texte américain – approuvé par douze voix, deux contre (Russie et Bolivie) et une abstention (Chine) –, proposait la création pour un an d’un nouveau « mécanisme d’enquête indépendant des Nations unies » (Unimi) sur le recours aux armes chimiques en Syrie.

Il s’agit du 12e veto russe sur une résolution de l’ONU concernant la Syrie depuis le début de la guerre en 2011.« Ce n’est pas vrai qu’on a pris en compte nos exigences » dans la négociation de ce texte, a expliqué l’ambassadeur russe à l’ONU, Vassily Nebenzia. « Nous usons de notre veto pour défendre le droit international (…) et ne pas entrainer le Conseil de sécurité dans des aventures », a-t-il ajouté.

« Notre résolution garantissait l’indépendance d’un mécanisme d’enquête », alors que le projet russe concurrent, soumis à un vote ultérieurement, revient à choisir les enquêteurs, avait fait valoir auparavant son homologue américaine, Nikki Haley. « La France mettra tout en œuvre contre l’impunité chimique », a déclaré de son côté l’ambassadeur français François Delattre. « Le régime de Damas n’a jamais renoncé à l’usage d’armes chimiques contre sa population », a-t-il dénoncé. « La France n’acceptera aucun mécanisme au rabais ou de façade dont l’indépendance ne serait pas garantie », a précisé le diplomate français.

Le projet russe de résolution rejeté

Le Conseil de sécurité de l’ONU a rejeté le projet de résolution russe proposant la création d’un mécanisme d’enquête sur les armes chimiques en Syrie, qui n’a pas recueilli la majorité de neuf voix nécessaire à son adoption. Ce texte a été approuvé par six pays, alors que sept se sont prononcés contre et deux ont choisi l’abstention. Le projet russe remettait au Conseil de sécurité l’ultime décision d’entériner ou non les conclusions d’une enquête. L’Occident a dénoncé le manque d’indépendance du nouvel organisme envisagé.

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Categories: INTERNATIONAL
Tags: Syrie

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