DÉESSE MAJOR VS GUIGUI: La bataille des Ramatoulaye

DÉESSE  MAJOR VS GUIGUI: La bataille des Ramatoulaye

Pour arbitrer le match entre Déesse Major et Guigui, il faut avoir le cœur bien accroché et les sens complètement anesthésiés. Sinon, gare aux palpitations !

De son vrai nom Ramatoulaye Diallo, Déesse Major évolue dans la musique, plus particulièrement dans le hip-hop. Étant l’une des rares filles à avoir opté pour le rap, elle entretient de bonnes relation avec ses paires. Son style, très osé, lui a facilité une place dans le milieu des sonorités. C’est d’ailleurs sa marque de reconnaissance. A travers ses vidéos clips et apparition  sur scène, on croirait avoir à faire à une jeune fille sadique et mal éduquée et la côtoyer peut faire basculer cette idée car cet artiste est une femme très précieuse. Elle a vécu une enfance bien mouvementée. De femme de ménage à chanteuse en passant par commerçante, son parcours renferme des souvenirs pas très roses. En septembre 2014, Déesse Major participe à un concert avec d’autres artistes. Sur scène, elle se produit dans une tenue sexy, jugée «indécente» par le Comité pour la défense des valeurs morales au Sénégal. Celui-ci, composé d’une dizaine d’associations religieuses et de la société civile, décide alors de porter plainte pour attentat à la pudeur et atteinte aux bonnes mœurs. La chanteuse présente ses excuses et le dossier est finalement enterré.
Rebelote en juin 216. La même organisation décide de réactiver sa plainte, suite à la publication, par Déesse Major, sur l’application Snapchat, d’une vidéo où elle apparaît en minishort et décolleté plongeant. La vidéo est ensuite diffusée sur les réseau sociaux et médias en ligne. Elle est alors arrêtée pour «attentat à la pudeur et atteinte aux bonnes mœurs» et placée en garde à vue. Après le tumulte, l’artiste aux tenues plus courtes que courtes répond à ses détracteurs en lançant un single du tonnerre : JPLT (j’ai pas le temps pour les bla-bla. Une manière de dire à ses détracteurs : «plus que vous critiquez, plus je vous mets plein les yeux».
L’autre Ramatoulaye se fait appeler Guigui. Ramatoulaye Clémentine Sarr qui s’est frayé un chemin dans le Landerneau de la musique sénégalaise, fait partie des artistes qui font couler beaucoup d’encre et de salive. Avec un physique qui détonne, elle ne passe pas inaperçue et attire dans sa cour des hommes de statut divers. Quand la presse people se veut catégorique à son sujet en laissant entendre que «c’est une croqueuse de ministres», elle répond avec un art consommé de la répartie : «je suis belle, attachante et attirante; je possède tout ce que les hommes recherche chez une femme». Avant d’avouer être très courtisée par les hommes.
On aura remarqué que pour parler de Guigui et de Déesse Major, on se réfère très peu à leurs carrières musicales respectives. Peut-être parce que la belle plastique n’est pas forcément synonyme de talent artistique.

Qui sait?

Gawlo.net (Le Soleil)
Categories: SHOW-BIZ SÉNÉGAL

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