LES PIQUES DE L’AS DE CE VENDREDI

LES PIQUES DE L’AS DE CE VENDREDI

Ponction de salaires des enseignants

L’Etat a procédé à des ponctions de salaires pour dissuader les grévistes. D’après des sources de «L’As», beaucoup de grévistes ont subi une ponction conséquente de leur salaire du mois dernier. En effet, à Fatick, par exemple cela s’est fait sentir. Au lycée de Karang, tous les professeurs grévistes ont subi le même sort. Mais ceux dont les sanctions ont été plus sévères sont les sieurs : Ousmane Ndiaye, coordonnateur du Cusems et son collègue Mouhamed Chafiou Mourtadia Dièye du Cusems. Ce dernier devra bien serrer la ceinture pour vivre avec le peu d’argent qu’il lui reste dans son compte. Il a perçu moins de 40 000 francs, nous dit-il. Les enseignants déflatés sont accusés par les autorités académiques d’avoir manipulé les élèves dudit établissement. Leur collègue du Saems s’est retrouvé avec seulement 9 000 FCFA dans son compte.

Idrissa Seck a-t-il violé la loi ?

Lors de la célébration du 4 avril à Thiès, Idrissa Seck a reçu les honneurs à son arrivée à la place du défilé, en tant que président du Conseil départemental de Thiès. Il est allé saluer le drapeau national, avant de rejoindre la tribune officielle. Mais le constat est que ni lui, ni son vice-président Yankhoba Diattara qui l’accompagnait ne portait l’écharpe officielle. Ce qui a engendré beaucoup de commentaires. Mais, Idrissa Seck a-t-il réellement violé la loi. En tout cas le Code général des collectivités locales stipule en son article 32 que, « le président du Conseil départemental et les membres du bureau, sont élus pour la même durée que le conseil départemental. A l’occasion des cérémonies officielles et des circonstances solennelles, le président et les membres du bureau portent en ceinture une écharpe aux couleurs nationales, avec franges dorées pour le président et franges argentées pour les membres du bureau».

Wilane perd son chauffeur dans un accident

Abdoulaye Wilane, porte-parole du Parti socialiste et maire de Kaffrine est en deuil. En effet, il a perdu son chauffeur, hier, dans un accident de la route entre Kaffrine et Kaolack. Abdoulaye Ndiaye, plus connu sous l’appellation de El Hadji Ndiaye se rendait à Kaolack pour récupérer un chèque. Il a perdu le contrôle de son véhicule à hauteur d’un village situé dans la commune de Mbirkilane (région de Kaolack). Le véhicule qu’il conduisait a fait plusieurs tonneaux. Il est décédé après son évacuation à l’hôpital. La rédaction de «L’As» présente ses condoléances les plus attristées à la famille du disparu et au député-maire de Kaffrine.

Contre la réforme des forages

Les populations de Séokhaye et environs (commune de Ngoundiane) ont battu le macadam pour dénoncer l’application de la réforme, dans le cadre de la gestion des forages. Selon Serigne Kandji représentant des jeunes, le forage de Séokhaye a été construit en 2004 par le biais de l’ONG PLAN Sénégal, mais avec une contribution symbolique de 1.500 Fcfa par personne. A l’en croire, la réforme n’a aucun intérêt général, ni particulier pour les populations. En effet, il renseigne que les jeunes portés à la tête de l’Association des Usagers du Forage (ASUFOR) ont mis en place un système efficace de gestion avec un logiciel, procédé à la réduction du m3 d’eau de 350 Fcfa à 200 Fcfa pour les ménages et 150 Fcfa pour les maraîchers. Il s’y ajoute l’entretien périodique du réseau. Mais se désole-t-il, l’application de la réforme qui sera marquée par l’installation d’une nouvelle gestion, va annihiler tous ces efforts

Doudoul réclame de l’électricité

Situé à 2 kilomètres de Touba Toul, le village de Doudoul est plongé dans les ténèbres faute d’électricité. Une situation déplorée par les populations, qui ont exprimé leur colère dans la rue. Et pourtant tous les villages environnants sont connectés au réseau électrique. C’est pourquoi, tout de rouge vêtues et brandissant des lampes tempêtes, les populations ont parlé de discrimination dans la fourniture d’électricité. Selon Modou Diouf, la lutte est engagée parce que les populations de Doudoul ont droit à l’électricité et elle ne faiblira pas tant que la doléance n’est pas satisfaite. Selon lui, c’est inacceptable que des populations qui habitent à moins de deux kilomètres de leur chef lieu de commune, vivent ce calvaire au quotidien.

Minimum fiscal à Niakhar

A Niakhar les autorités administratives et locales ne savent plus à quel Saint se vouer. Le recouvrement du minimum fiscal les inquiète au plus haut degré. En effet malgré toutes les stratégies mises en oeuvre par le maire et le sous-préfet de l’arrondissement, les populations refusent toujours de s’acquitter de leurs impôts. Ce qui, en à croire, le maire Amacodou Séne fragilise les finances de sa commune. «Le taux est trop faible. On est toujours à 25% de recouvrement» a confié M. Séne, en marge, du lancement du Plan de développement communal de Niakhar. Lequel plan va à coup sûr booster  l’émergence de cette localité à fort potentiel agricole mais confrontée à un manque criant d’eau potable. Il s’agira dans le PDC d’élaborer un document de référence sur les cinq années à venir. Avec l’appui de L’ARD, les populations procéderont à un diagnostic sur les difficultés, urgences et perspectives de la localité pour permettre à Amacodou Séne et son Conseil municipal d’avoir un document de base pour faire de Niakhar une ville émergente dans un futur proche.

Les défenseurs des droits humains au chevet de Lamine Diack

Les organisations sénégalaises de défense des droits humains face à la presse ce matin dans un  hôtel de la place pour interpellerles autorités sénégalaises et  françaises dans le dossier de l’ancien président de l’Iaaf, Lamine Diack mis en examen depuis deux ans dans le cadre de l’enquête relative au scandale de corruption pour couvrir des athlètes russes accusés de dopage. Ces organisations de défense des droits humains sont constituées de la Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme (Raddho), de la Ligue Sénégalaise des Droits Humains (Lsdh) et du Forum du Justiciable (Fj). En effet, les organisations précitées sont très préoccupées par le sort réservé à leur compatriote Lamine Diack retenu depuis deux ans en France.

Seydi Gassama plaide pour la libération de Barth

Le Directeur exécutif de la section sénégalaise d’Amnesty international, souhaite vivement que le maire de Mermoz Sacré Cœur soit libéré aujourd’hui à l’issue de son procès. Pour Seydi Gamassa, les propos de Barthélémy Dias ne doivent pas l’envoyer en prison. Car, selon le défenseur des droits humains, des hommes politiques de tous bords, sous l’emprise de la colère, ont tenu le même type de propos envers les magistrats ou le président de la République sans que rien ne leur arrive. Il fait ainsi savoir que les dérives verbales sont inévitables dans l’arène politique. Pour autant, regrette Seydi Gassama, en démocratie, on n’emprisonne pas des hommes politiques pour ce type de propos.

9 codétenus de Béthio en grève de la faim

Les 9 codétenus de Cheikh Béthio Thioune qui séjournent depuis 6 ans à la prison de Thiès ont finalement suspendu leur grève de la faim hier, jeudi 5 avril 2018. Ils réclamaient depuis lundi, un procès. Le Procureur de Thiès a fait trois déplacements à la Maison d’arrêt et de Thiès, pour jouer les bons offices, parce que l’affaire du double meurtre de Médounatoul Salam, qui a valu au guide des Thiantacounes un séjour carcéral, avant qu’il ne soit libéré provisoirement pour raison de santé, dépend désormais du Tribunal de Grande instance (Tgi) de Mbour. Le Procureur Général et le Premier Président ont aussi été à la Mac de Thiès. Finalement, tout est bien qui finit bien. Espérons que cette fois, les promesses faites seront tenues.

Candidature de Karim Wade

Il y a une nouvelle disposition de la loi électorale, qui dit que pour être candidat à l’élection présidentielle, tout électeur sénégalais, doit être inscrit sur les listes électorales. Si ce n’est pas le cas, dans une semaine, si l’ancien «ministre du ciel et de la terre» n’est pas sur les listes, il ne pourra faire acte de candidature, défend une source. Mais à en croire un autre proche de Karim Wade, les articles L 30 et 31 du Code électoral concernent les inscriptions sur les listes électorales et les élections locales et municipales. Par ailleurs, une perte des droits civiques est une peine qui doit être prononcée par un Tribunal, comme l’emprisonnement, l’amende, la confiscation. Or, aucun Tribunal ne l’a fait pour Karim Wade, même si le Parquet spécial avait requis, la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei) ne l’a pas ordonné.

Plateforme des femmes solidaires de Tamba

Mamy Guèye dite Ngoné cidevant Conseillère en communication du ministère de l’Intérieur sous Abdoulaye Daouda Diallo, a lancé officiellement son mouvement dénommé : Plateforme de femmes solidaires de Tamba. Samedi dernier, le jardin de la Mairie de Tamba a refusé du monde. Il y avait une foule bigarrée composée en majorité de jeunes dames endimanchées. Nos radars y ont aperçu plusieurs personnalités dont le maire Mame Balla Lô, mais aussi et surtout la député Yaye Awa Diagne, marraine de la manifestation. De l’avis de plusieurs observateurs, la cérémonie a connu un franc succès.

Sit-in de la Section Sutsas de l’Hôpital régional de Kaolack

Les camarades de Mballo Dia Thiam ont organisé un sit-in hier pour réclamer leurs primes de responsabilité. Selon le secrétaire général de la Section locale du Syndicat unique des travailleurs de la santé et de l’action sociale (Sutsas), Moustapha Diakhaté, ils ont toujours des problèmes pour percevoir leurs primes. Il précise qu’ils sont restés 3 mois sans toucher leur dû. Ce retard dans le payement est imputable, selon lui, à la Direction du centre hospitalier qui n’a pas respecté les termes du protocole d’accord qu’elle avait signés avec leur syndicat. En plus du sit-in qu’ils vont poursuivre, les agents affiliés au Sutsas ont déposé un préavis de grève qui va prendre effet à partir du 15 avril 2018.

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