Terribles confessions d’un hom0sexuel Sénégalais contraint à quitter son pays…

Terribles confessions d’un hom0sexuel Sénégalais contraint à quitter son pays…

Malik est un jeune migrant vivant en France et qui vient du Sénégal.

 Dans son pays d’origine, l’homosexualité est considérée comme un délit, et est passible d’une lourde sentence.  Ayant peur d’assumer son choix de vie, Malik a dû se retrouver en France pour échapper à une vindicte populaire. 
Voici donc le récit poignant de cet homme :

« J’ai maintenant une quarantaine d’années et je viens d’un village au Sénégal. A 18 ans, comme beaucoup de jeunes, je quitte mon village pour rejoindre la capitale Dakar et y apprendre la couture. A 26 ans, les choses roulent bien: j’ai un associé avec lequel je gère un atelier de couture composé de trois employés et nous organisons des défilés jusqu’à Pékin. De nombreux projets s’accumulent et nous songeons à moderniser notre entreprise pour notre business. Nous investissons alors dans de nouvelles technologies onéreuses. Chaque machine coûte 3000€; on en a pour près de 10.000€. En cachette -car l’homosexualité est sévèrement punie au Sénégal- je me suis mis en couple avec mon associé. Malgré ce risque, il n’y a aucune raison que je quitte mon pays, j’y suis heureux et tout semble aller pour le mieux.

Je n’ai jamais souhaité me séparer de mon pays mais c’était devenu une question de vie ou de mort.

À cette époque, je suis déjà en couple avec une femme mais notre relation n’est pas officielle. Au Sénégal, une union sans mariage n’est pas tolérée et l’arrivée imprévue de ma fille crée une rupture familiale et sentimentale.

Des rumeurs faisant état de ma liaison avec mon associé viennent aux oreilles de la mère de mon enfant. Alertés, ses trois frères défoncent un soir la porte de mon appart. Les voisins, massés en foule, sont rapidement prévenus: il y a un homo dans le quartier. Ils arrivent de toutes parts, s’ajoutent au tumulte et même le chef de quartier, celui qui est chargé du bien-être de la population, prend part aux violences. Quand on découvre un homosexuel au Sénégal, c’est un événement souvent médiatisé, c’est très grave, bien plus grave qu’un meurtre. Mes assaillants décident de m’enfermer chez moi, avec mon copain, en attendant le pick-up de la police. Quand on nous sort de l’appartement, la foule chante, nous insulte, crie, hurle « à mort! ». Dans le camion, la police nous force à nous allonger pour mieux nous humilier en nous piétinant. Nous ne serons plus jamais en sécurité.

Arrivés au commissariat, on nous installe dans une cellule dans laquelle sont déjà enfermés plusieurs malfrats. Ces derniers s’opposent vigoureusement à notre présence; il est hors de question de partager leur espace avec des homos. Face au risque de violence, on nous fait dormir derrière le comptoir. On y passe trois jours.

About Author