SAUPOUDRAGE

SAUPOUDRAGE

Le messie, selon l’heureuse expression d’un piteux politichien, est venu. Il a vu, le Chef l’a écouté, tête basse, il a dansé et il est reparti, nous laissant dans la crasse quotidienne. Et personne ne parlera du coût de cette visite. A moins que la France n’ait tout pris en charge. Bien sûr, la venue du messie a permis au continent d’amasser un gros magot avec l’aide de la sexy star Rihanna pour l’éducation de nos pauvres enfants. Tout le monde était content. Sauf le président Ghanéen Nana AkufoAddo qui a rappelé à ses pairs que le développement du continent passera par ses propres fils et non pas par des sous venus d’ailleurs. C’est ça la différence entre l’Afrique anglophone qui a des c… et sa pendante francophone qui en manque cruellement après s’être émasculée. Et cruel destin que le nôtre à toujours tendre sébile. Il y a quelques années, le regretté Joe Ouakam disait que notre pays est abonné à une politique de « Taapaale » (saupoudrage). Et cela s’est vérifié avec le passage du président français dans un collège construit par son pays. Et pour la venue du messie, pardon Macron, il fallait une dose cynique de mise en scène qui a consisté à réduire l’effectif d’une salle de classe. Mais Macron, qui n’est pas idiot, a joué au stupide en demandant à un élève depuis quand ils sont 28 dans cette salle. Et puisque la vérité sort toujours de la bouche des enfants, l’interlocuteur de Macron a répondu en toute innocence « trois jours! ». Encore un autre mensonge que l’on sert alors que tout le monde sait que les salles de classes, dans ce charmant pays, sont pléthoriques. De l’argent, dans la danse et du mensonge. En attendant que l’Afrique se réveille…

 

Kaccor Bi (Le Témoin)

 

Categories: CHRONIQUE
Tags: SAUPOUDRAGE

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