Sénégal : 11 make-up artists que vous devez absolument connaitre

Sénégal : 11 make-up artists que vous devez absolument connaitre

 

Ces trois dernières années, il y a eu un véritable boom du domaine de la beauté – maquillage et soins des cheveux et du corps – au Sénégal. De nombreux sites e-commerces ont vu le jour. Les émissions sur le maquillage crèvent l’écran. De nouvelles marques de produits cosmétiques naturels prennent davantage de place sur le marché et les maquilleuses professionnelles, communément appelées “make-up artists” deviennent de plus en plus nombreuses. Voici 11 make-up artists sénégalaises que vous devez absolument connaître.


Cette liste n’est pas exhaustive mais présente des professionnelles qui ont fait l’unanimité
. Certaines sont diplômées et avec une reconnaissance nationale et internationale et d’autres sont autodidactes et ont fait l’unanimité auprès des clients et des pionnières du milieu.

 

Khady Niang Diakhaté

Allons au fait : c’est  la “papesse” des make up-artists au Sénégal. Pour vous donner une idée de cette réalité, supposons qu’il existe une coupe du monde des make-up artists où le Sénégal est qualifié et doit choisir un (e) et un (e) seul(e) maquilleur(e) professionnel (le). Tous les regards se tourneront vers Khady Niang Diakhaté pour représenter le pays de la Téranga dans cette compétition internationale. Toutes les bouches prononceront son nom. Tous les doigts “tagueront” sa page sur les réseaux sociaux. Toutes ses paires la désigneront sans aucun doute. Et c’est ça Khady Niang Diakhaté : la pionnière du maquillage professionnel au Sénégal reconnue au niveau national et international pour son expérience, la qualité de son travail, sa crédibilité, sa générosité dans le partage de son savoir et enfin sa vision du maquillage professionnel en Afrique.

 

 

CC : Omar Victor Diop

Experte comptable de formation, Khady Niang décide de changer de parcours scolaire pour suivre sa passion : le maquillage professionnel. Après une formation à Paris puis aux États-Unis, la jeune femme rentre à Dakar avec ses diplômes de make-up artists pour y exercer. Une fois au pays de la Téranga, elle enchaine les projets, opportunités et succès. Elle pose ses premières valises dans de grands médias sur le continent (TFM puis A+), se plonge dans le cinéma en qualité de make-up artist dans le film Timbuktu de Abderrahmane Sissako, se dandine dans la publicité et enfin crée son école de formation Red Lips Beauty qui aujourd’hui, forme des jeunes femmes venant de toute la sous-région ouest-africaine. Elle n’a pas encore fini : “Je veux conquérir tout le continent africain”, nous disait-elle dans l’interview accordée à notre média il y a quelques mois.

Nogaye Ndiaye Mourgaye

C’est le profil type à citer partout au Sénégal et en Afrique lorsqu’on parlera d’entrepreneuriat. Nogaye Ndiaye Mourgaye Gaye est l’un des professionnels qui connait le domaine de la beauté au Sénégal sur le bout des doigts.

Titulaire d’un bac scientifique, Nogaye intègre la filière SVT à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Convaincue que ce n’est pas à la FAC qu’elle s’épanouira, la jeune femme s’inscrit en commerce international à l’ISM de Dakar tout en travaillant comme hôtesse et agent marketing chez Philippe Moris. C’est le début d’une carrière dans le marketing chez Marlboro puis la Fontaine.

 

 

Pendant qu’elle était employée dans ces grandes entreprises du continent, Nogaye avait ouvert une première onglerie qu’elle gérait en plus de son travail prenant. Cela ne fut pas un succès. Elle découvre ainsi la difficulté de confier son business à des tiers, apprend beaucoup de cette première expérience ratée et poursuit son chemin. Quelques années plus tard, l’entreprise la Fontaine ferma ses portes. La jeune femme décide de se lancer cette fois-ci dans la création de sa propre entreprise: Ongle mania est née. Elle enchaine en parallèle des formations à l’étranger sur le maquillage professionnel et le stylisme ongulaire. De plus, dans sa nouvelle aventure, elle met en pratique toutes ses compétences acquises tout au long de son parcours en entreprise.

Aujourd’hui, Nogaye Ndiaye Mourgaye est à la tête d’OngleMania Sénégal, sa chaine d’onglerie et de Fantaisika, nails and beauty academy, son école de formation en maquillage professionnel et en stylisme ongulaire. Ses réalisations en matière de make-up sont remarquables pour leur finesse et leur rendu artistique. Et ce, en maquillage de cérémonie comme en maquillage artistique pour le cinéma ou les clips.

La passion, le travail, la capitalisation sur l’humain, la vision et le sens des affaires, c’est ce que Nogaye a combiné pour mettre en place de telles structures. Bien sûr qu’elle voit grand. Si sa chaine d’onglerie est appelée “Ongle Mania Sénégal”, c’est que cette entrepreneuse aguerrie compte bien s’attaquer à d’autres pays du continent.

Marième Ngom

Coiffeuse autodidacte et maquilleuse professionnelle formée à Red Lips Beauty, l’école de formation créée par Khady Niang Diakhaté, Mariétou Ngom est make-up artist depuis 2013. La jeune femme de 30 ans, plus connue sous le nom de Maringo sur les réseaux sociaux a fait ses premiers pas dans le maquillage lors du tournage de la première saison de la série “C’est la vie” sur la chaine A+.

“Une passion dévorante”, c’est avec ces mots que Marième décrit son histoire avec le maquillage. “J’ai fait une formation en Marketing et je suis déléguée médicale de formation mais j’ai préféré tout arrêter et suivre ma passion, en faire mon métier, avec une exigence de qualité et des défis personnels que je me lance au quotidien”, affirme-t-elle.

 

Dans un environnement sénégalais où des make-up artist naissent tous les jours, Maringo sort du lot grâce à un regard artistique aiguisé par son immersion dans le cinéma, sa double compétence – coiffeuse et maquilleuse – et l’avantage d’être formée par la pionnière du maquillage professionnel au Sénégal. “De plus, j’aime embellir et pas dénaturer”, conclut Marième. Et dans un futur proche, elle souhaiterait qu’il y ait de grandes écoles de maquillage au Sénégal pour davantage professionnaliser et valoriser ce métier. De son côté, d’ici 5, 10 ans, Maringo voudrait approfondir ses compétences, former des jeunes passionnés du métier et enfin s’ouvrir à l’international.

Coumba Diokhané aka Beautybycoumba

Elle est considérée comme l’une des meilleures make-up artists autodidactes sénégalaises. Ingénieure en biotechnologie de formation avec une spécialisation en marketing et produits cosmétiques, Coumba Diokhané aka BeautyByCoumba a toujours été attirée par le maquillage. C’est ainsi qu’elle s’est formée seule, sur Youtube, via des vidéos de maquilleuses de renommée. Son entourage était convaincu de son talent et la poussait à se lancer. De nature prudente, la jeune femme préfère s’adonner à une pratique intensive – sur elle d’abord puis sur d’autres femmes – avant de sauter le pas définitivement.

 

 

Petit à petit, les prestations de maquillage occupent son temps libre. Elle finit donc par quitter son emploi dans une société dakaroise pour se consacrer pleinement au maquillage. Et cela a payé. La clientèle sénégalaise est conquise! Elle a complètement adopté le style de BeautyByCoumba : un maquillage naturel, simplissime et beau. Et récemment, la célèbre créatrice de la marque nanawax, Maureen Ayité, pleinement satisfaite de la prestation de Coumba, avait fait un post sur Instagram indiquant son désir de se faire maquiller par BeautyByCoumba le jour de son mariage.

Ndeye Fatou Mbaye

Plus connue sous le nom de Thithia sur les réseaux sociaux, Ndeye Fatou, diplômée en marketing et communication est make-up artist depuis 3 ans maintenant. Pour elle ce fut une évidence. “J’ai toujours été une adepte de la beauté et de tout ce qui touche à l’image. Très tôt, je me suis intéressée au maquillage”, raconte-t-elle.

Ndeye Fatou a appris à se maquiller sur elle-même. Lorsqu’elle a commencé à avoir la main, elle reçut de nombreux compliments de ses amies et proches sur le maquillage qu’elle portait. Très vite, les clientes venaient d’un peu partout pour se faire maquiller. “Je le faisais avec plaisir et de bouche à oreille, je recevais beaucoup d’appels où des gens me demandaient de les maquiller”, explique-t-elle. Tout naturellement, Thithia à commencé à rémunérer ses prestations et l’aventure débuta ainsi. Aujourd’hui, Ndeye Fatou Mbaye a ouvert son studio : Precious hands.

 

Pour se différencier de la multitude de make-up artists du domaine, Ndeye Fatou brandit son professionnalisme et son désir de vouloir s’améliorer sans cesse comme atouts majeurs. Dans un avenir proche, la jeune femme estime qu’il y aura davantage de maquilleuses professionnelles sur le marché sénégalais. “Le métier commence à avoir de l’ampleur au Sénégal même si beaucoup n’ont pas compris. Il faudra plus de recherches et patience pour celles et ceux qui souhaiteront l’exercer”. Quant à elle, elle se voit exceller dans le métier, ouvrir une école de formation qui allie maquillage professionnel et esthétisme, sa formation d’origine.

 

Jessica Manuella

Togolaise résidant au Sénégal, De SOUZA Jessica Manuella Kekeli Essi de son vrai nom, est maquilleuse professionnelle autodidacte depuis bientôt 1 an. Déjà plébiscitée par les meilleures make-up artists du milieu, la jeune femme de 23 ans est arrivée à Dakar après son BAC scientifique obtenu à Lomé. Au pays de la Téranga, elle décroche une licence en Management des entreprises à l’ISM de Dakar puis un Master 2 professionnel en Comptabilité et Gestion Financière au CESAG.

 

 

Jessica embrasse ce métier de make-up artist avec une approche atypique. Depuis toute petite, la jeune femme dessine, peint et bricole. En grandissant, à force de regarder des tutoriels sur Internet, elle finit par prendre goût au maquillage. “J’ai donc voulu associer mes trois passions d’enfance, au maquillage. D’où l’utilisation de la peinture dans mes œuvres”, indique-t-elle.

 

Lart et la créativité, telles sont les forces de Jessica par rapport à la concurrence. Elle retrouve dans le maquillage artistique, la possibilité de laisser libre cours à son imagination et de réaliser des choses inattendues.“Je ne me limite pas au maquillage de cérémonie ; au contraire j’essaie de développer mon esprit créatif d’où les maquillages artistiques que je partage sur les réseaux sociaux”, précise-t-elle.

 

Sur son métier, Jessica porte un regard optimiste sur les 5 prochaines années. “Avec le développement de la mode et du cinéma, le métier de make-up artist s’imposera davantage en Afrique”, affirme-t-elle. D’ici là, elle a pour objectif de nourrir sa passion, voyager à travers le monde, apprendre sans cesse et s’imposer.

Fabee Aly

A 22 ans, elle est présidente, fondatrice de l’institut Fabee Aly, un espace de vente de produits de beauté, d’accessoires de mode et un lieu de prestation de maquillage. C’est par la vente que la jeune femme a débuté son business autour de la beauté. A 16 ans déja, Fabee vendait des des bijoux et vêtements. En parallèle de son activité de commerce, elle maquillait des femmes à certaines occasions. “J’ai commencé à maquiller il y a 2 ans et demi mais j’avais peur de me lancer car je voulais d’abord terminer mes études. Puis un moment, ma passion pour le maquillage étant plus forte, j’ai tout arrêté pour m’y consacrer à plein temps”, raconte-t-elle.  Il y a un an, elle a suivi une formation pour devenir make-up artist.

 

 

Sa valeur ajoutée par rapport à la concurrence, c’est ce qu’elle appelle sa touche personnelle :cette impression de ressemblance entre elle et ses clientes à la fin de chacune de ses prestations.

 

Quant à l’avenir de son métier au Sénégal, Fabee pense que le milieu va davantage être saturé. “Aujourd’hui, tout le monde est make-up artist et je crois que dans un futur proche, cela va davantage évoluer. Je souhaite que ça soit dans le bon sens, c’est à dire avec de vrais professionnels”, affirme-t-elle. Concernant sa carrière, la jeune femme se voit déjà diriger d’autres instituts de beauté, former d’autres make-up artists et devenir un mentor dans le monde du maquillage professionnel. “Je ne veux pas tout simplement maquiller les gens et les laisser partir, j’ai quelque chose à aller chercher avec elles au delà du maquillage”, conclut-elle.

 

Nafissatou Cissé aka Encee beauty

Diplômée d’un Bachelor en commerce international, Nafissatou Cissé est née et a grandi en France avant de partir vivre quelques années à Londres. Récemment, elle a posé ses valises à Dakar. Le maquillage est devenu plus qu’une passion pour cette jeune femme de 29 ans : c’est une addiction. “J’aime le monde de la beauté et j’ai toujours voulu y travailler. Et même lorsque j’étais étudiante, je travaillais chez Sephora”, raconte-t-elle.

 

Les nombreux compliments qu’elle recevait sur son propre maquillage l’ont poussée à se lancer officiellement. Très vite, des femmes lui ont confié leur visage. Celles-ci sortaient émerveillées de la prestation de Nafy. Les retours positifs de ses clientes la poussèrent à maquiller davantage de femmes. “Par contre, à chaque fois que je maquille une personne, j’ai une forte appréhension car je tiens à ce que toutes mes clientes ressentent un fort sentiment de confiance en soi après avoir vu le résultat sur elle”, confie-t-elle.

 

 

La multiculturalité, c’est la force de Nafy dans la vie en général mais aussi par rapport à la rude concurrence qu’elle a trouvée sur Dakar. Cela se ressent dans sa pratique et conception du maquillage. . Par exemple, j’ai remarqué qu’au Sénégal, en matière de maquillage, la tendance est de vouloir absolument “matcher” la couleur de sa tenue avec la couleur de son fard à paupières. On se retrouve donc avec un maquillage arc-en-ciel et une tenue arc-en-ciel. Le fait de comprendre cela est un plus pour moi par rapport aux autres make-up artist”, explique la jeune fille. Pour Nafissatou, le maquillage doit dépendre de l’humeur, de l’envie et de l’effet qu’on veut donner et non pas forcément de la couleur des vêtements que l’on porte. Et ces connaissances basiques ne sont pas à la portée de tous les make-up artists.

Aujourd’hui, c’est compliqué depuis Dakar d’obtenir le dernier fond de teint ou le dernier rouge à lèvre sorti sur le marché.

 

Dans les prochaines années, Encee beauty aimerait voir des changements profonds et rapides dans le domaine de la beauté en Afrique francophone. Cela passera obligatoirement par l’arrivée de plus de grandes marques de cosmétiques dans les capitales africaines francophones. “Aujourd’hui, c’est compliqué depuis Dakar d’obtenir le dernier fond de teint ou le dernier rouge à lèvre sorti sur le marché”, remarque Nafy. “Certes, Tout le monde n’a pas le pouvoir d’achat mais il y a quelques personnes qui l’ont et qui sont obligées d’attendre leur prochain voyage à l’étranger pour pouvoir se les procurer. J’aimerais que tout cela change”, conclut-elle.

 

Pour la suite de son aventure, Encee beauty souhaite travailler à temps plein  dans le milieu de la beauté et pouvoir enfin vivre de sa passion. “Aujourd’hui je ne vis pas de cette activité de make-up artist, j’ai un travail à côté. D’ici 5 ans-10 ans, j’aimerais y travailler et en vivre pleinement. Et même si je ne gagne pas ma vie en tant que maquilleuse professionnelle, j’aimerai au moins travailler dans l’industrie du maquillage, de la beauté et cosmétique”, précise-t-elle. Avant de s’installer à Dakar, Nafy était assistante chef de produit dans l’électronique alors qu’elle a toujours voulu le même poste mais dans le domaine de la beauté. “Je travaille pour y arriver. Et si je n’ai pas ce poste, je le créerai moi même”, termine-t-elle.

 

Binette Diandy

Après un cursus en droit à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, Binette Diandy, plus connue sous le nom de Louisa Diandy a travaillé pendant 2 ans dans une direction commerciale d’une entreprise publique avant d’intégrer les médias. Aujourd’hui, la jeune femme de 27 ans est la responsable du département esthétique dans une télé à Dakar. Avec son équipe composée de quatres maquilleuses et une styliste, Louisa valide tout ce qui est maquillage, stylisme de plateau et coiffure.

C’est également par passion que Louisa est entrée dans le maquillage. Avec le temps, c’est devenu une profession et depuis 2013, elle exerce.”J’ai grandi avec cet attrait pour les métiers de la beauté et j’ai eu la chance d’avoir croisé le chemin du réalisateur Papis Niang de Art bi management. C’est lui qui m’a davantage poussée dans le milieu et depuis, je travaille avec énormément d’artistes,” raconte Louisa.

 

 

Louisa ne maquille pas uniquement, elle fait également du développement personnel. “Je prends le temps de discuter, de connaitre les goûts et envies de mes clientes et de créer ainsi une relation de confiance ”, affirme-t-elle. La jeune femme tient à ne pas dénaturer ses clientes. “Avec le maquillage, nous devons sublimer la personne et non la dénaturer; et ça, je le tiens de Khady Niang Diakhaté. La découverte de cette femme a été le déclic de mon désir de vouloir m’améliorer sans cesse”, renchérit-elle.

 

Consciente que son métier sera saturé d’ici quelques petites années, Louisa ambitionne de s’ouvrir à d’autres activités en parallèle de ses prestations de make-up artist. “ Les filles qui vont se lancer dans le maquillage Pro que pour des raisons financières vont polluer le marché. Les autres, passionnées, vont continuer de produire de la qualité. Pour ma part, j’ai envie de participer à la professionnalisation du métier tout en m’ouvrant à l’évènementiel, à l’accompagnement et au développement personnel”, termine-t-elle.

 

 

Marianne Eva aka Sorafama

Au Sénégal, on ne peut guère parler de beauté et esthétique sans citer le complexe Sorafama. A la tête de ce lieu mythique de la beauté, on retrouve une jeune femme au nom de Marianne Eva Diop. Discrète et peu présente dans les médias, Marianne évolue dans le domaine de l’esthétisme depuis 2011. Formée au Maroc puis aux Etats-Unis, elle est spécialisée en maquillage professionnel depuis 4 ans. “Exercer la profession de make-up artist était pour moi un défi à relever car le métier n’avait pas encore une certaine aura au Sénégal. Il me fallait donc inévitablement atteindre cet objectif et faire rayonner mon métier”, raconte-t-elle.

 

 

 

Rien ne l’a poussée à s’intéresser au maquillage. Elle aime “le beau” c’est tout. “J’adore tout ce qui est beau et qui embellit. Ce métier me fascine encore aujourd’hui”, dit-elle, sourire aux lèvres. Marianne est très fière de voir évoluer le maquillage professionnel à grands pas au Sénégal. “Je me souviens qu’en 2011, lorsque j’allais faire la formation, cela faisait rire certains. Aujourd’hui, ces mêmes personnes nous sollicitent pour nos services. Ce que j’en retiens : seuls le travail et la persévérance paient”, dit-t-elle.

 

Le business autour du maquillage va encore évoluer dans la prochaine décennie et les professionnels du milieu devront suivre les évolutions du marché : telle est la certitude de Sorafama.

“De nouveaux outils naîtront, des produits extraordinaires verront le jour et d’autres cultures seront encore mises en valeur. Il faudra donc innover et suivre la tendance de façon sérieuse”, explique-t-elle. Sorafama sera au rendez-vous car le plus grand rêve de sa fondatrice est d’avoir le plus grand centre de formation en esthétique en Afrique. “Je suis fière de ce que nous avons réalisé aujourd’hui et je n’ai pas encore fini de tracer mon chemin pour encore atteindre d’autres objectifs dans ce domaine si passionnant”,conclut-elle.

 

Mado Diaw

Ndèye Madeleine Diaw,  plus connue sous le nom de Mado Diaw est un visage très connu de la TFM -Télévision Futur Média. Animatrice des rubriques beauté et bien-être de différentes émissions de la station télé – Yewoulene et Quartier Général – Mado est esthéticienne de formation. Mais avant de rentrer dans le monde des médias, elle était secrétaire. “J’ai travaillé pour beaucoup de grandes structures comme le centre aéré de BCEAO et j’ai battu campagne aux côté de Idrissa Seck dans son parti rewmi. Ensuite, j’ai senti que je n’étais pas faite pour être derrière un bureau et devant un ordinateur à saisir des lettres et répondre au téléphone.J’ai viré dans l’esthétique”, raconte-t-elle. Mado s’inscrit ainsi dans une formation en esthétique et cosmétologie chez Exo10, une école française à Dakar spécialisée dans les métiers de la beauté. Elle est sortie 2ème de sa promotion et depuis, elle n’a jamais quitté le domaine de la beauté.

 

 

 

En 2010, Mado Diaw fit une rencontre majeure : Khady Niang Diakhaté. “Nous nous sommes rencontrées chez Sokhna Thiam, l’organisatrice de Miss Elite. Nous avons ensuite travaillé ensemble – maquiller les filles pour miss élites ou pour des shootings. “Par rapport à son expérience, je suis restée fan d’elle. Elle fut mon coup de coeur”, raconte-elle. A l’époque, Khady Niang Diakhaté allait rejoindre le Groupe Futur Média et avait identifié le talent de Mado. “La TFM va ouvrir ses portes et j’aurai bien aimé que tu sois à mes côtés pour travailler avec moi, m’avait lancé Khady. Depuis, j’ai travaillé avec elle jusqu’à son départ et maintenant j’occupe son ancien poste : chef maquilleuse de la Télé Futur Média”, ajouta Mado.

 

 

 

Je me suis formée, j’ai travaillé auprès des grands du domaine et j’ai pratiqué sur le terrain.

Le maquillage professionnel est donc un métier que Madeleine Diaw a appris. Elle n’y est pas allée par feeling. “Je me suis formée, j’ai travaillé auprès des grands du domaine et j’ai pratiqué sur le terrain”, affirme avec force la jeune femme. Même si elle est suit les techniques du maquillage artistique, Mado est focalisée sur le maquillage de cérémonie et de plateaux télés.

Sur le métier de maquilleur, Madeleine Diaw mesure nettement l’évolution que le domaine a connu au Sénégal. Elle se rappelle des années 2000 où le maquillage se faisait comme on le sentait à un coup dérisoire : pour 2500 FCFA voire 1000F, vous étiez maquillée. Aujourd’hui, des techniques de maquillage ont vu le jour et pour se maquiller, il faut payer au minimum 10 000 FCFA. “Le domaine a donc fortement changé et tenez-vous bien, c’est à partir de 2010, lorsque Khady Niang est arrivée qu’on a commencé à voir le métier d’un autre œil. Elle faisait beaucoup d’interviews et donnait une autre vision du maquillage. Et tout d’un coup, il n’y avait plus ce complexe à se présenter comme un maquilleur”, raconte-t-elle.

Aujourd’hui, des Sénégalais sont prêts à payer 300 à 500 000 FCFA pour une formation dans le domaine, tellement ils mesurent à quel point ce métier a de l’avenir sous nos cieux.

 

D’ici quelques années, Mado est convaincue que le métier de maquilleur sera pleinement ancré dans la conscience des gens. “L’activité est valorisée aujourd’hui mais les Sénégalais sauront davantage que c’est un métier comme les autres. C’est de l’art. De la créativité. Il s’agit quand même de transformer une personne tout en gardant son naturel ou de relever intensément sa beauté. Ce n’est pas rien”, précise-t-elle. La jeune femme indique qu’elle est très souvent sollicitée pour avoir des informations sur des formations en make-up artists. “ Aujourd’hui, des Sénégalais sont prêts à payer 300 à 500 000 FCFA pour une formation dans le domaine, tellement ils savent à quel point ce métier a de l’avenir sous nos cieux”, renchérit-elle.

J’ai envie de former des gens qui auront un jour le temps de dire : j’ai été formée par Mado, une référence du domaine.

 

Pour la suite de son parcours professionnel, Ndèye Madeleine Diaw rêve de créer une grande école d’esthétique et de maquillage professionnel. Comme son mentor Khady Niang, elle veut transmettre ce qu’elle a reçu. “Je rêve de cette grande école pour partager mon métier, mon savoir, la passion que j’ai, le fait de rendre beau les gens, de les transformer, de ressortir le meilleur d’eux… J’ai envie de former des gens qui auront un jour le temps de dire : j’ai été formée par Mado, une référence du domaine”, conclut-elle.

 

 

 

Aminata THIOR

 

Categories: COIN DES FEMMES
Tags: make-up

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