PRÉSIDENTIELLE 2019 : Macky-Idy: l’affrontement final

PRÉSIDENTIELLE 2019 : Macky-Idy: l’affrontement final
La présidentielle de 2019 s’annonce explosive. Avec l’élimination de Karim Wade et celle plus que probable de Khalifa Sall de la course, l’on devrait assister à un «Mortal Kombat» entre le Président sortant, Macky Sall, et son éternel adversaire politique, Idrissa Seck.

Et si l’élection présidentielle de 2019 se résumait en un duel à mot entre le Président Macky Sall, candidat à sa propre succession, et son rival politique de toujours, l’ancien Premier ministre Idrissa Seck? Tout porte à le croire, au rythme où vont les choses, notamment avec l’élimination du candidat déclaré du PDS, Karim Wade, en «exil forcé» au Qatar depuis son élargissement de prison et celle qui devrait frapper le député-maire de la Ville de Dakar, Khalifa Ababacar Sall.

Une donne qui fait qu’aujourd’hui, «l’ancien jardinier des rêves de Me Wade» demeure l’adversaire le plus crédible pour le président de l’Alliance pour la République (Apr) en 2019. Un «Mortal kombat» aux relents de règlement de vieux comptes, qui s’annonce à la fois palpitant et indécis.

Les circonstances n’ont jamais été aussi favorables pour l’ancien Premier ministre, Idrissa Seck, qui joue sa der de solder une bonne fois pour toutes, ses comptes avec son ancien subalterne, devenu président de la République.

En effet, entre le président de «Rewmi» et le successeur du «pape du Sopi» à la tête du Sénégal, c’est une inimitié vielle de presque 13 ans. Le premier clash entre Idrissa Seck et Macky Sall a eu lieu, lorsque le premier nommé était tout-puissant Premier ministre de Me Abdoulaye Wade et que le second était ministre des Mines. A l’époque, ce sont les carrières de Thiès qui les avaient opposés. En plein Conseil des ministres, l’ancien maire de Fatick avait osé défier Idrissa Seck qui lui avait intimé l’ordre de procéder à la fermeture de ces fameuses carrières.

Chronique d’une vieille inimitié

Après cet épisode, les problèmes entre les hommes allaient s’exacerber avec l’affaire dite des «Chantiers de Thiès».

En 2005, Macky Sall, qui l’avait entretemps remplacé à la Primature, est envoyé au charbon pour le liquider politiquement et l’envoyer en prison, das le cadre de ladite affaire.

C’est lui-même qui a présenté, le 26 juillet 2005, le rapport de l’inspection générale d’État sur ce dossier. C’était en présence de l’ensemble des parlementaires et des Ambassadeurs accrédités au Sénégal.

Idrissa Seck fut emprisonné. C’est sept mois plus tard qu’il allait recouvrer la liberté. Mais il n’a jamais pardonné à Macky Sall de l’avoir «exécuté» sous les injonctions de Me Abdoulaye Wade qui voulait se débarrasser de lui, après qu’il dénonçât un projet de dévolution monarchique du pouvoir.

Après qu’il eût refusé de «se renier pour survivre», suite à sa brouille avec le leader historique des libéraux, l’actuel chef de l’État allait retrouver son éternel rival dans l’opposition. Et ce dernier – qui avait l’occasion de se venger de Me Wade- allait le soutenir au second tour de la Présidentielle de 2012.

Mais après l’accession de Macky Sall à la magistrature suprême, très vite, la tension entre les deux hommes s’est de nouveau exacerbée. Lors de la célébration de l’An 1 de la seconde Alternance, Idrissa Seck allait démolir la gestion de Macky Sall à travers une sortie médiatique très musclée.

Et réponse du berger à la bergère, le président de l’Apr allait bénir des débauchages tous azimuts de «rewmistes».

Ultime combat entre 2 monstres politiques

Mor Ngom, alors directeur de Cabinet du Président Sall, était allé plus loin en invitant les responsables de «Rewmi» à se taire ou de sortir du gouvernement. Son fameux «Muut mbaa mott» allait accélérer la rupture entre Idrissa Seck et Macky Sall.

Cette rupture, qui était inéluctable, allait être officialisée par les «rewmistes», via un communiqué laconique qu’avait lu Dr Abdourahmane Diouf.

Mais contre toute attente, les ministres Pape Diouf et Oumar Guèye avaient décidé de ne pas suivre leur mentor. Finalement, ils allaient, quelque temps après, rompre les amarres avec Idrissa Seck.

En 2019, ce sera l’ultime combat entre deux monstres politique qui ont comme dénominateur commun, d’avoir été des élèves du Secrétaire général national du Pds, qui les a façonnés et propulsés au devant de la scène.
Dans une étude comparée de leurs personnalités que le défunt «Le populaire» avait sortie le 28 novembre 2011, le Cabinet B. Coaching disait de Macky Sall: «Il ne faut surtout pas se fier à son apparence flegmatique, car doté d’un esprit vif et logique, c’est un adepte de la réflexion poussée; son esprit fourmillant d’idées qu’il veut mettre à exécution. Il faut être du même tempérament que lui pour le suivre ou s’exposer à sa grande impatience. Cependant, il a absolument besoin d’un contrepoids pour lui éviter toutes dispersion dans ses projets et pour ne pas perdre le sens des réalités».

Pour ce qui concerne l’ancien Premier ministre Idrissa Seck, ledit Cabinet avait confié: «C’est un homme structuré et équilibré dans le sens où il prend en compte et développe tous les aspects de sa personnalité: le côté spirituel, cérébral, affectif, actif et instinctif. Il est l’illustration de l’homme qui cherche à se réaliser totalement et à la perfection. Il recherche l’équilibre et l’harmonie en toute chose. D’une intelligence pénétrante, il est capable des réalisations les plus nobles, soutenu en cela par une force intérieure qui le rend difficile à déstabiliser».

Vox Populi

Categories: A LA UNE, POLITIQUE
Tags: ET, Idy, Macky

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