Langue de bois

Langue de bois

Après 6 jours de ratissage par l’armée de la zone où 15 Sénégalais ont été exécutés, l’annonce d’un point de presse du Cemga suscitera l’espoir que les malfrats avaient été serrés par les Jambaars et que des révélations allaient être faites sur les commanditaires du trafic de bois à l’origine de ce massacre. Mais, au bout de l’exercice, rien de consistant. Sinon que le bois s’est aussi emparé de la langue de la Grande Muette. Et quand l’Armée fait dans la langue de bois, on peut jurer, la main sur le cœur, que les politiciens sont passés par là. Aucune autre explication à trouver à ce discours du Cemga qui avoue qu’aucune arrestation n’a pour le moment été opérée, ni que ses hommes ont été au contact de «l’ennemi». Pourtant, la zone d’opération n’est pas aussi vaste que le Sahara, surtout qu’une  bonne coopération existe avec l’armée bissau-guinéenne. Alors, l’opération de com. ne pouvait-elle pas se limiter au bulletin de la Dirpa ? En tout cas, oui, il faut traquer les criminels, ceux qui ont assassiné ces paisibles citoyens, mais aussi ces autres criminels de notre environnement mus par des intérêts bassement pécuniaires.

Waa Ji (Les Echos)

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