LES TRANSITAIRES BLOQUENT LA DOUANE : L’État perd 3 milliards par jour

LES TRANSITAIRES BLOQUENT LA DOUANE : L’État perd 3 milliards par jour

Le cas de l’homme d’affaires Alla Seck a été aussi cité comme étant en contentieux avec la nouvelle direction. Ainsi hier, les transitaires ont bloqué une partie du fonctionnement de la douane en refusant de faire des déclarations. Si cette situation perdure, les recettes douanières vont considérablement baisser. Et quotidiennement, l’Etat va perdre en moyenne 1,8 à 3 milliards de FCFA.

Tout a démarré le vendredi dernier au terme d’une réunion tenue jusque tard dans la soirée pour harmoniser les positions à prendre face au diktat de la nouvelle Direction de la Douane. Les acteurs dont les transitaires ne comprennent pas les décisions prises par Oumar Diallo sans aucune forme de concertation préalable. D’abord, ils dénoncent la redondance des contrôles entre les unités de première ligne, «Dakar extérieur » et les enquêtes douanières. Par ailleurs, ces acteurs dénoncent la mise en place d’une grille de dédouanement sans concertation avec les partenaires du service. Autre raison de cette grève, le refus de la nouvelle direction de signer les dérogations accordées habituellement aux véhicules dont l’âge limite de dédouanement arrivé à échéance à la fin de l’année. C’est-à-dire, les véhicules de 2009 embarqués avant le 31 Décembre 2017 doivent être dédouanés sous réserve de la signature par le Directeur général d’une dérogation selon le principe de la clause transitoire définie dans le Code des Douanes. Donc, la signature de cette dérogation par le Directeur général est un droit pour tout commerçant capable de justifier que ledit véhicule a été effectivement embarqué avant le 31 Décembre 2017. Et dans ce cas de figure, le connaissement peut le justifier. Il est donc incompréhension que cette dérogation soit refusée aux importateurs. Jusqu’à ce jour, près de 200 véhicules sont immobilisés au Port de Dakar et à Diamniadio.

 

Et il se susurre un malentendu profond entre l’actuel Directeur et certains opérateurs économiques dont un certain Alla Seck, numéro 01 sénégalais du textile et de la confection. Qu’est ce qui devrait opposer les proches d’Omar Diallo Directeur de la Douane à l’homme d’affaires Alla Seck ? Certaines sources soutiennent qu’Alla Seck est soupçonné, sans preuve, d’avoir été à l’origine du départ d’Omar Diallo à l’époque au poste de subdivision de Dakar. Les mêmes sources soutiennent que l’homme d’affaires est aussi soupçonné d’avoir fait échouer le projet destiné à faire de l’actuel Directeur général de la Douane, le remplaçant de Jean Jacques Armand NANGA. Suite à nos recoupements, Alla Seck n’aurait pas ce pouvoir même s’il avait des amis dans le pouvoir de Me Abdoulaye Wade.

Aujourd’hui, des conteneurs appartenant à Alla Seck ont été saisis par «Dakar extérieur» parce qu’il devrait payer des droits supplémentaires selon nos sources. Qu’est ce qui justifie ces droits supplémentaires ? Il semble aussi que l’homme d’affaires Alla Seck serait menacé de redressement pour toutes les importations qu’il a faites durant ces 05 dernières années. Pourquoi cibler Alla ? Y’a-t-il d’autres commerçants concernés par ces mesures ?

Dans tous les cas, le contentieux entre la Douane et Alla n’est pas étranger à cette grève des transitaires. Car Monsieur Seck est un homme d’affaires qui passe personnellement ses dossiers en douane selon certains témoignages. Il est son propre transitaire en plus il bénéficie du soutien de plusieurs de ses collègues. Aujourd’hui, il y a un vaste élan de solidarité autour d’Alla Seck qui serait victime d’un règlement de compte. D’ailleurs ses conteneurs sont bloqués depuis 03 semaines par «Dakar extérieur ». Nous avons tenté d’entrer en contact avec le Directeur Général de la Douane mais personne n’a voulu nous répondre. Toutefois, nous restons à leur disposition pour toute réaction. DAKARTIMES QUOTIDIEN

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