COMPÉTITIVE DES ENTREPRISES SÉNÉGALAISES: La politique de l’État passée au crible

COMPÉTITIVE DES ENTREPRISES SÉNÉGALAISES:  La politique de l’État passée au crible

 

 

La Compétitivité des entreprises sénégalais face aux multinationales est commandée par un ensemble de facteurs qu’il urge de prendre en charge. Mais le constat est que l’État ne semble pas pressé à appuyer ses champions. Le thème a fait l’objet de plusieurs interventions, lors d’une conférence organisée samedi par l’Amicale des anciens enfants de troupe (Aaet)

 

Makhtar Cissé: «Le premier facteur, c’est l’accès et le coût de l’énergie»

Ce problème de compétitivité a aussi été souligné par le directeur général de la Senelec Mouhamadou Makhtar Cissé. «Rien que dans le stricte cadre du marché Sénégalais, nos entreprise ne sont pas compétitives. Le premier facteur, c’est l’accès et le coût de l’énergie. Même si on arrive à améliorer l’accès, le problème du coût reste entier», a-t-il reconnu. Il y a également les tracasseries administratives et les lenteurs judiciaires qui, d’après lui, sont aussi deux contraintes principales qui pèsent sur l’économie sénégalaise et donc sur toutes les entreprises nationales. Pour renverser le tendance, M. Cissé considère que l’État doit assumer les trois fonctions économiques qui sont les siennes, à savoir l’allocation des ressources, la redistribution de la richesse et la régulation de l’économie, tout en ayant à l’esprit les avantages à accorder aux entreprises sénégalaises.

L’ancien enfant de troupe rappelle que la compétition internationale est «âpre, dure». «Il faut se battre, travailler dur pour obtenir des résultats. Si nous ne faisons pas de l’entreprise la clé de notre émergence, une institution connue, respectée depuis l’école, nous ne pourrons pas nous en sortir. IL faut que cela soit inculqué à nos jeunes, aux citoyens sénégalais dès le jeune âge. Que l’entreprise est une institution, qu’elle doit être aussi sacrée que la mosquée et l’ l’église » a-t-il préconisé.

Pour Mouhamadou Makhtar Cissé, c’est une culture qui s’apprend, qui s’inculque dans l’esprit des générations, sachant que ce sont les hommes qui font le développement, la compétitivité. «L’intégration économique telle que c’est conçu aujourd’hui dans l’espace Uemoa et Cedeao, n’a aucun avenir. C’est d’abord une question politique. Je ne fais pas partie de ceux qui pensent qu’un code électoral  communautaire apporterait plus à notre espace que celui des investissements», a-t-il renchéri. De l’avis de M. Cissé, tout part de la stabilité, du climat social apaisé et de la confiance qu’il peut y avoir dans les pays. Or, «les pays en Afrique brûlent à partir du processus électoral. Il faut qu’on construise un État de droit économique, si on veut être compétitif et gagner des batailles du futur».
( source Enquête )

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