ÉDITO : SE DIRE LA VÉRITÉ !

ÉDITO : SE DIRE LA VÉRITÉ !
Il parait que 600 millions ont été dépensés pour l’inauguration du joyau qu’est l’Aéroport International Blaise Diagne. Des chiffres qui pourraient donner des vertiges dans un pays dont l’objectif est de tendre vers l’émergence. Personne ne conteste l’utilité de l’AIBD entrepris par l’ancien chef de L’État et qui a pu voir le jour grâce à la vision de son successeur. Et comme l’a dit lui-même, le président Macky Sall, cet aéroport reste la propriété du Sénégal. Mais voilà !  Avec les développements de ces derniers jours, ceux qui avancent que l’AIBD a été inauguré dans la précipitation n’ont pas tort. C’est même une évidence. Le nouvel aéroport n’est pas implanté au cœur de la ville mais dans une zone  en déshérence. Bref, c’est en pleine brousse. Y mettre toutes les commodités pouvant accueillir le personnel  aurait été le premier réflexe  des autorités aéroportuaires. On ne peut pas implanter un aéroport  en campagne,  sans pour autant mettre en place des structures pouvant permettre au personnel de s’acquitter  convenablement de leur travail sans des pressions extérieures. Comme par exemple de quitter son lieu de travail pour son domicile. Des confrères ne cessent de livrer des manquements au niveau de Diass. Mais plutôt que d’apporter des réponses énergiques, les autorités aéroportuaires  ont fait dans l’affabulation.   La grève des aiguilleurs du ciel est légitime. Légitime parce que leur travail est d’une importance capitale. Ils sont les premiers agents de la sécurité. Une faille et l’irréparable pourrait se produire ! Ce qui fait qu’ils doivent être dans des conditions meilleures pour faire correctement leur travail et sans stress. C’est même une exigence morale et sécuritaire. La preuve, leur grève a complétement paralysé le nouvel aéroport. Ce qui montre que  son inauguration a été prématurée.  Et la fermeture de Léopold Sédar Senghor tout autant précipitée. L’idéal aurait été d’inaugurer et continuer à faire fonctionner LSS. Le calvaire vécu par des passagers, hier vendredi 15 décembre 2017, est inadmissible. Et cela donne une mauvaise image du nouvel Aéroport.  Et également du pays qui est la risée de la presse  étrangère qui s’est mise  à se gausser  de ces impairs impardonnables. 600 personnes abandonnées comme des moutons et laissées à elles – mêmes en pleine…. brousse. Et pas de voitures pour qu’ils  puissent  rentrer, ni de structures hôtelières pouvant les accueillir. Il faut que l’on  voit la vérité en face et ne pas jouer avec la vie des personnes. AIBD reste une vitrine du pays. Les autorités doivent avoir le courage de  reconnaitre que l’inauguration a été faite dans la précipitation. C’est la vie de milliers de personnes qui sont en suris. Une faille et cela pourrait être fatal aux voyageurs. La vie de ces personnes vaut mieux que le prestige d’avoir un nouvel aéroport, mais malheureusement pas encore opérationnel. C’est ça la vérité !  Le monde nous regarde  et on doit cesser de tromper le président Sall qui a inauguré en grande pompe  le 7 décembre l’aéroport international Blaise Diagne de Diass.
 Et pour un envol, on peut dire que c’est raté !
 
Madior SALLA

 

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