CENTRE DES ŒUVRES UNIVERSITAIRES DE DAKAR: Des pontes de l’Apr se répartissent le quota d’agents de sécurité

CENTRE DES ŒUVRES UNIVERSITAIRES DE DAKAR: Des pontes de l’Apr se répartissent le quota d’agents de sécurité
Ça grogne grave au sein du personnel préposé à la sécurité du Centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud). En effet, beaucoup d’agents préposés à la sécurité du campus social de l’Université cheikh Anta Diop (Ucad) sont restés pendant trois mois sans percevoir ni salaires ni avances de la part de leur directeur général, M. Cheikh Oumar Hann, par ailleurs grand responsable de l’Alliance pour la République. Une situation qui n’est malheureusement que la partie visible de l’iceberg des frustrations ressenties par certains employés du Coud.

Indignation, colère et tristesse, sont les sentiments qui habitent le plus des agents préposés à la sécurité travaillant au Centre des œuvres universitaire de Dakar. Privés de salaires depuis trois mois mais aussi dépourvus de contrats officiels, certains agents préposés à la sécurité du campus social de l’Ucad dirigé par le responsable apériste et maire de Ndioum, M. Cheikh Ouma Hann, ne savent plus à quel saint se vouer. Ces agents de sécurité sont les laissés pour compte de cet établissement public. En plus de percevoir des salaires très bas (60.000 francs en moyenne), ils peuvent rester plusieurs mois sans percevoir leur maigre dû. Ainsi, ces jours-ci, ils courent derrière trois mois d’arriérés. Une situation qui a poussé ces agents préposés à la sécurité -pas tous puisqu’il est question ici de la frange la plus précarisée de ces vigiles- à sortir de leurs gonds pour fustiger ce qu’ils qualifient de pure injustice. «Nous vivons aujourd’hui une situation très catastrophique à cause de notre directeur général Cheikh Oumar Hann. D’abord, parce qu’en sus de percevoir de très mauvais salaires ou rémunérations, nous restons parfois des mois sans percevoir ce qu’on nous doit. Cela fait aujourd’hui trois mois, jour pour jour, qu’on n’a pas reçu nos misérables salaires», confie un de ces agents. Qui poursuit en disant que «le directeur général, Cheikh Oumar Hann, ne veut absolument rien faire pour remédier à cette situation alors que l’argent est sur place. Ils doivent nous payer. Parce que, eux, ils n’ont pas des retards de salaires. Mais, c’est seulement nous qui sommes sacrifiés à chaque fois. Ce qui est injuste et anormal», tempête notre interlocuteur.

Farba Ngom et Cheikh Oumar Hann accusés d’avoir «Toucouleurisé» le Coud, le responsable de la sécurité recrute ses deux épouses

En effet, selon un autre agent préposé à la sécurité, le directeur Cheikh Oumar Hann et le député-griot du président de la République, Farba Ngom, ont «Toucouleurisé» le Centre des œuvres universitaires de Dakar. «Nous ne savons plus si nous sommes au Coud ou dans le Fouta tellement des « Toucouleurs » et militants apéristes du Fouta sont de jour en jour recrutés dans tous les services de l’université. Cheikh Oumar Hann tout comme le député Farba Ngom ont des quotas au Coud. D’ailleurs, leurs protégés, contrairement à nous qui ne percevons que 60.000 francs, ont des salaires allant de 150.000 à 300.000 francs. En plus, des femmes sont recrutées comme préposées à la sécurité sans jamais venir travailler. Elles ne sont là qu’à la fin du mois pour prendre leurs salaires. C’est vraiment scandaleux», dénoncent nos interlocuteurs. Ces deux responsables du parti présidentiel ne semblent pas être les seuls à bénéficier de quotas d’agents préposés à la sécurité. A en croire nos informateurs, «le responsable de la sécurité a lui aussi bénéficié de ce quota. Il a recruté ses deux épouses qui ne sont jamais venues travailler alors qu’à chaque fin du mois, elles perçoivent leurs salaires. D’ailleurs, elles ont des salaires beaucoup plus élevés que les nôtres», soutiennent-ils.

Cheikh Oumar Hann et les insultes

Selon les mêmes, à la veille de la Tabaski 216, Cheikh Oumar Hann, interpellé par des agents de sécurité qui réclamaient leurs salaires pour pouvoir passer une bonne fête avec leurs familles, leur aurait lancé ceci: «Si vous m’interpelez encore, je vais c…». Pour finir, ils demandent au président de la République d’intervenir avant que le campus social n’entre en ébullition…

Bassirou Dieng (Le Témoin)

Categories: ACTUALITÉS

About Author