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Senghor doit bien sourire là où il se trouve, tant ses fils mettent en avant ce qu’il chérissait, le dialogue, la palabre, la parlote. C’est bien aujourd’hui la grand-messe de cet exercice, à Ngor Diarama, sous l’autorité du nouveau ministre de l’Intérieur. Les chaises vides ne seront pas majoritaires, mais leurs occupants potentiels pèsent lourd dans la balance de la représentativité nationale. N’empêche, la palabre aura lieu sans eux, puisque tel est leur choix, décide Prési Macky, ordonnateur du conclave. Mine de rien, les absents se sont concertés, hier, décidant au sein d’un front de ce dont ils veulent réellement parler, avec qui de droit, sous le contrôle du peuple souverain. Tout un programme. Mais la palabre n’est pas que politique, car le secteur privé national, ostracisé au profit de l’étranger, demande au Prési Macky et à son Administration de lui parler, afin qu’il bénéficie des milliards de la commande publique. Pour dire qu’en matière de dialogue, tout n’est pas que politique et qu’il faut faire un break, afin de pouvoir boire et manger. Économie politique, non?

 

Waa Ji (Les Echos)

Categories: LE DOIGT SUR LA PLAIE

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