TUEURS DE LA RUE

TUEURS DE LA RUE

L’affaire des médicaments contrefaits saisis dans la ville sainte de Touba pourrait se révéler une véritable patate chaude pour l’État. La drogue, puisqu’il s’agit bien d’une drogue, est évaluée à plus d’un milliard trois cent millions de francs. Bref, c’est une fortune dont les propriétaires se croient certainement intouchables. Et l’État n’ignore pas que la ville sainte est le terreau d’un trafic intense de médicaments vendus comme des bonbons dans la rue. Mais pour cette fois, c’est la quantité importante qui pose problème. L’avocat de l’ordre des pharmaciens n’a pas du tout tort lorsqu’il parle d’un système mafieux. Il va même plus loin, comparant Touba à la Colombie où les mêmes pratiques sont notées avec la complicité de grands bandits. L’un des trafiquants a trouvé refuge chez son marabout où aucun élément de la police ou de la maréchaussée n’ose aller le chercher. Touba étant une zone de non-droit… L’importante quantité de médicaments saisis pourrait décimer toute la population du Baol et ses environs dès lors que ces médicaments sont contrefaits. Ce fait, pour le moins gravissime, ne doit pas rester impuni. C’est un problème de santé publique. L’État est fortement attendu pour débusquer ces criminels où qu’ils puissent se trouver. Ils sont plus dangereux que les trafiquants de chanvre indien et qui écopent de lourdes peines devant nos cours criminels où ils sont déférés pour… trafic international de drogue. Et les vendeurs de médicaments contrefaits commandés à l’étranger alors? Au-delà de l’État, c’est la population debout qui doit exiger des sanctions exemplaires pour ces tueurs de masse qui se croient impunis. Et qui le sont effectivement pour le moment.

 

Kaccoor Bi (Le Témoin)

Categories: CHRONIQUE

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