LE TEMPS DE L’ACTION

LE TEMPS DE L’ACTION

« Wakh tuti, jeuf lu beuri » (Parler moins et travailler beaucoup) ! Ce slogan, emprunté aux langages des adolescents, pourrait bien s’appliquer au racé ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Amadou Ba, qui semble faire du travail son crédo tout en s’éloignant du bavardage futile. Fort de la confiance du  Chef de l’État, qui l’avait nommé   tête de liste de la capitale, lors des Législatives de juillet dernier qu’il a emportées avec son équipe,  en  coiffant au poteau l’opposition,  Amadou Ba  dessine sa trajectoire avec comme viatique, la réélection du Président Sall en  2019. Il s’y emploie avec rigueur, détermination  avec des chiffres réconfortants  pour l’économie sénégalaise et qui se passent de commentaire. Son objectif lui, pendant que d’autres sont abonnées aux bavardages futiles, c’est de faire en sorte que le Président Sall puisse présenter en 2019 un bilan  en mesure de faire adhérer les électeurs à sa vision pour un Sénégal Émergent. Ce qui fait bien sûr des jaloux à l’image  de la récente sortie de Me Wade pour qui le pays  aurait dépassé un niveau d’endettement qui pourrait compromettre les finances publiques. Alors que celles- ci n’ont jamais été aussi bien tenues qu’avec M. Ba. La preuve,  les encouragements qui pleuvent de partout.  Le Fonds monétaire international ainsi que  la Banque Mondiale ont tous salué la bonne tenue des finances publiques. Et ce n’est pas tout. Le dernier rapport de l’agence de notation Moody’s, publié la semaine dernière, dans lequel la notation du crédit souverain Sénégal a été maintenue à Ba3, avec «une perspective stable». De même, le rapport a confirmé le classement du Sénégal «parmi les 5 pays en Afrique au Sud du Sahara à risque de surendettement faible, loin devant ceux à risque d’endettement modéré et élevé.  Que dire encore face à une telle performance ? Pour les politiques de développement du Chef de l’État, n’en parlons pas. Partout où l’argentier  de l’État se prononce, les investisseurs se sentent rassurés. Ce qui explique le bond  en avant des projets infrastructurels à l’image du Ter ou d’autres projets d’envergure nationale. Le temps du ministre, c’est l’action  avec comme finalité la réélection du Président Sall en 2019. La preuve que les finances publiques sont bien tenues et que tout roule comme sur des roulettes par ce communiqué qui rétablit la vérité après la malheureuse sortie de Me Wade et de quelques politiciens qui font dans le populisme.

« Les disponibilités vérifiables auprès de la BCEAO s’élèvent à un montant de 164,767 milliards de FCfa à la date du 2 novembre 2017, après le paiement des salaires du mois d’octobre 2017. Le solde du compte de règlement s’élève à 47,753 milliards de FCFA, les avoirs mobilisables sur comptes spéciaux se chiffrent à 109,823 milliards FCfa et le solde du compte ordinaire affiche 7,190 milliards de FCfa. Le Sénégal dispose de capacités suffisantes pour payer à bonne date ses salaires, sa dette et assurer l’exécution correcte des autres postes budgétaires (fonctionnement et investissement) ».

Après un tableau aussi reluisant, il serait plutôt de bon  ton de saluer l’engagement de M. Ba à contribuer à  hisser le Sénégal, avec la vision managériale du chef de l’État et de son Premier ministre, au rang de pays émergent. Le chemin est certes difficile, mais avec un homme qui fait du travail son crédo et un sacerdoce, nul doute que la réussite est au bout de l’effort pour faire cap vers l’Émergence.   Travailler plus, parler moins, tel est le bréviaire d’un homme d’État soucieux du devenir de la nation qui nous appartient tous.

Madior Salla

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